Document posté en par Henri NGOBITO , Date: Mer 14 Mai 2003 3:50
Bonjour très chers Kodronautes,
Depuis la fin de mes études, j’avais décidé de ne plus avoir de contributions à caractère patriotique que dans l’unique cadre de ma spécialité et dans mon travail. Il parait que beaucoup de Kodronautes semblent être intéressés par la situation des entreprises para-publiques en général et des SOCATEL en particulier

Je tiens d’abord à préciser que j’avais surtout essayer d’utiliser ce forum pour faire de la lumière sur certaines choses. Ce car certaines réalités sont très difficiles à être contournées. Il faut se rappeler que même le Dr Augustin YAMANDJAN est surveillé par le Conseil d’Administration ou France Telecom est fortement représentée et quelques fois très défendue par des ….Centrafricains. En effet SOCATEL appartient en grande partie (40%) à France Câble & Radio.
Frais de Transit: l’expose de Mr Fred BENINGA ne colle plus à la réalité. En effet les grosses somment perdues à travers les frais de transit, pour la majorité du trafic de la RCA, ont été réduites avec la réalisation ( en partenariat avec INTELSAT) du Projet DAMA. Ce qu’il serait intéressant de noter est que cela n’avait été rendu possible que grâce à une implication personnelle du Président PATASSE. En effet le Conseil d’Administration de la SOCATEL avait refusé d’entériner ce Projet initié par la Direction des Etudes, sans la participation du célèbre cabinet parisien SOFRECOM. Mais il ne faut pas que cet arbre cache la foret. En effet c’est sous le régime du “Démocratiquement Elu” que la déconfiture de la SOCATEL s’est vraiment accentuée. Mais à mon avis, cela s’était beaucoup plus réalisée par un sabotage de l’intérieur, à travers une attribution clanique des postes à tous les échelons:
a)- Présidence du Conseil: bien que Conseiller à la présidence de la République, le très compétent Eugène NZENGOU (cadre retraité de l’Union International des Télécommunications) a toujours été écarté de ce poste au profit d’autres “personnalités” (J.-J. Demafouth, B. Likiti puis P. Ndouba).
b)- Direction Générale: remplacement du brillant St-Cyrien Anicet SAULET (spécialiste du Traitement de l’Information) par l’ingénieur des travaux Joseph B.-Zouketia (spécialiste de l’installation des câbles téléphoniques).
c)- Direction Technique: le polytechnicien Paul MAGONZI a été finalement remplacé par des parents et amis MLPCistes qui ont été places à tous les échelons (Chef de Division, Chef de Service, Chef de Section, Chef de Cellule) tant à Bangui qu’en province.
Privatisation: la suggestion de notre soeur Estelle NGUILE a été aussi reprise par Mr Joël B-KONGHONZO. Mais il faut noter que la SOCATEL est déjà une entreprise privée. La question serait plutôt celle du désengagement de l’Etat. En effet ce que l’on appelle la “déréglementation” demande une re-définition des rôles:
a)- Exploitation: confiée aux entreprises ayant un actionnariat privé. C’est ainsi que l’une des “conditionnalités” de la Banque Mondiale concerne la SOCATEL. Vous n’ignorez certainement pas la docilité des Autorités centrafricaines face aux étrangers venant de l’extérieur. Mais toute fois, de plus en plus de voix s’élèvent contre cette pratique. Ceux qui veulent en savoir plus sur ce chapitre n’ont qu’a se procurer le dernier livre du prof. Joseph STIGLITZ (Conseiller Economique de Bill CLINTON, ancien Vice Président de la Banque Mondiale).
b)- Réglementation: création indépendante du Pouvoir Public, l’Agence de Régulation des Télécommunications, existe sur le papier depuis une décennie. Mais jusqu’à ce jour n’a pas été résolu le problème de son fonctionnement. Tous les ministres qui se sont succédés depuis 1993 à la tête du Département des PTT ont, à chaque fois, proposé Mr Jean-Marie SAKILA comme Directeur Général de cette structure. En effet l’actuel Inspecteur Centrale des Télécommunications est le cadre que l’Union Internationale de Télécommunications a formé dans cette perspective. Mais toutes les propositions de décret portant son nom ne sont jamais ressorties du bureau de l’ancien Chef de l’Etat.
