L’histoire se répète en RCA

voir aussi : http://www.sangonet.com/actu-snews/newsCARind.html

En décembre 2000, la RCA avait toutes sortes de maux suivis d’arrestations de plusieurs députés, de citoyens centrafricains, la "mise en résidence surveillée " du chef d’État-major des Faca, le général Bozizé dont on ordonna l’arrestation par de simples Soldats auxquels une fin de non recevoir était signifiée. « On ne fait pas arrêter un Général par des petits soldats ». Ainsi avait commencé une épisode qui se termina par la prise de pouvoir par Bozizé le 15 Mars, cautionnée par des gens aujourd'hui éloignées du pouvoir.. En effet, toutes les institutions politiques et publiques françaises étaient hostiles à la prise de pouvoir par les armes et avaient besoin de savoir si Bozize méritait d’être soutenu. Mais tout cela est devenu de l’histoire
Fort de cet constat, que penser de la perquisition du domicile de l’inspecteur général des forces armées Centrafricaines alors que l’article 14 de la nouvelle constitution élaborée par les hommes de confiance et signé par Bozizé stipule que le domicile est inviolable. Bozizé n’est pas encore consacré Président Démocratiquement Elu qu’il commence déjà à bafouer sa propre constitution. Plus loin on remarquera le fils du Général-Président-Candidat n’est pas un officier supérieur mais il peut se permettre de violer la constitution proposée son père sans être inquiété.

 

Le mardi 23 novembre, une perquisition a été opérée au domicile de l’Inspecteur général adjoint des forces armées centrafrcaines mardi 23 novembre 2004. Le général Mazi est accusé de détenir des armes : le terrorisme d’état s'installe en RCA

 

Le fils Bozize (un Gendarme) accompagné de Gbangouma et Dogo sont apparus armés jusqu’au dents hier mardi au domicile de l’Inspecteur général Adjoint des Armées le Général Mazi soupçonné de détenir des armes. Après avoir fouillé la maison au peigne fin et n’ayant pas trouvé les armes recherchées, ils ont quitté les lieux en molestant un certain monsieur Satan trouvé à la sortie de la concession. Ce dernier a été tabassé et laissé dans un état de santé très grave à la gendarmerie. On pensait que Dogo et Gbangouma était hors d’état de nuire aux Centrafricains ! La RCA est un pays libre sans terrorisme d’Etat ..
Mais qui est le fils gendarme du Général? Avait il sur lui un mandat d'arrêt? Si on peut s'introduire chez un général et perquisitionner sans mandat d'arrêt, on ne peut pas plus parler d'un état de droit selon la nouvelle constitution que nous sommes appelés à voter bientôt

Aussi, il faut se dire que si Bozizé avait refusé un tel affront en 2000, pourquoi d’autres Centrafricaines et Centrafricains ne pourront-ils pas suivre le même model de comportement. Décidément en RCA, les leçons d’histoire n’existent pas mais faisons un peu d'histoire

Un peu d’histoire

 

 

KODRO LAKOUANGA (BANGUI - CENTRAFRIQUE) – 28 décembre 2000 13H00

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE: VERS UN COUP DE FORCE... BOZIZE PRENDRAIT-IL SA REVANCHE ?

Alimentée par les arrestations de plusieurs députés, de citoyens centrafricains, la "mise en résidence surveillée " du ministre de la Défense, M. Jean-Jacques Demafouth, et du chef d’État-major des Faca, le général Bozizé, l'Ultimatum des centrales syndicales et la manipulation criminelle des autorités dictatoriales patassistes, la situation explosive centrafricaine déboucherait-elle sur un coup de force des Faca qui "ne bougeraient pas pour le moment "?

Si oui, avec le déploiement des forces patassistes sur la ville de Bangui, que représentent encore les Faca? Qui serait "l'Homme fort" autour duquel se ferait le consensus pour "aider au sauvetage du processus démocratique centrafricain"?

En l'absence d'une victoire populaire (réussite du schéma populaire centrafricain), assisterions-nous à une révolution de palais (Transition au sein de la galaxie Patassé) ou à l'application du schéma nigérien (Alternance imposée par une entente syndicats-militaires-politiques)?

Pour la réussite du "schéma populaire centrafricain", l'intégration des leçons nigériennes et ivoiriennes dans l'analyse de la Crise centrafricaine est indispensable. Elles rendent accessible la compréhension du "dénouement de l'intrigue qui se noue sous nos yeux". 

Toutes proportions gardées, une coalition de circonstance émergerait, dans les deux cas (Transition au sein de la galaxie Patassé et Alternance imposée par une entente SMP), pour s'accaparer du pouvoir "AU NOM DU PEUPLE".

