WAFIO de PATASSE à BOZIZE
ou comment organise t-on les
élections pour les gagner !
Citation 1...Si le report des élections ne semble étonner personne, tant
il est vrai que plusieurs portes voix du régime à la tête desquels se trouve Jean-Serges Wafio président du
PDCA (Parti Démocratique Centrafricain) ont déjà avancé l’insécurité comme argument pour justifier une quelconque
prolongation de la Transition. Cet argument pourrait tenir debout s’il n’y avait pas été abordé sous la chaleur de la passion, si
l’intention ne se limitait pas à la
seule personne du président François Bozizé.
Aujourd’hui,
tous les observateurs s’accordent à dire que seules les élections transparentes
et démocratiques sortiront la Centrafrique du chaos. La CEMI se doit de ne pas
trahir la confiance du peuple centrafricain et de toute la communauté
internationale.
Source : La Rédaction du Confident le 13
Juillet 2004
Citation 2...Dans le cas
du directeur de publication du Citoyen, il est la victime de la vengeance de
WAFIO, leader du clan des " durs " de l’entourage du
général BOZIZE, qui reproche à ce quotidien d’avoir révélé à longueur de
colonnes, preuves à l’appui, les actes de prédation auxquels se livrait
l’ancien directeur général de l’ENERCA. En fait, ce
n’est pas MAKA GBOSSOKOTO qui devrait être entendu par la justice, mais M. Jean-Serges WAFIO.
Source : COMMUNIQUE DE PRESSE A.D.P – F.C – M.E.S.A.N – M.D.D – P.S.D – P.U.N – R.D.C, Objet : DE L'ARRESTATION DE M. MAKA
GBOSSOKOTO, Directeur de publication du quotidien Le Citoyen
Comment organisait on les élections sous Patassé pour les
gagner !
Le cinéma
présenté au Centrafricains par les acteurs sur scène de la jungle politique
centrafricaine met en exergue les prochaines échéances sur arrière plan coloré
de comportements acquis dans le système MLPC dont les maîtres à penser sont
à la recherche d’arguments de conviction pour le report des
élections prévues pour Janvier 2005. Ces derniers ont beaucoup de raisons de vouloir à tout
prix reporter ces élections, histoire de bien s’armer pour truquer.
Pour
rappel, la rédaction choisit exprès les gesticulations nocturnes de 1999 et
présente à titre d’exemple deux anecdotes liées à l’organisation et le
déroulement des truquages d’élections. Il s’agit des votes dans les
arrondissements de Bangui la capitale Centrafricaine, notamment:
-
au premier arrondissement avec les candidats Mr Honoré Nzessouwé du RDC contre Alfred Poloko
du MLPC
-
au quatrième arrondissement avec les candidats Mme Marie Wafio du MLPC contre Jean-Luc Mandaba
du MLPC
Dans
les deux cas, les candidats MLPC étaient soutenu directement par un certain Jean-Serges Wafio, aujourd’hui personnage central du débat de la
gestion politique en Centrafrique sous le Général Bozize.
Notons en passant que les mêmes pratiques étaient à l’ordre du jour à Paoua, Bossangoa, Bozoum et d’autres fiefs du MLPC.
Dans
le cas du quatrième arrondissement de la capitale Bangui, la rédaction traite
du combat « MLPC contre MLPC »
ou la candidate faisant face au Dr Mandaba
n’était autre que l’épouse de Jean-Serge Wafio. Les électeurs de Boy-Rabé,
en concurrence Gbaya et Ngaka-Mandjia ont été les otages de ce Hold-Up. L’astuce
tribaliste a été utilisée à fond pour éliminer le Dr Mandaba
qui pouvait s’appuyer sur des réalisations et des projets tel Amis- d’Afrique bien connu pour le
secours et l’aide aux malades du SIDA alors que Madame Wafio
n’était qu’une inconnue pour l’électorat du 4ème. Des actions
conduites de nuits, pensées et appuyées par la logistique MLPC, feront de Mme Wafio la candidate qui aura battu le Dr Mandaba
à 80%. Pendant ces actions nocturnes, on distribuait de fausses cartes
électorales accompagnées de petits flacons contenant le produit qui permettait
d’effacer avec efficacité l’encre du doigt. Ce liquide permettait d'éliminer la marque du
doigt afin que la même personne puisse voter plusieurs fois. Pas tous au
MLPC étaient au courant mais juste un certain
nombre de personnalités parmi lesquelles Patassé, Koyangbonou,
Kado, Wafio et d’autres
dignitaires du MLPC habitants de Boy-Rabé.