Piraterie: sans me pencher spécifiquement sur ce fléau, je me permets de noter les quelques points ci dessous :
a)- Internet : aujourd’hui les télécommunications modernes se résument à Internet. Le développement et la vulgarisation de ce qui représente la partie la plus importante des télécommunications actuelles sont très lies à l’existence d’un très bon réseau de câbles. En effet tous les bons spécialistes savent que si la téléphonie cellulaire permet un désenclavement certain, elle n’apporte pas autant de valeur ajoutée (unified messaging, formation a distance, commerce électronique, etc) aux Unités de Production locales que le réseau des réseaux. C’est pourquoi une atteinte à l’intégrité du réseau de câble doit être traitée comme un acte de terrorisme. En conséquence il serait peut être utile de se rapprocher de nos frères juristes pour voir si le texte initié par Jean-Bedel BOKASSA (bien avant Georges BUSH) n’a pas encore été rapporté.
b)- Danger public: nous savons tous que les câbles téléphoniques volés sont utilisés pour faire des installations de courant électrique dans les habitations des quartiers populaires. Mais il faut se rappeler que le câble du réseau téléphonique n’a pas été conçu pour supporter un courant fort. Ainsi le jour ou une grande charge électrique atteindra le réseau de l’ENERCA, il y a des risques d’incendie généralisée suite aux installations pirates. L’un des cauchemars du Responsable des Sapeurs-pompiers est ce risque de voir Pétevo, Gobongo ou Ouango enflammé par des câbles porteurs de mortelles décharges électriques.
Bien a vous,

Prof. Henri NGOBITO
Ingénieur Principal en Electronique
ngobito@warsun.com

Quel est le vrai problème de la SOCATEL?
Les responsabilités de l'échec sont-elles uniquement politiques?
La SOCATEL connait elle réellement son marché et les préoccupations de clients?
Jean-Pierre MARA en Mai 2003

je voudrais réagir aux propos du compatriote pour ne pas donner l'impression que nous sommes tous d'accord sur l'approche et la façon d'aborder le débat autour de la SOCATEL. J'apprécie à sa juste valeur que le compatriote cite des diplômes et parle des anciens responsables retraités. Cependant, je ne pense pas que se focaliser sur les cadres qui ont fait leur preuve en travaillant la SOCATEL nous aide à sortir de la problématique que j'ai soulevé au départ et qui est de savoir pourquoi la SOCATEL va mal. Mon soucis était certe de comprendre ce ne va pas, mais n'était pas de faire le procès des anciens responsables même si on est en droit de leur demander des comptes. je trouve aussi trop déplacer de vouloir incriminer certaines sociétés étrangères tout en essayant d'en positionner d'autres.
La SOCATEL a un problème et tout le monde se positionne pour résoudre ce problème, chacun à sa façon, avec des diplômes adaptés ou pas. Seul celui qui va proposer des solutions qui respondent aux préoccupations technico-économiques adaptées aux mentalités des dirigeants et des consommateurs sera en mesure de sortir la SOCATEL de sa difficulté. C'est tout aussi vrai qu'il est illusoir de s'attendre à voir ou à lire de telles solutions étallées à la portée de tous sur Internet. Il nous faut seulement savoir que des solutions aux problèmes de la SOCATEL il en existe mais ces solutions ne viendront pas sûrement de ceux qui ont déjà fait leur preuve. Car s'ils étaient en mesure, ils l'auront déjà essayé.
La SOCATEL a toute fois des obligations envers des fournisseurs et des actionnaires. Ce volet est très important et ne saurait être négligé. Il faut absolument composer avec tout le monde ;les bailleurs, les fournisseurs, les actionnaires. Bref, garder la continuité des responsabilités de la SOCATEL est le point de départ.
La SOCATEL est une société de télécommunication et son marché primaire est la RCA , un pays enclavé et dépourvu de toutes infrastructures modernes de transport et de communication. Certe on parle d'Internet puisque nous communiquons par ce moyen. on parle du commerce électronique, on parle unified messaging, formation à distance, etc..par ce que c'est à la mode chez les gens dans les pays que nous envions.