Le terreau est plus que fertile!

La ville est aux mains des miliciens Codos, Karakos et SCPS qui renforcent les Unités présidentielles de sécurité, ou du moins ce qui en reste; depuis la dénonciation d'un complot interne (EYANA, DAMACHINE, BOLE ET AUTRES... ) dont les commanditaires seraient le général BOZIZE et/ou M. DEMAFOUTH, ministre actuel de la Défense...

Prétextant "l'honneur définitivement bafouée des Forces républicaines de sécurité", des officiers (sous-officiers et officiers confondus) seraient en total désaccord avec le chef suprême des Armées.

La "traque humaine" précipite davantage le Centrafrique au fond du gouffre, dans lequel il s'y trouve déjà.

Les Forces vives de la nation ne pouvant accepter que la dictature se réinstalle à découvert sous les cieux centrafricains, les syndicats, à la tête de la fronde sociale anti-Patassé, passeront à la vitesse supérieure, épaulés par les mouvements de la jeunesse centrafricaine, pour libérer la nation de Boganda.

La dernière tournée "quémandrice", tels des souillants, des ministres et du Premier ministre Dologuélé, demeure infructueuse... Pas d'argent pour les assassins... sauf s'ils redeviennent less maîtres inconstestés du plateau centrafricain.... avant la mi-janvier...

La géopolitique centrafricaine, opposée à la géopolitique régionale et le prochain sommet françafrique de Yaoundé, impose que les "choses se précisent dans un sens comme dans l'autre" le plus rapidement possible.

Des solutions internes existent, elles se confronteront dans les tous prochains jours.

Et "l'homme fort" de la situation porterait le nom de BOZIZE.... semblerait-il même qu'il a des relais centrafricains en France proches des services enfouis.

© kodro, décembre 2000

 

 

KODRO SICA 1 (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 24 décembre 2000 23H30

CENTRAFRIQUE_PRIMATURE_PROJET CRIMINEL : LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY

Jeudi 21 décembre 2000, M. Yves Sanghamy a vainement tenté d’obtenir la libération de miliciens "Codos " arrêtés le jour même par la Gendarmerie nationale.

Débarqué en compagnie d’un berger allemand, le conseiller en communication du Premier ministre Dologuélé "a pensé user de son autorité pour élargir ses protégés Codos arrêtés alors qu’ils étaient en repérage dans le secteur de la Gendarmerie ". 

D’après les premières dépositions, ces miliciens patassistes s’apprêtaient à créer, dans le quartier de la Gendarmerie nationale, des troubles qui auraient rendu possible "l’assassinat de personnalités centrafricaines (députés et leaders politiques) détenues arbitrairement depuis mardi dernier. À leur manière, ils auraient sans doute rééditer un autre assassinat similaire à celui où Chabordo et ses compagnons avaient trouvé la mort".

Armés de kalachnikov, les cinq (05) miliciens Codos ont été appréhendés, après une courte poursuite, alors qu’ils étaient en repérage dans le quartier de la Gendarmerie nationale. Au moment de leur interpellation, ils étaient à bord d’un taxi.

"Deux faits ont retenu l’attention des collègues en faction à l’entrée de la Gendarmerie. Avec les mêmes individus à bord, un taxi repassait pour la troisième fois devant l’entrée des locaux où sont détenues les personnalités. Les collègues ont donc souhaité se rassurer sur les identités de ces individus qui, apparemment, observaient avec beaucoup d’attention les alentours et ne manquaient pas d’utiliser de grands gestes pour communiquer. Ils ont signifié au conducteur du véhicule de s’arrêter. Mais pris de panique, il n’a pas cru bon obtempérer ; celui-ci a préféré accélérer que de s’arrêter. Pris en chasse par la Gendarmerie, le taxi sera rattrapé sans aucune difficulté par d’autres collègues. À notre grande surprise, l’interpellation s’est faite sans coup de feu ", confirme un gendarme.

"Quelques heures plus tard, nous avons eu le plaisir et l’honneur de recevoir un message de la Primature délivré par M. Yves Sanghamy. Fort de sa qualité de conseiller chargé de la Communication à la Primature, M. Yves Sanghamy s’est présenté pour faire un scandale en exigeant la libération des Codos ", ajouta un autre gendarme.

"Des officiers lui ont fait comprendre qu’il serait judicieux qu’il ne puisse les empêcher de travailler. Étant donné le flagrant délit, les individus de nationalité tchadienne seront présentés au Procureur de la République de Bangui et la justice en décidera ", expliqua le second gendarme.