Vu
le score obtenu par Mme Wafio contre Mandaba, la direction de campagne du MLPC décida de
récompenser ceux qui avaient participé à ce succès. Mais Mme Marie Wafio, rendue faible par les billets de banque, décida de
ne donner que 1000 CFA à chacun des quinze heureux éléments qui n’en revenait
pas. Cette situation avait failli provoquer une rébellion de palais. Il aurait
fallu que les 15 membres de cette action aillent se plaindre chez Mr Toyéma un autre maître des manipulations et DG de la Douane
de l’époque et membre de la direction de campagne. L’intervention de ce dernier
permit d’augmenter la récompense.
Dans
le cas « RDC contre MLPC » au 1er arrondissement, le candidat du RDC connu pour
son argumentaire, son charisme et sa capacité intellectuelle (de la promotion
des glorieuses périodes de l’ENA) a été éliminé sous utilisation d’une autre
tactique. Le candidat concurrent était
un inconnu au 1er arrondissement mais pouvait s’appuyer sur la
machine à fraude du MLPC connu sous
l’acronyme CRAD. Notons que le CRAD était la machine
à penser la fraude du MLPC mis en place par Wafio. Au
1er arrondissement, l’astuce
était plus minutieuse, astucieuse et réfléchie
autrement. Il fallait faire voter tous les soldats sous contrôle au Génie Militaire. Ainsi les cartes
d’électeurs sont confectionnées pour le
vote ou tous les hommes de tenue avaient été instruits par la hiérarchie de voter
au premier arrondissement sous peine de sanction pour ceux qui ne voterons pas.
Deux jours avant les élections, des militaires choisis avaient été conviés à la
résidence de Wafio
ou devait venir se présenter le candidat Poloko.
L’instruction donnée par la hiérarchie militaire sous le Dr Pascal Kado avait permis de mobiliser approximativement 300
soldats ce jour là. L’histoire veut que l’hôte qui est un orateur maladroit et
sans charisme, aurait proposer du GBAKO
(boisson distillée traditionnellement) comme rafraîchissement au lieu d’une boisson moderne telle que la
bière. La réaction des soldat fût tellement violente au point de provoquer un
dérapage au du Rendez-Vous, n’eut été l’arrivée au
bon moment du candidat Poloko qui aurait expliqué aux
hommes de tenue que c’est lui qui invitait et que son choix pour la résidence
de Wafio s’expliquait par le respect du droit de
naisse. Dans cette qualité, Poloko offrit la bière à
gogo, ce qui permit de calmer les esprits. On proposa à ces derniers d’aller
voter le candidat du Président contre une certaine somme qui serait remise sur
présentation du bulletin de Nzessouwé ramené chez Wafio après le vote. Les militaires auraient, sur les lieux
du vote, usé de leur gâchette pour voter plusieurs fois le même candidat
faisant ainsi un score que le malheureux candidat du RDC ne pouvait égalé. Les
résultats de ces votes furent remis en main propre au Dr Pascal Kado, qui était accompagné de son aide de camp cette nuit.
Ce dernier était venu chercher les résultats devant le centre de santé urbain
de Boy-Rabé vers 1 h 00 du matin dans une Pajéro grise. Le
porteur du résultat était sorti juste après avoir été instruit par Wafio de la présence de la Pajéro
sur les lieux. Kado aurait donné 2000 CFA pour
remercier le porteur du résultat, comme quoi il ne suffit pas de beaucoup
d’argent pour truquer les élections en RCA.
N’importe
qui ayant réussi à rassembler autant de soldats en son domicile à cette époque
en aurait fait les frais, mais Wafio avait la
bénédiction du Ministre de la défense Nationale Dr Pascal Kado.
Les
mêmes pratiques « WAFIO » auraient fait preuves lors d’autres votes
au niveau de l’assemblée nationale à plusieurs reprises; on parle de motions de
censures ou d’autres votes ou le MLPC semblait divisé dans un premier
temps mais unit à la dernière minute.