Mais franchement, ce ne sont pas ces sujets qui devront nous préoccuper dans la recherche de solutions viables pour la gestion de la SOCATEL afin de satisfaire le marché Centrafricain dans son contexte actuel. Nous sommes un petit pays et de surcroit un pays pauvre avec un grand taux d'analphabètes qui n'ont pas d'utilité pour un ordinateur. Que voulez-vous que les Centrafricains fassent du commerce éléctronique dès lors que même pas la moitié de la population Banguissoise à Accès au téléphone comme moyens de communication. Nous ne devons pas focaliser le débat sur les 5% de la population qui sont potentiellement en mesure d'utiliser un ordinateur pour faire le commerce éléctronique. Nous devons plustôt parler de n'importe quel Centrafricain susceptible d'utiliser un téléphone fixe ou portable. Limitons donc tout d'abord le débat à la téléphonie simple, mobile ou fixe. Parlons d'abord de comment faire pour que le téléphone ne soit plus un objet de luxe mais juste un équipement de communication entre BIRAO et BANGUI, BANGASSOU et BOUAR. Remettons le débat dans le contexte national, avec les difficultés que nous connaissons sans faire d'amalgame entre les aspects techniques et les questions politiques. Un vrai connaisseur de la télécommunication sait qu'il y a des moyens pour rendre difficile le piratage d'une ligne, piratage généralement opéré par branchement parallèle pirate sur la ligne privé d'un abonné,au fin faire payer à ce abonné le prix d'une communication consommée par le pirate, comme il en est le cas à Bangui. En tout cas, nous en matière de Télécommunication, il y a des solutions simples pour ermettre aux opérateurs de réduire la fraude. Je refuse donc de croire que c'est seulement en RCA que les spécialistes de la télécommunication ne connaissent pas ces méthodes. Pour ma part, je résume les problèmes de la SOCATEL comme suit:
SOCATEL=Problèmes de gestion + problèmes politques

Si on peut proposer des solutions adaptées aux problèmes techniques, on aura resolu 50% des problèmes de la SOCATEL, et 50% c'est déjà un pas. A mon avis, le vrai problème de la SOCATEL reste la multitude de personnes qui aimeraient bien diriger cette société mais qui n'ont en réalité aucune notion claire de la solution adaptée aux vrais problèmes auxquels fait face la SOCATEL dans le contexte centrafricain.
On a beaucoup d'aspirants qui se positionnent sans trop bien savoir comment un téléphone fixe ou cellulaire fonctionne et qu'est ce qui se passee réellement entre le décroché et le premier message
>>ALLO ALLO>>
Je propose à tous ceux qui se positionnent par rapport à la SOCATEL de réfléchir plutôt à la nature du réseau câblé dans Bangui et au delà de Bangui, de réfléchir au type de support pour une épine dorsale si on parle de transit, comment combiner toute démarche avec l'évolution future et comment ajuster les contraintes aux exigences des partenaires France Télécom, Alcatel et Warsun puisque le compatriote signe son Email par warsun.com
Nous pouvons créer des pôles de compétences pour de telles discussions. D'aileurs pour rester dans le même ordre d'idée, je demande à tous ceux qui sont intéressés par le sujet des sociétés à compétences techniques de me contacter directement par mon Email jpmara@centrafrique.com
Je me propose de coordonner les pôles suivants:
- Débat Télécom (téléphonie, réseau de transport, réseau voix fixe et mobile)
- Débat Informatique et Réseau (Accès Internet, ONI, .FC, Adresse IP, RIPE)
- Débat Logistique (Transport, Poste, Aviation)
NOTA: pour information, on cherche un Centrafricain capable de proposer un programme sur la relance d'une Direction Générale de la POSTE (Courrier Postal, Caisse d'Epargne Postal, CCP, merci de me contacter aussi)
Jean-Pierre MARA

La peur de l'amalgame. Les opérateurs de téléphonie mobile doivent chacune 1milliard à l'Etat.
Mais il n y a pas rapport entre cette information et les difficultés de gestion à la SOCATEL

Un texte très interresssant sur les conséquences de la non existence d'une autorité de régulation a été rendue public sur le forum [be-africa] à propos des impayées que doivent les opérateurs de téléphonie mobile à l'éat au titre des licenses d'exploitations.