Peine perdue, le "conseiller Sanghamy " ne l’a pas entendu de cette oreille. Il vociféra tellement bien que le Directeur de la Gendarmerie nationale, le général N’Djadder-Bédaya, rappliqua pour tenter de le calmer mais n’y réussit pas.

"C’était à se demander qui commandait finalement la Gendarmerie ? Et tous, nous nous sommes demandés pourquoi le général a-t-il perdu son temps pour le contenir ? Un seul ordre nous aurait suffi pour préserver notre honneur ! ", précisa notre informateur.

Effectivement, des investigations de Kodro, accompagné de son berger allemand, M. Yves Sanghamy est revenu depuis plusieurs fois "terroriser la Gendarmerie nationale ".

À chacun de ses passages, en soirée, l’électricité a été coupée dans le secteur de la Gendarmerie.

"Par exemple, vendredi soir, à 18h00, 19h00 et 21h00, nous avons subi un délestage inexpliqué alors que M. Yves Sanghamy revenait à l’assaut ", confirma un jeune officier de la Gendarmerie nationale.

Avec "l’explosion sociale ", kodro constate que le centre de décision de la galaxie patassiste est éclaté. La Présidence ne maîtrise plus l’effectivité du pouvoir. Cette déperdition est appréciable quant à la chute attendue du régime vomi par les Centrafricains.

C’est dans un tel contexte que le "plaisantin terroriste Sanghamy ", membre à part entière du "quatuor criminel ", excelle dans la représentation de sa faction. Et dans la configuration des forces prétoriennes, les Codos tchadiens demeureraient les plus fidèles des éléments.

"Le quatuor criminel tenterait tout pour se les ravir afin de se ménager une possibilité de négociation avec les forces vives très prochainement. Conscients de la fin de leur poulain Patassé et n’ayant aucune pièce maîtresse sous la main à cet effet, ces hommes du président pensent qu’ils leur suffiraient de jouer la pression criminelle pour échapper à la vindicte populaire ", affirme un responsable du Flambeau centrafricain qui poursuit, "il serait beaucoup plus simple qu’ils réalisent qu’ils doivent partir dans l’honneur. Bientôt il sera trop tard ! "

© kodro, décembre

 

 

Négociations avec les partisans de Bozizé sous l'égide de Lamine Cissé

 

BANGUI, 3 nov (AFP) - 17h54 - Des négociations avec les partisans du général François Bozizé, qui se sont opposés samedi par les armes à l'arrestation de l'ancien chef d'état-major des armées, ont été engagées par le représentant en Centrafrique de l'ONU, Lamine Cissé, selon une source proche des négociateurs.

A la suite de l'intervention du général sénégalais, des généraux centrafricains ont rencontré dans l'après-midi les militaires qui défendent depuis vendredi soir l'accès à la résidence du général Bozizé, au nord de la capitale Bangui, a-t-on indiqué de même source.

Le représentant onusien, nommé en juillet dernier à Bangui, aurait lui-même contacté les deux parties adverses pour "éviter un affrontement", a précisé la même source selon laquelle les négociations sont toujours en cours.

Les partisans du général Bozizé, à l'origine des coups de feu entendus dans la nuit de vendredi à samedi à proximité de son domicile, ont par ailleurs levé leur barrage érigé au Kilomètre 10, situé sur la sortie nord de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Ces soldats restaient en revanche toujours positionnés aux environs de la résidence du général Bozizé.

La circulation était également en partie rétablie pour les véhicules civils, tandis que les forces loyalistes qui se sont heurtées aux militaires rebelles se sont elles aussi repliées dans leurs casernements, a constaté l'AFP.

Le gouvernement, dont plusieurs membres appartiennent à l'ethnie Gbaya du général Bozizé, souhaite "un apaisement de la situation", a indiqué à l'AFP une source proche du gouvernement.

Les tensions apparues lors de la tentative d'arrestation de l'ancien chef d'état-major des Forces armées centrafricaines (FACA), limogé le 26 octobre, résultent d'une "incompréhension", a-t-on précisé de même source.

L'entourage du général Bozizé, sous le coup d'un mandat d'arrêt émis par la commission d'enquête mixte chargée de faire la lumière sur le coup d'Etat manqué du 28 mai dernier, aurait perçu un danger pour la sécurité personnelle de l'ancien chef d'état-major, considéré comme un homme fort de l'armée centrafricaine.

Ce dernier, qui avait déjà été entendu par la commission d'enquête, était pourtant, selon la même source, disposé à se rendre auprès de cette commission pour répondre des charges pesant contre lui.