Il
n’est pas inutile de mentionner que ce sont mêmes pratiques « WAFIO »
qui ont fait passer Patassé au premier tour des élections présidentielles de
1999. On se rappelle que le Président de la CEMI n’était autre que Adama-Tamboux du MLPC nommé par Patassé et secondé par Dogonendji-Beh aussi du MLPC et Nzssouwé
du RDC. Ce dernier n’avait, aucune chance
d’influencer quoi que ce soit puisque tout était
verrouillé par le MLPC avec Dogo et Adama Tamboux comme acteurs. La
même source note que tous deux, Adama-Tamboux et Dogonendji étaient parfaitement au courant de la pratique
des fausses cartes électorales distribuées à des militants choisis. Ce qu’il
faut retenir de cette anecdote est un message simple qui permet de comprendre
que WAFIO cherche a gagner du temps pour trouver les nouvelles astuces afin de
faire gagner ces élections à qui de droit c'est-à-dire lui-même ou Bozizé. Il sait ce que pensent Kado,
Koyangbonou et Poloko pour
ne citer que ceux là et doit être prudent.
Si
Patassé avait écarté Poloko, c’était parce que ce
dernier avait eu la malhonnêteté d’ajouter un zéro au 17000000 CFA sur la note
manuscrite que Patassé lui aurait remis pour aller chercher la somme chez le DG
du trésor de l’époque. Quelques jours après, le même Patassé aurait demander
dans une autre note d’obtenir d’autres millions et c’est ainsi qu’il aurait été
informé que 170000000 CFA ont été remis à Alfred Poloko
il n’y a pas longtemps. Hormis cette
histoire, Poloko qui est parfaitement au courant des
pratiques de vote made by Wafio serait encore dans le
clan des intouchables au moment du départ. Poloko, Koyangbounou et Kado et d’autres
sont vivants et peuvent parler.
Maître
Wafio, créateur du CRAD devenu PDCA, est un expert
manipulateur qui cherche encore sa nouvelle méthode. La mise au point est
remise en cause par l’existence des anciens MLPCistes
membres du CRAD devenus antagonistes du pouvoir. Mais on sait que l’aile du
MLPC devenu PDCA cible le même électorat qui risque d’être de nouveau pris en
otage.
Le
CRAD de Wafio a gagné à 80% dans les 1er
et 4ème arrondissements et a fait gagner Patassé au premier tour en
1999. Il a donc confiance en sa méthode mais il n’a pas oublié que ceux qui
faisaient partie de la machine de truquage sont encore là et risque de parler.
Il a organisé tous les coups tordus du parlement de Patassé. Mais il avait surtout
mal récompensé les acteurs et les hommes de main. Ceux-ci n’ont pas oublié ces
coûts tordus. Il sait comment il doit s’y prendre pour truquer les prochaines
élections mais il y a encore ces anciens acteurs et ces anciens hommes de main
qui représentent du sable dans son engrenage. Pour enlever ces grains de sable,
il faut repousser juste un peu, le temps d’affiner le nouveau système. Wafio cherche donc à prendre le temps de creuser afin
d’affiner la méthode avant de la mettre en pratique.
Wafio a été en mesure de faire descendre 4000 adolescents dans
les rues de Bangui pour prouver à l’opinion internationale que le peuple
soutient Bozizé. Il est capable de faire voter des
vaches et des moutons.
Source : Un membre du CRAD de
Boy-Rabé sous anonymat
L’argent et
WAFIO sous BOZIZE
53 millions ont
été engloutis dans des marchés hasardeux suite au train de vie de l’ENERCA dont les dépenses ont plus que quadruplé. Dans les
dépenses de prestige, le Directeur Général sortant avait fait payer pour son
domicile du matériel électroménager et abonnements à des chaînes cryptées
pour près de cinq millions de francs.
L’ENERCA s’était transforme sous M. Wafio en organisation philanthropique, qui faisait payer
les frais d’inscription, des billets d’avion et allouait des bourses de
doctorat qui n’ont rien à voir avec la société. Plus explosives, les
relation avec l’entreprise BEFIO-BOIS, société du directeur général, M. Wafio et les causes d’avance qu’il s’octroie. Dans des
marchés de gré à gré, aucune société n’est admise en dehors de BEFIO – BOIS :
ce qui a scandalisé les administrateurs, le 20 avril 2004, l’ENERCA a payé en espèce à cette entreprise la coquette
somme de 4.332.900 F.CFA. Or l’usage voudrait que
pour les montants supérieurs à 200.000 F.CFA, les
paiements soient libellés par chèque.