Je voudrais apporter une précision pour éviter un autre amalgame. Le débat sur les opérateurs locaux de téléphonie qui doivent chacune 1 milliard à l'Etat vient apporter une autre dimension mais n'a pas de corrélation avec la problématique de gestion de la SOCATEL. En effet, le meilleur moyen d'échouer encore une fois sur le sujet est de s'enlisser dans un débat confus et plein d'amalgame alors je voudrais juste porter un élément de détail:
- La liberalisation des télécoms est un argument pour les bailleurs et les institutions internationale donc l'existence de TELECEL, CARATEL, TELECOM PLUS et SOCATEL comme opérateurs est normal et avantageux pour le consomateur.
- La difficulté dans les attributions de fréquences liée à la non existence d'une Autorité de Régulation est un échec de l'Etat en la matière comme dans d'autre domaines(Poste, Transport Public, Banques, etc)
- La difficulté de gestion, et les rapports avec les fournisseurs, avec les créanciers et avec les clients est propre à chaque entité
Pour revenir aux opérations de téléphonie cellulaire, retenons que les mobiles dépendent essentiellement du support que sont les fréquences radioélectriques. Les fréquences réellement exploitées en télécommunication sont comprises entre 9 kHz et 60 GHz. Une bande peut être allouée à plusieurs utilisateurs, à condition que leurs services ne perturbent pas ceux de l'utilisateur principal. C'est ce qui se passe partout ailleurs dans le monde. La bande des 864-868 MHz, allouée prioritairement aux militaires. En 1992, la conférence de l'UIT élargit la bande des fréquences à 3 GHz pour les services mobiles terrestres et par satellite. L'UIT (Union internationale des télécommunications) et le CCT (Comité de coordination des télécommunications) ont la responsabilité de répartir les fréquences: la radio et la télédiffusion utilisent 50 % du spectre, l'armée s'en réserve 35 %, il ne reste donc que 15 % du spectre pour les radiocommunications mobiles. Dans chaque pays une Autorité de Régulation se charge de l'application juridique de ces répartitions.
DE LA RESPONSABILITE DE LA LOI:
il y a deux choses que les Centrafricains doivent garder à l'oil. La mise en valeur du rôle d'autorité de régulation relève de la compétence de l'état. Seul ,l'état doit rester le garant pour un bon fonctionnement des infrastructures et institutions. Dans ce sens, il a droit de regard par l'intermédiare d'organe de régulation de l'utilisation des fréquences. Dans le cas d'espèce, en RCA une Autorité constitué par des fonctionnaires des Ministères de la Communication, Postes, Télécommunication et Finances doit être chargé de faire respeter des lois relatives à ces technologies de la communications, des télécommunication et de la logistique. Il parait que nopus avons un oergane de régulation . Ainsi la RCA devait avoir une Autorité de Régulation de la Radio, de l'Informatique, des Postes et Télécommunications constitué comme suit :
-Au niveau de la Radio,
ARIPT, partie R radio doit proposer des textes de Régulation de la loi dans le domaine des fréquence de radio diffusion, Taki Walki, Télévison, l'utilisation des satellite en émission et Réception et l'utilisation publique de tous types d'appareils émetteurs récepteurs, morses, radio, téléviseurs, autres équipement audio visuel à fréquences radio etc...
-Au niveau de l'informatique,
ARIPT, partie I informatique doit proposer des textes de Régulation de la loi dans le domaine d'attribution des noms de Domaine, Adresse IP, utilisation publique de l'informatique
-Au niveau de la poste,
ARIPT, partie P poste doit proposer des textes de Régulation de la loi dans le domaine de partage postal, de logistique et transport de courrier écrit, lettre, téléfax ou facsimilé, telex, division du territoire en code postal
-Au niveau de la télécommunication,
ARIPT, partie T télécommunication doit proposer des textes de Régulation de la loi dans le domaine des télécommunication, de l'accès internet, de la gestion satellitaire et géostation satellitaire, Téléphonie fixe, téléphonie en cellule ou portable radion, téléphonie 2G et 3G, etc.;
LES LICENSES:
En conclusion, le débat sur les licenses d'exploitation du cellulaire n'est pas liée au mauvais fonctionnelment de la SOCATEL. Comme écrit plus haut, l'attribution des fréquences relève de l'Autorité de Régulation donc ART (ou ARIPT pour ce qui concerne ma proposition pour la RCA) or il n y a pas une telle autorité dans notre pays qui s'est lancé pied et main dans la libératlisation des télécom. N'oublié que la République n'a existé entre 1980 et le 15 Mars 2003, un pays sans loi, un pays de Mafia.