 

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Vers l'apaisement après une journée de tension autour du général Bozizé

 

BANGUI, 3 nov (AFP) - 18h32 - La situation semblait s'apaiser samedi soir au nord de la capitale centrafricaine Bangui, après une journée de tension entre les autorités et des militaires proches de l'ancien chef d'état-major des armées, le général François Bozizé, qui ont fait barrage à son arrestation.

Le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en Centrafrique, le général Lamine Cissé, s'est personnellement impliqué dans une médiation pour éviter que cette situation ne tourne à l'affrontement meurtrier et ne débouche sur une nouvelle mutinerie, a-t-on appris de sources concordantes.

Dans la nuit de vendredi à samedi, plusieurs dizaines de militaires du Bataillon d'infanterie territoriale (BIT), membres comme M. Bozizé de l'ethnie Gbaya, ont procédé à des tirs d'intimidation nourris à l'arme légère et lourde.

Retranchés aux abords de la résidence de M. Bozizé qui jouxte leur caserne, située à une dizaine de km du centre-ville, ils entendaient protéger l'ancien chef d'état-major des forces armées, limogé le 26 octobre, contre des militaires venus l'arrêter en vertu d'un mandat d'arrêt délivré vendredi par la justice centrafricaine.

Les tirs ont cessé au lever du jour, laissant place à un face-à-face entre les partisans de l'ancien chef d'état-major, qui avaient établi un barrage bloquant la sortie nord de Bangui vers le Cameroun et le Tchad, et les forces loyalistes, distantes d'un kilomètre.

En cours d'après-midi, les partisans du général Bozizé ont levé leur barrage pour se regrouper aux alentours de sa résidence, tandis que les forces loyalistes se sont retirées de leurs positions pour regagner leurs casernes ou sécuriser les grands carrefours de la capitale, a constaté le correspondant de l'AFP.

Selon une source proche de la médiation, le général Bozizé n'était pas personnellement opposé à son arrestation, mais des membres de son entourage l'en ont dissuadé, craignant pour son intégrité physique.

"Le président Patassé a assuré au général Lamine Cissé qu'il était prêt à garantir la sécurité de M. Bozizé", a indiqué à l'AFP une source officielle centrafricaine ayant requis l'anonymat.

Vendredi soir, la Commission nationale mixte d'enquête judiciaire, chargée de faire la lumière sur le putsch manqué du 28 mai, avait délivré un mandat d'arrêt contre le général Bozizé après avoir découvert une importante quantité d'armes "de tout calibre" dans trois domiciles privés de la capitale.

Ces perquisitions ont été menées "suite à des informations concordantes parvenues à la Commission (...) faisant état d'actes de violence en cours de préparation dont l'exécution serait imminente", a indiqué samedi matin la présidence centrafricaine dans un communiqué.

Chef d'état-major des armées depuis la 2ème mutinerie de 1996, M. Bozizé a été limogé le 26 octobre à l'occasion d'un important train de nominations à la tête de l'armée, venant compléter les remplacements, fin août, des ministres en charge de la sécurité et de la défense du pays.

Le régime entendait tirer les leçons de ses carences sécuritaires apparues lors du putsch manqué et reprendre l'armée en main.

Contrairement à l'ancien ministre de la Défense Jean-Jacques Démafouth, limogé et arrêté le 26 août dernier pour avoir, selon la Commission d'enquête, ourdi son propre complot contre le président Patassé, François Bozizé n'avait pas encore été inquiété judiciairement. Il avait cependant été entendu par la commission d'enquête.

Véritable homme fort de l'armée jusqu'à son éviction, il faisait l'objet depuis plusieurs semaines de rumeurs lui prêtant des velléités putschistes, qu'il a démenties en se disant victime de malveillances.

Le reste de la capitale centrafricaine n'a pas été perturbé par cette journée de tension survenue cinq mois après le coup d'Etat manqué du 28 mai, attribué par Bangui à l'ancien président André Kolingba et à d'anciens officiers mutins de l'ethnie Yakoma. Aucun signe de nervosité n'a été relevé aux alentours des autres casernes.

La sécurité a été renforcée autour de la résidence du président Ange-Félix Patassé et l'avenue qui la longe interdite à la circulation.

 

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Nuit calme à Bangui mais tension autour de la résidence du général Bozizé

 

BANGUI, 4 nov (AFP) - 10h26 - Le calme a régné durant la nuit de samedi à dimanche à Bangui, où aucun tir d'armes à feu n'a été entendu, mais la situation demeurait tendue autour de la résidence du général François Bozizé, ancien chef d'état-major des armées, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les militaires partisans du général Bozizé, sous le coup d'un mandat d'amener délivré vendredi par la Commission d'enquête mixte sur le coup d'Etat manqué du 28 mai dernier, ont à nouveau érigé un barrage sur la route menant à son domicile, à la sortie nord de Bangui.