Comme le cabri ne broute que là où il est attachée, pour la seule année
2004, alors que nous ne sommes qu’au 6ème mois, l’ancien directeur général
s’était déjà octroyé 3.400.000 F.CFA d’avances sur
salaire décomposées ainsi qu’il suit : le 13 mai 2004 – 1 millions de francs ;
le 27 mai alors que les agents sont payés le 25 de chaque mois, un million et
le 8 juin 2.400.000.
En plus de toutes ces violations, le directeur général se fait payer
systématiquement le jetons de présence réservés aux membres
du Conseil d’Administration, alors qu’il ne l’est pas. Même au dernier
Conseil où il s’est terré à Boali le 11 juin, il
s’est fait payer les jetons de présence.
Pire, le directeur
général accumule les caisses d’avance qu’il ne justifie jamais. En cinq mois,
39.688.045 F. ont été mis au titre de caisse d’avance à la disposition de M. Wafio, qui n’a justifié que 5.910.784 et est redevable vis
à vis de l’ENERCA de la coquette somme de 33.777.261 F.CFA.
Véritable aubaine
que l’ENERCA, chaque semaine 500.000 F.CF étaient mis à la disposition de M. Wafio.
Que faisait-il de cet argent ? Certaines sources disent qu’ils les
utiliseraient comme fonds secrets à l’instar de la présidence. Voulait-il
concurrencer sur ce plan le chef de l’Etat. D’ici là, il n’y a qu’un pas. Le
comble de ces malversations est l’audace qu’avait le directeur général de faire
procéder à ses achats domestiques au super marché RAYAN pour achats divers et
120.000 F toujours pour achats divers. à Concord.
La visite du chef de
l’Etat le mercredi 30 juin à l’ENERCA lui à certainement permis de mesurer l’ampleur des dégâts et
donner des instructions pour que cela ne se répète plus trop, c’est trop.
La balle est
maintenant dans le camp des organes de contrôle qui auront fort à faire, si
jamais ils étaient commis pour un audit à l’ENERCA.
Après cette analyse et tous ces constats, l’ENERCA
est aujourd’hui une société exsangue au moment où M. Tozoui
prend ses fonctions –technicien de la Maison, il verra ce que les
administratifs et les politiques ont fait de sa société
A l’occasion d’un
voyage qui l’a récemment conduit en France et au Maroc, M. Jean Serges Wafio s’est
offert le luxe d’amener une caisse d’avance d’au moins 40 millions de
FCFA ! Par ailleurs, une nouvelle pratique était instituée par M. Wafio qui, à tour de bras, sur des bouts de papier,
ordonnait que la caisse de l’Enerca lui verse ce que
ses besoins lui commandent. Au Maroc, il aurait signé un contrat au nom de la société… Qu’il s’agisse d’un contrat en dehors de la RCA – qu’il s’est
isolément permis de conclure – ou des soustractions désordonnées de fonds –
qu’il effectuait -, Monsieur Jean Serges Wafio a
prouvé ses capacités à tirer la société Enerca vers
le bas. En effet, il agissait exactement comme un homme orchestre : Tout se passe comme s’il
était à la fois directeur général, conseil d’administration, président du
conseil d’administration, chef de caisse et caissier etc. M. Jean Serges Wafio violait quotidiennement les statuts de cette société.
L’article 21 desdits statuts fait état des pouvoirs les plus étendus du conseil
d’administration qui agit en toutes circonstances au nom de la société. Dans
l’alinéa 2 dudit article, il est bien stipulé que le conseil d’administration,
entre autres :
-
représente la société vis à vis des tiers et de toutes
administrations publiques ou privées,
-
passe tous les actes, contrats, traités ou marchés,
-
établit les règlements intérieurs de la société,
-
conclut tous achats, ventes ou locations d’immeubles,
-
contracte tous emprunts avec ou sans hypothèques ou
nantissement sur les biens de la société etc…
Cela nous amène à nous interroger sur le silence et le
temps mis par le président et de tous les membres du conseil d’administration
pour enfin réagir.