Donc l'utilisation dont TELECEL fait de la fréquence qui lui était attribué n'a rien avoir avec la mauvaise performance de la SOCATEL car ce serait un abus d'accusation dans le débat sur la gestion de la SOCATEL.
L'ETAT doit rester intransigeant devant ceux qui lui doivent de l'argent pour être à la hauteur de ses engagements. Si les opérateurs locaux doivent chacune 1 milliard cela fera 1 mois de Salaire .
Il faut savoir que la SOCATEL avait choisi pour CARATEL le système DCS 1800 difficile en mise en ouevre puisque cette technologuie nécessite beaucoup d'antennes donc coûte chèr en exploitation. TELECEL et TELECOM PLUS ont ingénieusement choisi le système GSM facile en mise en ouvre puisque la fréquence de 900 MHz ne nécessite pas le même nombre d'antenne que le 1800 MHz.
On constate aujourd'hui que des (3) trois opérateurs de téléphonies cellulaires sur le marché Centrafricains seul TELECEL est performant. Cela est un résultat de la notorité de gestion de cette entité. TELECOM PLUS et CARATEL n'ont pas saisi la dimension commerciale alors que TELECEL a compri ce qu'il fallait faire avec les clients à un moment donné. Ca c'est la triste réalité du marché des capitaux, c'est le capitalisme pure et tant pis pour les Communistes...
Il ne faudrait donc pas chercher à justifier l'échec de la SOCATEL par l'existence d'une concurence déloyale suite à l'attribution de fréquence aux opérateurs locaux de téléphonie mobile doivent chacune 1 milliard à l'Etat Centrafricain est une chose qui relève du mode de fonctionnement de l'Etat.
Que la SOCATEL performe mal suite à des difficultés d'organisation, d'appréciation d'un marché perturbé ou suite à des erreurs de gestion est un autre débat. Là aussi, l'état est en droit de rester intransigeant et exiger des comptes à la SOCATEL car pour des raions de continuité dans ses responsabilités, l'Etat est obligé de dialoguer avec les partenaires de la SOCATEL.
Pour ma part, je souhaiterai que l'on cherche ensemble avec les partenaires, les créanciers, les fournisseurs et les compétiteurs, les moyens pour adapter le fonctionnement de la SOCATEL au niveau de vie, aux mentalités et aux besoins de la RCA. Il est vrai que la responsabilité de l'Etat est engagé mais à mon avis, les vrais problèmes de fonds sont propres à la SOCATEL qui manque d'idée dans la gestion de la téléphonie et de l'accès Internet en RCA.
Jean-Pierre MARA

-----Original Message----- From: "Jean-Paul DOMBA YONBEY"
Sujet: TELECEL, CARATEL, TELECOM PLUS, GSM doivent chacune 1milliard à l'Etat, Date: Thu, 15 May 2003
Philippe,
Prosper N'DOUBA, diplômé de philosophie semble-t-il, pour ne parler que de celui-là car il y en a d'autres de sa lignée dans ce balet de remplacement à la tête de SOCATEL, avait été bombardé par PATASSE comme DG de cette société en lieu et place d'un vrai Ingénieur des Telecom Eugène NZENGOU, cumulativement avec son rôle de chargé de mission à la présidence avec rang de ministre ! OK ? Alors, devine tous les avantages en découlant pour un seul bonhomme !!!
Dans le même ordre d'idée, j'ai été abassourdi d'apprendre ces derniers temps sur le net que mon collège Paul MAGONZI, cet ingénieur de haute voltige de l'Ecole Polytchnique de Lausanne avec spécialité "les Telecom", ne figure plus dans les directions opérationnelles (voir même directeur général pourquoi pas puisqu'il a la compétence) de SOCATEL.
