Le non-respect des textes doit être déclaré comme délit et traité comme atteinte aux libertés


 

Tous les problèmes de la République Centrafricaine sont issus du non-respect des textes établis pour régir le fonctionnement des institutions de l'état

 

Exemple 1: compréhension du terme Opposition Politique :

  Le mardi 08 Février 2005, le Président du Parti de l’Unité Nationale (PUN), Monsieur Jean-Paul NGOUPANDE, candidat à l’élection présidentielle de 2005 a effectué une visite au candidat du PUN ainsi qu’aux militants de Bossémbélé


D’abord le Commandant de Brigade de la ville de Bossémbélé s’est farouchement opposé au déploiement des banderoles du parti alors que les cadres venant de Bangui avaient compté environ 10 banderoles Kwa na Kwa depuis Bégoua jusqu’à Bouboui (PK 45). Il a également empêché l’utilisation du mégaphone par les mobilisateurs. Notons également que le FODEM a subit les mêmes fougues du Commandant de Brigade de la Gendarmerie lire le détail dans le dernier communiqué de presse du PUN sur www.lepun.org

 

Ce comportement est une violation flagrante de l’article Art.56 du code électoral qui stipule que La propagande électorale se fait par affiches, banderoles, réunions, discours publics, radio, télévision, presse écrite, distribution de circulaires et objets publicitaires 

 

Exemple 2: Lorsque le parti ou les supporters de l’homme fort n’arrivent pas à faire la part des choses entre l’état et respects des textes:

 

En matière de violation du Code électoral par la Convergence  Kwa Na Kwa le samedi 12 février à Paris en France :

Alors que le Vice-président de la République, le Professeur Abel GOUMBA, vient de dénoncer le détournement des moyens de l'État par le candidat François BOZIZE. Lire le détail sur le site du FODEM www.fodem.org .
La délégation de la convergence Kwa Na Kwa conduite par Cyriaque GONDA, Paul BELLET et Annette NGAIBONA, s'est illustrée dans ce registre en commettant de nouvelles violations de l'article 61 du Code Électoral qui "interdit à tout candidat d'utiliser (...) le patrimoine et le personnel de l'État,... ". Ainsi, la délégation de la Convergence KWA NA KWA, en visite à Paris cette semaine, a cru bon d'organiser la réunion de mise en place de son bureau de campagne France, ce samedi 12 février de 9h à 13h, dans les "Locaux de l'Ambassade de Centrafrique en France" gracieusement mis à disposition par l'administration centrafricaine à Paris. Manquant de matériel électoral, ils ont tout naturellement choisi d'emporter, avec eux, l'effigie du Président de la République (que tout Centrafricain qui se rend dans les locaux de l'Ambassade a l'habitude de voir), pour l'amener à leur réunion "d'information" qui s'est tenue l'après-midi au Novotel de Gare de Lyon à Paris de 14h à 17h. A la Question : "Pensez-vous qu'il ne s'agît pas là d'une violation du Code Électoral ?" Les membres de KNK Répondent : "L'Ambassade appartient à tous les Centrafricains." Question : "Donc tous les partis politiques peuvent organiser leurs réunions de travail dans les locaux de l'Ambassade ?" Réponse : "Bien sur, il suffit de demander à l'Ambassade. Tous les partis n'ont qu'à se renseigner !" L'administration siège au Comité d'Ambassade chargé de l'organisation du vote des Centrafricains de France.