Les seules forces loyalistes visibles dimanche à proximité des militaires rebelles font partie de l'Unité de sécurité présidentielle. Dotés d'un véhicule de transport de troupe blindé et d'un véhicule 4X4 équipé de mortier, ces soldats étaient postés à quelques centaines de mètres plus au sud, au quartier Gobongo.

Les partisans de l'ancien chef d'état-major n'avaient pas hésité à tirer dans la nuit de vendredi à samedi pour s'opposer à l'arrestation de l'ancien chef d'état-major, considéré jusqu'à son limogeage le 26 octobre comme l'homme fort de l'armée centrafricaine.

Samedi, la situation tendait vers l'apaisement avec la levée du barrage établi à la sortie nord de Bangui par les partisans du général Bozizé et surtout l'ouverture de négociations sous l'égide du représentant de l'ONU en Centrafrique, Lamine Cissé.

Ces négociations, jugées "positives" samedi soir par la présidence centrafricaine, doivent se poursuivre dimanche, tandis qu'un "comité des sages", composé de notables issus de la même région et de la même ethnie Gbaya que le général Bozizé, pourrait prendre contact avec lui dans la journée.

 

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KODRO KASSAï (BANGUI - CENTRAFRIQUE) – 05 janvier 2001 01h30

APPEL A L’ARMEE NATIONALE CENTRAFRICAINE

Officiers Généraux, Officiers Supérieurs, Officiers Subalternes, Hommes de rang, Gendarmes, Sapeurs et Matelots. Que tu sois FACA, de la Gendarmerie Nationale, du BSPC, des Forces Navales, de l’USP, cet appel te concerne. Que tu sois Souma, Sara, Talé, Dagba, Kaba, Gbanou, Mandja, Banda, Yakoma, Gbanziri, Gbaya, Gbaka, Gbougbou, Hali, Mbati etc.….Cet appel te concerne.

Vaillants soldats de Centrafrique, écoutes- tu les pleurs et cris du peuple centrafricain ? Ecoutes – tu les gémissements, les lamentations : du paysan, de l’éleveur, du commerçant, du fonctionnaire, de l’enseignant , de l’étudiant , de l’élève, du boubanguéré, du syndicaliste, de l’ homme politique ? Ces cris de désolation, de désespoir et de détresse te parviennent-ils ? Où es-tu, vaillant soldat de Centrafrique, en vain le peuple t’appelle, qu’attends-tu ? Réveille-toi.

Voilà plus de sept ans que le peuple est opprimé par le mensonge, la corruption, la gabegie, la torture, les assassinats, l’ arbitraire, le népotisme, le tribalisme, la prédation, la délation, la confiscation de l’accès aux médias etc.… Tel un rouleau compresseur, le peuple est écrasé, embastillé, embrigadé.

Oui, on dira que tu es Républicaine, légaliste, mais y a t – il encore une République et un pouvoir légal en Centrafrique ?

Regarde ce que Patassé et son régime ont fait de ton Armée, une Armée de criminelles, de miliciens, de tortionnaires. Une Armée où il faut rouer de coups, opprimer, torturer, tuer ou accomplir des actes de basses besognes pour avoir galons, décorations et postes de responsabilités. Comment peux-tu accepter que certains passent 10 à 15 ans dans un grade, alors que d’autres sont passés de Commandant à Général en moins de 6 ans !

Descendants des Mandaba, Banza, Mbongo, Obrou, Zatao, Lingoupou, Mandet, Kolégnako, Zoukongo, Izamo, l’heure est venue pour toi de sauver la République. L’heure est venue pour toi de mettre fin à cette démocratie façade. L’heure est venue pour toi de mettre fin à ce régime de prédation.

En ces instants, tu ne peux compter que sur toi. Comme un seul homme, lève-toi, pour bouter hors du pouvoir ce régime honnit du peuple. Transcende ton appartenance ethnique, tes petites querelles de personne, tes petites situations, tes petits avantages, pour sauver la nation en péril, pour demain jeter les bases d’une véritable démocratie et d’une véritable Armée d’élite, Républicaine et pluriethnique grâce à une alternance en douceur.