Doit-on déduire qu’ils ont été tous solidairement
complices de M. Wafio ? La constitution des
statuts de l’Enerca s’est faite conformément au
traité de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires
(OHADA). Et selon les textes de l’OHADA, le Conseil d’Administration et le Directeur général
sont responsables de la gestion au même titre . C’est
dire qu’en cas de poursuite judiciaire, le Général Xavier Sylvestre Yangongo et ses collaborateurs devront comparaître pour
s’expliquer au même titre que Jean Serges Wafio.
Sans doute le président François Bozizé
s’est-il accommodé de ces prestations controversées de M. Wafio,
mais il nous apparaît nécessaire et indispensable de dénoncer l’attitude de ce
cadre, ancien député devenu chef de parti qui s’est résolu à ne plus serrer la
main à une bonne partie de ses administrés n’appartenant pas à son ethnie. Cela est d’autant plus regrettable que M.Wafio affichait déjà ce comportement à la CAADE :
Ces collaborateurs haïs qu’il ne saluait
pas, lui ont refusé des dossiers importants pour des explications devant
les missions conjointes FMI/Banque mondiale. Conséquence : le FMI était
obligé d’exiger la dissolution de la CAADE puisque M. Wafio,
ne pouvant défendre les dossiers, a adopté une stratégie à éclipses vis à vis
desdites missions.
Il était temps de stopper ces pratiques qui ont miné cette entreprise. Il
faut donc que le président de la République et le gouvernement se concertent promptement pour instruite le nouveau directeur
général Samuel Tozoui de ce qu’il devra faire pour
sauver cette société économiquement importante pour notre pays. Cela serait
digne et bénéfique pour la nation toute entière.
Source : http://icicemac.com/nouvelle/cf/
WAFIO et le passé
politique de la RCA
En 1998 et
1999, le président Ange Félix Patassé conscient qu’il avait atteint un taux
d’impopularité très élevé et qu’il risquait de perdre le pouvoir, a décidé de
procéder par la corruption pour faire voter des lois antisociales et scélérates
par les élus de la nation. Le leader du MLPC ne s’était pas arrêté là. Face au
front syndical et politique qui se radicalise, celui-ci utilisait l’OSLP pour briser les grèves.
En 1998,
le parti d’Ange Félix Patassé n’a pas eu la majorité à l’Assemblée nationale.
Fertile en imagination, le leader du MLPC a débauché un député PSD Koudoufara et des députés indépendants pour avoir la
majorité parlementaire, afin de confisquer la présidence de l’Assemblée et la
primature
Le vent de remaniement
ministériel souffle sans vraiment souffler. Le gouvernement de transition, qui
ne sera pas à sa première épreuve, doit normalement être remanié. Le président
François Bozizé est, selon des sources concordantes, déterminé à donner un autre souffle à son gouvernement avant
la date butoir qui annoncera les couleurs de la présidentielle. Rien de tel que
de former une équipe pour le moins équilibrée et acquise à la cause du chef de
l’Etat. Ceci n’est que normal si l’on sait que le général président sera -sauf
surprise de dernière minute- candidat à la candidature.
En dépit du malaise et de
multiples contradictions au sein de ce fameux gouvernement, le président de la
République est obligé de jouer aux prolongations. Il veut certainement prendre
tout son temps avant d’agir en toute intelligence.
Car, au fil des jours, on remarque que les choses ne sont pas aussi
faciles qu’on pouvait l’imaginer. Il faut procéder avec méthode, il ne faut pas
trop frustrer les partenaires et associés d’hier.
La tâche relève donc d’une grande magie politique, et les observateurs
savent dorénavant que le président centrafricain est quelque peu coincé et
bloqué. A l’origine, la «partition» du CPC (coordination des patriotes
centrafricains). Celle-ci est d’autant plus divisée que certaines voix
s’élèvent déjà pour déplorer la gestion de la transition consensuelle.
Aujourd’hui, beaucoup de signataires des accords qui ont mis en place la
plate forme de l’époque visant à combattre Patassé, s’entraînent vers
l’opposition. Mais pour qui connaît les querelles politiciennes centrafricaines
et les appétits égoïstes des leaders centrafricains, il se doit de douter de
l’efficacité de cette opposition qui aura quelque mal pour sortir un seul et
unique candidat contre Bozizé. C’est un fait,
analysent les analystes, à prendre en compte. D’autant que, poursuit-il, chaque
leader compte d’abord sur son charisme et sa renommée. Et Dieu seul sait
l’ambiance qui règne entre les leaders de plusieurs partis politiques
centrafricains
Source : http://www.sangonet.com/Actualitées
Centrafricaines
BANGUI, 21
oc. 2001 –
Le
député centrafricain Jean-Serge Wafio,
membre du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC, au pouvoir), a
qualifié de "délétère" et "suicidaire" l'atmosphère au sein
du parti du président Ange-Félix Patassé, dans un
texte transmis lundi à l'AFP à Bangui.