 

Diverses violations des droits élémentaires qui conduisent à conclure qu'en Centrafrique, la politique ne tire pas les leçons du passé

 

·  Refus du vote de la constitution pour ce qui concerne la diaspora décidé en conseil de Ministre en violation des textes du code électoral

·  Séquestres dans Bangui par des hommes se réclamant de Bozizé et ceci en violation des textes sur la liberté de circuler

·  Utilisation des média d'état par KNK et ceci en violation des textes régissant les partis politique en ce qui concerne l’accès aux médias

Les garantis pour un bon fonctionnement des institutions commencent par le respect du code de bonne conduite soit respecter par tous  les parties signataires s'engagent à Exercer leurs activités politiques dans le strict respect de la Constitution, du Code électoral, des lois et règlements en vigueur  et Respecter les droits fondamentaux et les libertés publiques, y compris le droit pour chacun de faire campagne électorale sans intimidation et sans violence, sans rumeur ni accusation non fondée

 


 

Une revue de la donne Centrafricaine par Jean-Pierre MARA

 

Selon une estimation de la banque mondiale de 1980, la population de la République Centrafricaine était estimée à environs  quatre millions d’habitants (3,9 millions pour être précis) dont 43% aurait moins de 18 ans.  Dans une conférence donnée récemment par Yves Boulvert, membre correspondant de l’académie des Sciences d’Outre-Mer qui a travaillé RCA entre 1967 en 1990, l’auteur a indiqué que l’indicateur de développement humain de la république centrafricaine serait passé de 0,379 en 1990 à 0,361 en 2004 soit une baisse de 36%  en 10 ans.

Ce qui placerait la république centrafricaine au 169ème rang des pays les plus pauvres de cette planète. Il faut savoir qu’en 1990 le Rassemblement Démocratique Centrafricain du Général Kolingba lui-même candidat à l’élection présidentielle du 13 mars 2005  était au pouvoir. En 1999 c’était le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain de Patassé qui président au destiné des Centrafricains dans une démagogie sans pareille qui a définitivement enterré la République Centrafricaine. Le RDC et le MLPC qui ne sont pas innocents dans la situation qui prévaut aujourd’hui en RCA, ayant assumé la responsabilité politique dans période concernée. La lutte acharnée pour évincé le MLPC qui n’avait rien de démocratique nous permet de conclure que c’est grâce à Patassé et l’esprit anti-démocratique de son parti que la RCA se trouve aujourd’hui au croisement de toutes les difficultés dont la seule résultante reste une compréhension définitive des mécanismes rudimentaires de base d’une démocratie multi partite dans la transparence. La recherche de ce qu’il  faut entreprendre pour résoudre le problème « République Centrafricaine » implique un aspect  essentiel consistant à réitérer la responsabilité de la classe politique toute entière dans le non-respect des textes de gestions politiques et économiques.

 

 

Pour revenir à la situation qui préoccupe

Un aspect  essentiel de la responsabilité de la classe politique dans la gestion politique et économique consiste à indexer l’indifférence face à la population. En effet,  les différents gouvernements de la RCA n’ont jamais eu l’éthique politique de commanditer un vrai recensement politique pour déterminer le nombre réel de personnes vivant sur le territoire national. Sauf exception, les chiffres démographiques utilisés par les instances officielles résultent de démarches extérieures engagées par les institutions comme Banque Mondiale ou le Fond Monétaire International. Même s’il est très difficile d’accepter les chiffres, l’estimation de la population  à 2 463 616 habitants en 1989 (deux millions quatre cent soixante trois milles six cents size) reste la base la plus utilisée malgré les effets dévastateurs de la pandémie du SIDA. A ce chiffre s’ajoute d’autre part, et ceci de sources concordantes que 63% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.

 

Question : Combien sommes-nous réellement ?

Cherchant à savoir où vit la majorité des Centrafricains (en ville ou en province), on se rend très vite compte qu’il est difficile d’avoir une réponse. Un des facteurs de pauvreté constitue la situation de la capitale Bangui,  une ville non urbanisée 40 ans après les indépendances. Le haut fonctionnaire reçoit son courrier personnel au bureau par ce qu’il est difficile de lui livrer une lettre à un domicile non urbanisé (la poste ne fonctionne pas d’ailleurs). Si nous ne savons pas organiser l’urbanisation des grandes villes, comment savoir combien de Centrafrique existe-t-il réellement  et ou vivent-ils.