Quant à ceux qui aiguisent leurs armes pour opprimer, torturer et tuer le peuple, qu’ils sachent que comme en 1986, lors du procès Bokasa, ils devront répondre de leurs actes devant le peuple Centrafricain. Le zèle des Ndjadder, Sabanglé, et autres sbires de la police, le l’ USP, des FACA ou de la Gendarmerie ne doit point t’effrayer. Car sache que derrière chaque action de terreurs, de crimes ou d’oppressions, il y aura toujours un témoin pour les observer. Lorsque Patassé s’enfuira avec toute sa famille, ils se retouveront seuls face à la colère du peuple et de leurs frères d’armes, cela a été le cas des Mobutu, Lissouba, Wanké, Abacha et autres Bédié. Il est temps pour ces frères égarés de rejoindre le train du changement, car demain il sera trop tard. On ne lutte pas contre le destin et la roue de l’histoire (à bon entendeur salut).

Vaillant soldat de Centrafrique, te tairas-tu encore longtemps face à la venue de Codos et autres aventuriers, dont le but est de faire couler le sang de tes frères et sœurs ? Comment peux-tu accepter la collaboration avec des unités miliciennes telles la SPSC, les Karakos et autres Balawa ? Où est donc passer ta dignité, ton honneur, ton sens de la Patrie, soldat de Centrafrique ?

Vaillants fils et filles de Centrafrique, l’heure est venue pour toi de prendre tes responsabilités car demain il sera trop tard, tu connais la nature de ce régime, lorsqu’il est aux abois, il cherche à gagner du temps pour mieux opprimer et sévir par la suite.

Ne te trompe pas ce qui se prépare est grave, une véritable misse à mort de ton Armée se prépare, ce régime veut d’abord en finir avec les hommes politiques et les syndicats avant de s’occuper de toi. Les extrémistes patassistes sont décidés à créer leur Gouvernement, leur Armée, leurs institutions, en définitive, la République Mlpciste et celles des alliés alimentaires (dixit Kayombounou 12.12.2000). Ce n’est qu’une question d’argent et de temps. Ce ne sont pas les agitations des Dologuélé et autres Demafouth qui doivent te tromper, le vent de l’extrémisme les balayera très bientôt. (dixit Kayombounou 12.12.2000).

Debout, Officiers, sous –officiers, hommes de rang, matelots, pompiers. Comme un seul Homme, boutons hors du pouvoir Patassé et son régime de division, de destruction, d’exclusion et d’aliénation du peuple Centrafricain. Le peuple te regarde et attend avec impatience, l’avènement de l’alternance salvatrice.

Vive l’Armée Nationale Centrafricaine

© 2001, kodro

 

Poursuite des pourparlers à Bangui après la tentative d'arrestation de Bozizé

 

BANGUI, 4 nov (AFP) - 18h32 - Bangui semblait avoir retrouvé son calme dimanche au lendemain de la tentative d'arrestation de l'ex-chef d'état-major des armées, le général François Bozizé, et dont l'issue faisait toujours l'objet de pourparlers menés par le représentant de l'ONU en Centrafrique, Lamine Cissé.

Si quelques coups de feu sporadiques ont encore émaillé la journée de dimanche, les négociations se sont toutefois poursuivies dimanche après-midi pour désamorcer la crise entre des militaires partisans du général Bozizé et d'autres militaires des Forces armées centrafricaines (FACA), soutenus par l'Unité de sécurité présidentielle.

Les soldats loyalistes, qui entendaient interpeller M. Bozizé en vertu d'un mandat d'amener délivré par la Commission mixte d'enquête judiciaire sur la tentative de coup d'Etat manquée du 28 mai dernier, avaient en effet essuyé dans la nuit de vendredi à samedi des tirs d'intimidation nourris à l'arme légère et lourde.

Devant cette résistance imprévue, les FACA ont préféré battre en retraite, laissant leurs adversaires - plusieurs dizaines de militaires du Bataillon d'infanterie territoriale (BIT) - se retrancher à proximité du domicile du général Bozizé, à la sortie nord de Bangui.

Ces partisans de l'ancien chef d'état-major, membre comme lui de l'ethnie Gbaya, ont également érigé un barrage sommaire sur la principale voie d'accès à ce quartier, à une dizaine de kilomètres du centre-ville.

Une première rencontre de deux heures entre le représentant de l'ONU et le général Bozizé avait permis samedi après-midi de désamorcer les tensions, provocant même une levée temporaire du barrage et l'arrêt des tirs intempestifs jusqu'à dimanche.

Durant cette rencontre, jugée "positive" par la présidence, le général sénégalais Cissé a pu rassurer l'ancien chef d'état-major, limogé le 26 octobre dans le cadre d'un important train de nominations à la tête de l'armée à la suite de la tentative de putsch du 28 mai.

Son entourage, qui soupçonne une "manoeuvre politique", craignait d'autant plus pour son "intégrité physique" que sa tentative d'arrestation avait été précédée de l'annonce par la présidence centrafricaine d'une découverte de caches d'armes dans des domiciles privés, a expliqué à l'AFP un des partisans de M. Bozizé.