Ce qu'il faut savoir, c'est que, chez nous et principalement sous le régime de PATASSE car c'est ce régime-là qui a de mon point de vue battu tous les records de la chasse aux sorcières depuis le planton jusqu'au DG dans l'admininistration centrafricaine en général et surtout dans les sociétés d'Etat pourvoyeur de ressources du genre SOCATEL en particulier, des gens comme Paul MAGONZI, permettez moi de vous signalez qu'un tel nom n'a rien à voir avec un nom Yakoma et en plus il ne l'est pas parce qu'il fut mon collègue à la Fac des Sciences (Physiques et Chimie) de l'Université de BANGUI et donc que je connais très bien, qui n'était ni militant, ni sympatisant du RDC au pouvoir au moment de sa nomination, qui fut Directeur de Production de Socatel, qui était mis là justement en raison de la compétence que lui conferre son diplôme, a été écarté des leviers de commandes de cette société hautement technique au profit des cadres du parti MLPC dont on sait qu'ils sont généralement loin du sujet à traiter. Le vrai sujet pour ces gens-là fut de s'en mettre plein les poches pour soit disant rattraper leur retard sur le régime précédent. L'ERREUR !!!
Alors, ce n'est donc pas étonnant que les TCA ou autres TVA, ne seraient-ce que ceux-là, passent à la trappe comme tu dis ci-dessous pour des enrichissements strictements égoïstes parce que personnels. Quant aux idées fraîches pouvant contribuer à l'enrichissement de cette société d'Etat (La SOCATEL par exemple) dans le but d'obtenir un profit à tous les Centrafricains, elles devraient venir plutard, autrement dit en bon français de rue, elles étaient envoyées aux calendes grecques par le régime PATASSE, donc pas urgentes. Hors PATASSE avait été mis justement à cette place-là en 1993 par les Centrafricains pour ressortir la RCA du goufre où l'aurait plongé le régime précédent !!!
Que dire d'autre, sinon merci à l'avènement de mars 2003 d'avoir interrompu ce sinistre mésaventure de PATASSE, ce désatreux cycle infernal de dix ans durant doublé d'une massive destruction humaine et matérielle sans précédent dans l'histoire de notre pays la Centrafrique. Pourvu que cette interruption dure et se concrétise. Au nouveau pouvoir de ne pas refaire les mêmes erreurs du passé. Mettre l'homme qu'il faut à la place qu'il faut pour commencer, tel est le défi que le nouveau pouvoir doit relever sur cet aspect précis de la situation chaotique de notre pays. Oui, Abel GOUMBA doit se dépêcher de foutre un bon coup de pied dans la fourmillère alias l'administration centrafricaine inutilement pléthorique et complaisante du système déchu. Cette action souhaitable parce que salutaire pour une envolée rapide de notre pays vers l'espoir, n'a rien à voir ni avec la chasse aux sorcières, ni avec la loi du talion, ni avec le jugement de Salomon, ni avec celui de Ponce Pilate que j'ai entendu dire par-ci, par-là. D'ailleurs, ce genre de remodélage est fréquent voire obligatoire dans les grandes démocraties accidentales à chaque changement de régime. Alors, où est le problème ? Qu'attend-t-on pour passer à cette phase du changement nécessaire et suffisant pour provoquer un véritable choc psychologique positif dans l'esprit des Centrafricains ?
Cordialement

Jean-Paul DOMBA YONBEY
----- Original Message ----- From: philippe makoundji To: be-africa@yahoogroupes.fr Sent: Thursday, May 15, 2003 6:43 AM
Subject: Re: [be-africa] TELECEL, CARATEL, TELECOM PLUS, GSM doivent chacune 1milliard à l'Etat
Depuis toujours dirigé par des mafieux fiéfés, la RCA n'était Etat que de nom.

Il n'est même pas foutu de collecter des sociétés d'Etat, les TCA devenu TVA qui est une contribution directe du consommateur au trésor publique.
J'étais dans le bureau du défund Limbakoualé qd il était chargé de mission, chargé des créances de l'Etat. Il a invité les Directeurs financiers de l'ENERCA et SOCATEL et les suppliait de verser au trésor, les TVA non versé depuis très longtemps, comme s'il avait besoin de les supplier pour cela.
Pendant que les Centrafricains crèvent la dalle, le DG de l'ENERCA avait lui, 2 briques de salaire, 3 voitures de fonctions (2 gros cilindrés tout terrain dont un pour les courses de sa femme + une merco dernier cri.), carburant à volonté, et n'aller pas croire que c'est SOCATEL ou PETROCA qui étaient à la traine. Avec çà, on s'étonnait que ces sociétés se cassaient la gueule.