 

Résoudre l’équation Recettes-Dépenses en RCA

En 2004, les recettes budgétaires se sont élevées à quarante un milliards  de CFA alors que les dépenses avoisinaient  cinquante quatre milliards soit un déficit net de l’ordre de treize milliards auxquels s’ajoutent quatre milliards de dette extérieure, ce qui totalise dix huit milliards de déficit budgétaire rien que pour l’année 2004.

 

Si nous nous référons au rapport Nr4 du Dialogue National, la dette globale de la RCA se chiffrerait à 170 milliards dont 80 milliards rien que pour les arriérés de salaires auxquelles s’ajoutent 700 milliards de dettes extérieures

 

Question : comment peut-on encore vouloir obstinément s’attacher au pouvoir alors qu’aucune solution n’est proposée à la simple équation Récettes et Dépenses de l’Etat ?

 

La réalité reste que face à ces chiffres faramineux la politique des amateurs politiques comme les « Kwa na Kwa » ne proposent pas de solutions, ce qui veut dire que demain la situation ne sera pas toujours différente d’aujourd’hui.

 

Comment réorganiser l’état après autant d’échec politique !

Après avoir lu la plupart des programmes publiés par certains candidats (d’autres ne l’ont pas encore fait), le constat qui s’impose est le suivant : Il faut s’attendre à une révolution de mentalité politique

 

Au fait il faudrait peut-être rappeler à tous les Candidats que personne ne comprend ce qui doit réellement changer. La politique proposée  reste toujours calquer  sur des models qui n’ont pas fait de preuves. Ainsi le model colonial offre des ministères de la justice, de la défense, de l’intérieur, des travaux publics, de l’aménagement du territoire, de l’agriculture, de l’élevage, de la santé, de l’éducation, de la femme, de la jeunesse,  etc.. On a même vu l’apparition de ministères fantaisistes comme droit de l’homme, relation avec le parlement, développement durable, recherche.. Bref, il s’agit de ministères qui ne reflètent en aucun la préoccupation essentielle capable d’amorcer un vrai changement.

 

Question : Quel parti propose le vrai changement ! 

 

 

Quelques Observations

Aujourd’hui il est absolument important que les partis politiques démontrent aux citoyens analphabètes (et autres soit disant intellectuels) qu’ils sont  capables de respecter les textes écrits,  les engagements pris par l’état et surtout prouver comment la politique compte garantir la sécurité du citoyen :

·  Prouver que personne ne cherchera a immédiatement changer la constitution pour rester éternellement au pouvoir

·  Prouver la capacité à respecter le textes fondamentaux notamment ceux qui garantissent le doit à un vote transparent.

·  Démontrer comment respecter le droit le plus élémentaire du citoyen   

·  Garantir la sécurité du territoire car chaque année la RCA perd une portion aux pays voisin, que ce soit le Cameroun, le Soudan, le Tchad ou le Congo alors que les forces de l’ordre ne sont dédiés entièrement à la protection du Président de la République et à la séquestration des personnes qui critiquent les actes du gouvernement et à la surveillance des structures de l’opposition politique

·  Prouver la capacité à tracer une ligne politique qui met le jalon d’un réel développement en fonction des capacités économiques du

·  Prouver une réelle volonté d’amorcer un vrai changement de la structure de fonctionnement de l’Etat

 

Jusqu’à présent le Citoyen attend un programme de changement qui lui permettra de dire « Enfin ! après DACKO-KOLINGBA-PATASSE et BOZIZE, voilà un vrai changement » 

 

Le citoyen attend une Campagne Electorale avec des Candidats qui prennent des engagements écrits sur les questions des élections transparentes, des questions relatives à la sécurité du Citoyen, des questions relatives à la gestion transparente et enfin des questions de changement réel du model politico-économique Centrafricain.

 

 Nous attendons

 

France, le 12 février 2005

Jean-Pierre MARA