"Il n'est pas évident qu'il y ait un lien direct entre ces armes et le général Bozizé", a assuré par la suite à l'AFP une source officielle.

Les autorités centrafricaines, qui parlent désormais d'"incompréhension" et semblent vouloir calmer le jeu, auraient commis une "maladresse", selon un observateur étranger qui envisage plutôt "un dénouement en douceur" qu'un véritable affrontement armé dans un pays encore meurtri par trois mutineries en 1996-1997, sans compter la récente tentative de coup d'Etat.

Cette analyse semble confortée par l'attitude des forces loyalistes qui se contentent toujours de sécuriser les principaux axes de la capitale et la résidence du président Ange-Félix Patassé, également protégé depuis mai par des soldats libyens.

L'évolution des négociations semblaient néanmoins encore incertaine dimanche en fin de journée, alors que le représentant des Nations unies poursuivait son entretien par téléphone avec le général Bozizé, selon le porte-parole de la présidence, Prosper Ndouba.

Lamine Cissé devait initialement se rendre au domicile de l'ancien chef d'état-major en compagnie d'un "comité de sages" composé de notables de la même région que le général Bozizé, l'Ouham.

L'issue de ces pourparlers est d'autant plus importante que la Centrafrique ne peut se permettre une nouvelle crise majeure à la veille d'une visite d'une délégation du Fonds monétaires international (FMI), prévue le 11 novembre prochain.

Les préfectures de l'Ouham et de l'Ouham-Pendé (ouest), d'où sont originaires le groupe ethnique Gbaya, sont également les plus peuplées du pays, notent les observateurs, rappelant qu'elles étaient considérés jusqu'à présent comme des fiefs électoraux du président Patassé, membre d'un groupe proche des Gbaya.

 

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L'Express du 12/04/2004
Franc-maçonnerie, Les loges, héritières de la «Françafrique»

par Virginie Gomez, Christine Holzbauer

La plupart des chefs d'Etat d'Afrique centrale sont initiés. Les obédiences africaines et françaises entretiennent des liens étroits

Rituels, solidarité entre «frères», garantie de disposer d'un réseau de contacts en métropole, la franc-maçonnerie avait toutes les qualités requises pour une acclimatation tropicale. Très tôt, les autorités coloniales ont vu le parti qu'elles pouvaient tirer de l'initiation des pontes africains. En retour, la protection maçonnique leur fut souvent utile: c'est, dit-on, à sa qualité d'initié que Léon M'Ba, premier président gabonais, dut son sauvetage par l'armée française lors du coup d'Etat de 1964. Plusieurs ministres français de la Coopération et autres «MM. Afrique» appartenaient à une loge maçonnique: Jacques Godfrain, Bernard Debré, Guy Penne.

 

Aujourd'hui, la franc-maçonnerie reste «le dernier réseau des réseaux franco-africains», souligne Antoine Glaser, directeur de rédaction de La Lettre du continent. La majorité des chefs d'Etat d'Afrique centrale ont été initiés. «La tendance à l'initiation des hautes personnalités se renforce», confirme un membre du GoLuc (Grand Orient et Loges unis du Cameroun). En dépit de la discrétion du président Paul Biya sur ses relations, le Cameroun est un haut lieu de la franc-maçonnerie. «J'ai rencontré des ministres en France parce qu'un franc-maçon d'ici a pris son téléphone. Le ton décontracté de la conversation m'a stupéfié», rapporte un membre du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir. «Dans le gouvernement, je ne vois pas un seul ministre RDPC qui ne soit pas maçon», confie un autre homme politique.

 

Le nombre de francs-maçons camerounais est estimé à 500, contre 800 pour les deux loges nationales gabonaises, la Grande Loge symbolique - ex-Grand Rite équatorial (GRE) fondé par Omar Bongo en 1975 et récemment rebaptisée - et la Grande Loge du Gabon. La création d'une loge nationale nécessite le parrainage d'une loge à l'étranger. Sur ce terrain, le Grand Orient de tradition française, plutôt à gauche, et la Grande Loge nationale française (GNLF) de tradition anglo-saxonne, marquée à droite, de réputation plus affairiste, se concurrencent. Mais les loges africaines se sont émancipées pour entrer à leur tour dans les luttes d'influence. «Il y a eu une vive compétition entre le Gabon et le Congo pour initier le nouveau président centrafricain François Bozizé, remarque Antoine Glaser. Des gens comme Omar Bongo souhaitent créer une grande franc- maçonnerie africaine.» L'importance accordée au respect de la tradition a tendance à éloigner les Africains des obédiences européennes: «Je ne peux pas imaginer aller à une tenue sans tablier, s'insurge un maçon gabonais. En Europe, on a tendance à s'en moquer.»