Dans quel pays avez-vous vu le PCA d'une société créer une autre société qui fasse concurence avec la société qu'il est sensé présider. (Télécom+ linga façon, contre Caratel - SOCATEL). Plus nébuleuse que çà, tu crèves. Votre Centrafrique lààààà, demande bcp de nettoyage avant de devenir un Etat.
Phil.

----- Original Message -----From: Henri-Blaise N'DAMAS Reply-To: be-africa@yahoogroupes.fr To: be-africa@yahoogroupes.fr
Subject: [be-africa] TELECEL, CARATEL, TELECOM PLUS, GSM doivent chacune 1milliard à l'Etat
Date: Wed, 14 May 2003 21:13:20 +0200 TELECEL, CARATEL, TELECOM PLUS, GSM doivent chacune 1milliard à l'Etat [ Bangui - République Centrafricaine ] ( 15/05/2003) Mokambo Junior L'arrivée au pouvoir du nouveau régime a ressuscité le problème du paiement des licences.Néanmoins le paysage cellulaire centrafricain connaît une diversification avec Telecel, Caratel et GSM Linga de Telecom Plus. Toutes ces sociétés au moment de la délivrance des licences n'avaient pas versé un franc au Trésor Public.L'Etat Centrafricain exige le paiement par société d'une somme de 1 milliard de francs CFA. La fixation de ce montant ne fait pas l'unanimité dans l'entourage du Ministre des Postes et Télécommunications. L'Etat ne veut plus qu'on joue au chat et à la souris avec ses intérêts.
Dans l'affaire de la licence d'exploitation octroyée à Telecel, l'Etat a mis huit ans pour se réveiller. Les conditions de cette concession, obscures à l'époque avaient été vivement critiquées par la presse. La libération a été le déclic qui a permis aux autorités centrafricaines de corriger certaines erreurs du passé. La convention de concession d'exploitation d'un réseau de téléphone cellulaire signée le 10 janvier 1995 entre le Ministre de la Communication, des Postes et Télécommunications de l'époque et l'Administrateur Délégué de Telecel était un véritable marché de dupes. Les techniciens de SOCATEL qui s'étaient farouchement opposés à cette convention et à cette diversification opérée de manière hâtive se frottent maintenant les mains, le sourire au coin des lèvres. En grandes pompes, Telecel avait tout de même été inaugurée le 18 juillet 1995, mais les problèmes en suspens n'étaient pas si simples.
Des arrangements techniques devaient se faire avant l'entrée en service effective de Telecel. Entre-temps, SOCATEL avait lancé son propre réseau cellulaire Caratel et avait mis en chantier Telecom Plus pour les produits à valeur ajoutée. Les inquiétudes de SOCATEL à l'époque se justifiaient par les cas obscurs de l'implantation de Telecel au Zaïre (RDC), au Burundi, en Guinée et à Madagascar. Néanmoins le paysage cellulaire centrafricain connaît une diversification avec Telecel, Caratel et GSM Linga de Telecom Plus.
