Etre Centrafricain sans Passport en cours de validité, la faute à qui ?
KODRO SOYE, kodro ti zo, kodro ti E Kwe


 

Selon les journaux banguissois, le Ministre Sallé qui se trouve actuellement en France pour des soins médicaux (heureusement que certains pays gèrent bien leurs hôpitaux NDLR) aurait remercié les auxilliaires de la sécurité public en réponse à son interpellation à l’Assemblée Nationale. En effet, suite à une artcile publié sur http://www.centrafrique.com et repris à cause de son sérieux par tous les parlementaires, élus de la nation , Le Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité Publique Monsieur Michel Sallé a été interpellé à l'Assemblée Nationale, trois jours durant du 198 au 20 avril avant de s'envolé le 21 avril sur Paris sans laisser de réponse.

 

Selon les  mêmes journaux de la place, le ministre a soufflé le chaud et le froid. Les députés de la Nation se sont insurgés contre l'ordre injuste qui enlève aux citoyens centrafricains tous droits comme si nous étions dans une République bananière. Avec la perte notoire de l'autorité de l'Etat, ceux qui sont censés incarner cette autorité ne sont plus respectés parce qu'eux-mêmes ont étalé au grand jour leur incurie, leur indiscipline et une boulimie pour le gain facile qui font que les citoyens non seulement doutent de leur probité, mais parce qu'ils inspirent dorénavant la peur. Les Députés de l'opposition comme de la majorité ont été unanimes à reconnaître les exactions des hommes en tenue qui sévissent sur les routes de l'arrière – pays. Un élu du peuple désabusé fait observer qu'il faut faire attention aux effets boomerang de ces comportements, qui selon lui peuvent nous entraîner dans des situations comme celles que la Sierra Léone et le Liberia ont connues. Un autre visiblement énervé martèle : ‘‘Les agents doivent respecter la loi, respecter le peuple centrafricain. Si rien n'est fait, les conséquences seront graves, car les comportements actuels engendrent l'injustice, créent des frustrations et débouchent inéluctablement sur des réactions incontrôlées''. Le Ministre Michel Sallé de l'Intérieur et de la Sécurité Publique a mesuré la gravité des accusations portées contre l'autorité de l'Etat à travers son portefeuille. Devant un parterre de députés montés à bloc et décidés à vomir le venin accumulé jusque-là contre les tracasseries et les humiliations sur les routes, le membre du gouvernement était pris entre le marteau et l'enclume. Dans la position d'un trapéziste, il fallait au ministre Sallé d'user de toute sa diplomatie pour calmer les députés. Du coup, il a décidé de la suppression du corps des ‘‘auxiliaires''. Mais ces auxiliaires constituent-ils un corps ? Ils sont partout dans les commissariats, les antennes de l'OCRB et ont souvent été indexés comme malfrats dans certains arrondissements de la capitale. Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique a assorti cet ordre d'injonctions aux auxiliaires aux commissaires qui prendront la responsabilité d'utiliser encore des auxiliaires. Ces agents, recrutés après les évènements du 15 mars 2003 et qui n'ont aucun statut, sont généralement les plus zélés de la police, de l'armée ou encore de la gendarmerie. Ils sont devenus les hommes à faire le sale boulot et très souvent ont la gâchette facile car ils n'ont aucune notion de discipline ni de droit humanitaire. C'est eux qu'on envoie souvent sur les routes racketter les taximan et autres conducteurs à la tombée de la nuit dans la ville de Bangui. C'est encore eux qui profèrent les menaces aux barrières dans l'arrière-pays. Si le ministre Michel Sallé a cru devoir enlever une épine au pied de la police, mais toute la question demeure. Ses auxiliaires de la police sont balayés, mais ceux de l'armée et de la gendarmerie. Le ministre de l'Intérieur a compétence sur la police centrafricaine. La Gendarmerie et l'armée obéissent aux ordres du ministre de la Défense qui n'est autre que le chef de l'Etat lui-même. Même si la décision du ministre de l'Intérieur parait salutaire, elle ne résout pas le problème des auxiliaires militaires et des auxiliaires gendarmes. Tout le monde a les yeux tournés vers le ministre de la défense, qui ne peut être interpellé pour pareille décision. Le mal doit aussi être attaqué à sa racine. Si les autorités combattent avec vigueur l'impunité, ils peuvent enrayer le sentiment d'injustice et des exemples forts feront revenir la discipline dont ont vraiment besoin nos forces de défense et de sécurité.

 

L'Observateutr avisé aura noté que le Ministre n'a pas donné de réponse claire aux députés et Elus de la Nation à la question récurente sur l'anarchie qui gouverne la délivrance des actes de naissances, les cartes nationales d'Identité et les passeports ordinaires. Or ces documents, qui font objet de commerce des autorité de l'Etat Centrafricain depuis une dizaine d'année, sont le fondement même d'un Etat. La délivrance d'un acte de naissance constitue la première obligation d'un Etat vis ç vis de ses citoyens. Et monsieur Sallé, est d'abord citoyen avant d'être Ministre. Le premier document auquel chaque citoyen a droit est son acte de naissance. Par conséquent la délivrance de ce document ne doit en aucun cas faire l'objet de commerce quelque soit le niveau de pauvreté. Il n'est un secret de polichinelle que tous les Ministres qui se sont succédés aux Ministères des Affaires Etrangères et à l'Intéreiur depuis 15 ans ont tous sans exception pratiqué tout type de trafic avec les passeports Centrafricains, au point de faire des passeports diplomatiques et de passeports de services de vulgaires documents sans valeur internationales. Depuis le 15 mars 2003, nous attendons que le passeport ordinaire fasse exception. Malheuruesement, il faudrait peut-être decsendre dans la rue pour que les autorités compétentes en prennent la mesure.

 

Une réponse claire de Monsieur le Ministre Sallé comportant des solutions sur les nouvelles modalités de traitement des demandes de délivrances des cartes nationales d’identité et des passeports ordinaires ainsi que les mesures d’urgence pour les demandes en cours et dont le traitement date de plus de deux mois sera la preuve de l’importance accordée à l’interpellation des parlemantaires Centrafricains. Sa responsabilité politique reste engagée car des centaines de citoyens Centrafricains vivent privés de ces documents suite à des pratiques douteuses à l’actif du Ministre.