L'"atmosphère
délétère" qui règne au sein du MLPC ne peut être que "suicidaire pour
tout parti politique", écrit le député Wafio
dans cette longue réflexion intitulée "le MLPC face à lui-même".
"En
huit ans de gestion de pouvoir, assure l'acien
ministre des Mines et de l'Energie, le MLPC est loin d'avoir concrétisé ses
nobles idéaux pour des questions d'intérêts égoïstes. (...) Le régime MLPC a
fait montre d'un laxisme qui lui est aujourd'hui préjudiciable",
juge-t-il.
"Nous
manquons de vision d'avenir, nous subissons les faits et évènements politiques
et nous faisons preuve d'incapacité d'anticipation au MLPC", déplore
encore ce membre influent au sein du parti.
"Nous
devons avoir l'honnêteté politique de reconnaître que nous, dirigeants et
cadres MLPC, avons commis beaucoup d'erreurs (...) qui ont failli nous faire
perdre le pouvoir", poursuit M. Wafio.
Selon
le député, "maintenant, le MLPC doit se faire violence, reconnaître ses
erreurs, se réconcilier avec lui-même et adopter de nouvelles approches pour sa
redynamisation (...) Le refus de le faire équivaut à une mort politique
certaine".
En
novembre dernier, pendant la tentative d'arrestation de François Bozizé, ancien chef d'Etat-major des Forces Armées
Centrafricaines, Jean-Serge Wafio,
actuel député de Bossangoa, fief du président Patassé
dont François Bozizé est également originaire, avait
été accusé de détention illégale d'armes de guerre.
Arrété, soumis à de mauvais
traitements et détenu dans les locaux de la Section Enquête Recherches et
Documentation (SERD, police politique), il avait été libéré grâce à
l'intervention du représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RCA et
aux pressions du parlement centrafricain.
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Le gouvernement a été interpellé
le 22/11/2001 par l'Assemblée à propos des arrestations de deux députés en marge
de l'affaire Bozizé, sans levée préalable de leur
immunité parlementaire. Jean-Serge Wafio, premier vice-président de
l'Assemblée nationale, et Barthélémy Boua, tous deux députés du Mouvement de libération
du peuple centrafricain (MLPC, au pouvoir), ont été interpellés
début novembre, en marge de troubles liés à la rébellion de Bozizé. Détenu
depuis le 6 novembre, M. Wafio est soupçonné
d'avoir distribué des armes aux partisans du général Bozizé.
M. Boua, qui a été libéré le 15 novembre, avait été interpellé
48 heures plus tard alors qu'il allait rencontrer M. Wafio
sur son lieu de détention. Les
députés ont accusé le gouvernement d'avoir violé la Constitution et ont exigé
la libération de leur collègue Wafio. "L'Assemblée nationale voudrait connaître le sens que votre
gouvernement accorde aux dispositions de l'article 49 de la
Constitution", a déclaré à l'adresse du Premier ministre le président de
l'Assemblée, Luc Appolinaire Dondon Konamabaye, à l'ouverture des débats. Cet
article stipule que "les membres de l'Assemblée nationale jouissent de
l'immunité parlementaire" et qu'un député "ne peut, hors session,
être arrêté qu'avec l'autorisation du Bureau de l'Assemblée nationale, sauf
dans les cas de flagrant délit, de poursuites autorisées ou de condamnations
définitives". Le Premier
ministre, Martin Ziguélé, et le ministre
de la Justice, Marcel Météfara, ont
réaffirmé de leur côté "l'engagement et la détermination du gouvernement
à respecter les dispositions de la Constitution centrafricaine". Tout en
refusant l'immixtion de l'exécutif dans le pouvoir judiciaire, "je
souhaite que la procédure judiciaire soit accélérée" pour trouver une
solution "dans un souci d'apaisement" dans l'affaire Wafio, a ajouté le premier ministre Martin Ziguélé. |