Toutes ces sociétés au moment de la délivrance des licences n'avaient pas versé un franc au Trésor Public. Les autorités qui se sont succédées au département de la Communication des Postes et Télécommunications ont tout mis en ouvre pour recouvrer ces frais de licence. L'ancien Ministre d'Etat Koyambounou s'y était attelé. Ses préoccupations tendaient également vers la mise en ouvre effective de l'Agence chargée de la Régulation des Télécommunications (ART) créée par la Loi 96.008 du 13 janvier 1996. Cette société qui devait être chargée de faire appliquer la réglementation en matière de Télécommunications, délivrer l'autorisation d'exportation des services des Télécommunications, accorder les agréments des équipements terminaux, assurer la gestion et le suivi de l'utilisation des spectres de fréquences radioélectriques, etc; n'a jamais été opérationnelle. Or, c'est cette agence qui devait réclamer les frais de délivrance de licences dont sont redevables des sociétés d'exploitation cellulaire.L'Etat, à l'époque, exigeait de ces sociétés une somme de 100 millions de francs pour les licences. Les sociétés se sont cabrées et ont fait valoir la raison que les sommes exigées ne figuraient nulle part au budget et n'étaient pas inscrite dans la loi des finances. L'ardeur des autorités avait été très rapidement émoussées comme si ces sociétés bénéficiaient d'un parapluie nucléaire solide. L'arrivée au pouvoir du nouveau régime a ressuscité le problème du paiement des licences concédées aux sociétés d'exploitation du réseau cellulaire. Les nouvelles autorités ne comprennent pas le sens de cette mollesse dont à fait preuve l'Etat par rapport aux licences. La situation semble un véritable paradoxe par rapport aux autres pays d'Afrique qui monnaient au prix fort la concession de licence. Au grand dam des sociétés d'exploitation du réseau cellulaire,le dossier est dépoussiéré et l'Etat, pour réparer les dommages subis fixe un montant qui est contesté par les sociétés. L'Etat a compris que les responsables des sociétés concernées veulent chercher un subterfuge comme à leur habitude. Les autorités font procéder à une étude des tarifs. En Afrique centrale, les exemples du Tchad et du Cameroun sont mis en évidence. Les licences au Tchad coûtent 1,2 milliard tandis qu'au Cameroun, elle est de 10 milliards. En Afrique de 'Ouest, le Niger exige 4 milliards pour l'obtention de la licence tandis que le Togo perçoit 800 millions. Ces exemples sont édifiants et l'Etat Centrafricain exige le paiement par société d'une somme de 1 milliard de francs CFA. La fixation de ce montant ne fait pas l'unanimité dans l'entourage du Ministre des Postes et Télécommunications. Le cabinet est content de voir une justice être réparée et il est pour une solution musclée. L'inspection annonce un autre son de cloche et fait valoir des arguments juridiques et techniques. Elle évoque la mise en ouvre opérationnelle de l'Agence chargée de la Régulation des Télécommunications,qui devait effectuer des études techniques préalables avant la fixation du montant des licences pour chaque société. Or il s'avère que les montants ont été uniformisées sans tenir compte de certains paramètres très importants. La RCA est membre de l'Union Internationale des Télécommunication (UIT) dont elle a ratifié la convention de création. Elle se doit d'en respecter les exigences. Le cabinet considère cette thèse comme des arguties. Le problème divise les techniciens qui pensent que certains de leurs collègues veulent s'arroger la paternité de l'ART pour en prendre a direction le moment venu. Quand à l'Etat, il est inflexible. Les sociétés devront payer le milliard chacune. D'ailleurs cette somme va être inscrite au prochain collectif budgétaire. La fermeté de l'Etat soulève une autre question non moins importante. Les sociétés ont déjà arrêté leur budget annuel qu'elles appliquent depuis le 1er janvier 2003. Prises de court, comment vont devoir opérer ces sociétés pour trouver la somme nécessaire. L'Etat ne veut plus qu'on joue au chat et à la souris avec ses intérêts. Un technicien des Télécommunications nous souffle que la société Afripa est installée irrégulièrement. Elle n'exploite que la licence à l'époque concédée à Telecom Plus. Ce cas sera examiné après l'apurement du dossier actuel. On le voit bien, l'Etat ne semble plus badiner avec ses intérêts. @ 2003 Le Confident
Source : http://www.icicemac.com

(2003) Refuser ou accepter la privatisation : il faut s'inspirer des exemples de réussite des programmes d'ajustement structurels pour comprendre pourquoi les employés ont peur quand on évoque la privatisation ou la gestion d'une société Africaine par des expatriés.

Deux exemples recents dans ce domaine, à savoir Air Afrique et SONATEL illustrent parfaitement l'ambiguité. Il faut savoir que le Président Wade a pri la décision et aujourd'hui la SONATEL est en passe de devenir un exemple de réussite du Management Africain à côté de l'ASECNA.
La question n'est donc point les rapports difficiles avec les partenaires occidentaux car la SONATEL est bien partenaire de France Télécom. Elle est aussi fournie en équipement par par ALCATEL, tout comme la plupart des autres opérateurs comme SOCATEL qui ne s'en sortent sous prétexte de poids de la dette. Plusieurs opérateurs de Télécom Africains utilisent les commutateurs du type E10 de cet équipementier et s'en sortent bien.
Cherchons donc chez nous les racines du mal SOCATEL.