Une appartenance censée ouvrir des portes

Au niveau national, les loges restent un instrument de pouvoir. «Les jeunes sont encadrés par un parrain régional et un grand frère initiateur, c'est un maillage très serré», explique Antoine Glaser. En retour, l'appartenance à l'obédience est censée ouvrir des portes, permettre d'obtenir des marchés ou des passe-droits. Mais le prestige de l'ordre s'est terni. Un ancien membre du GRE affirme avoir pris ses distances avec la loge après s'être rendu compte de son «degré de vénalité». «C'est une porte d'entrée obligée vers certaines positions sociales, déclare-il. Du temps où j'étais initié, on n'avait pas le droit de le dire; aujourd'hui, n'importe qui vous sert la main et vous fait le signe.»

 

Africaine ou européenne, la franc- maçonnerie inquiète les non-initiés. Un ministre camerounais l'associe aux réseaux corses ou à l'affaire Elf, «qui incarnent l'aspect le plus rétrograde de la «Françafrique»». Protaïs Ayangma, grand maître du GoLuc de 1998 à 2000, s'amuse des fantasmes qu'inspirent l'équerre et le compas. «Certains pensent que je suis à la tête de mon entreprise parce que je suis un diable.» Selon lui, la franc-maçonnerie n'a pas l'influence qu'on lui prête. Sinon, n'aurait-elle pas été plus efficace dans ses tentatives de médiation? Un comité des puissances maçonniques d'Afrique centrale avait bien tenté d'intervenir entre Denis Sassou-Nguesso et Pascal Lissouba lors du conflit congolais, mais il est aujourd'hui dans un «état léthargique». La franc-maçonnerie serait plus mise à profit pour se rendre de menus services entre frères que pour favoriser de grands desseins diplomatiques. Reste que même les non-initiés ont leur missi dominici maçon. A l'instar de Laurent Gbagbo, dont l'oncle, Laurent Ottro, est affilié à la GLNF.

 

 

A Cannes, dans le sud de la France. L'événement-phare de cette grand-messe est incontestablement la présence de plusieurs dirigeants africains accueillis en grande pompe sur la Croisette.

Dans le hall du grand hôtel où se déroulent certaines cérémonies de ce 90e anniversaire, on peut voir, projetées en boucle, les images de l'arrivée de deux invités d'honneur : Omar Bongo Ondimba et Denis Sassou Nguesso. Les dirigeants gabonais et congolais sont filmés à leur arrivée en avion, descendant la passerelle, accompagnés du grand maître de la Glnf, Jean-Charles Foellner, qui affiche un large sourire.

Sur le papier, les Africains ne représentent qu'une petite partie des 3 000 délégués venus des quatre coins du monde pour célébrer l'anniversaire de ce courant franc-maçon né en 1913. Mais la présence des chefs d'Etat gabonais et congolais, auxquels s'ajoute le Premier ministre nigérien et de nombreux hauts fonctionnaires africains, montre à quel point la Glnf regarde vers le continent africain. La plupart des chefs d'Etat africains initiés depuis quinze ans, la Grande loge nationale française recrute de manière effrénée dans cette région du monde. En particulier dans les cercles du pouvoir. La plupart des chefs d'Etat d'Afrique centrale ont été initiés ces dernières années. Le pionnier, en la matière, a été Omar Bongo. Issu du Grand orient de France, il est passé voici une vingtaine d'années à la Grande loge nationale française (Glnf) et a fondé sa propre loge. Au Congo, Denis Sassou Nguesso a également créé sa propre loge, affiliée à la Glnf, à laquelle la plupart des hauts responsables sont priés d'appartenir. Le dernier initié en date étant, de source maçonnique, le président centrafricain François Bozizé.

Mais l'Afrique de l'Ouest n'est pas en reste. Elle compte de nombreux «frères» affiliés à la Glnf au sommet du pouvoir, au Burkina Faso, au Mali, mais aussi dans l'entourage du chef de l'Etat ivoirien. Et ces derniers mois, le Grand Maître Foellner a multiplié les déplacements en Afrique, notamment au Congo et au Burkina Faso, où des contacts auraient été pris à propos de la crise ivoirienne.

Pourquoi ce soudain intérêt des dirigeants africains pour ce courant plutôt qu'un autre ? Dans l'entourage du Grand Maître, on jure la main sur le coeur qu'il n'y a «aucun opportunisme» et que les chefs d'Etat aussi peuvent être en quête de réponse à des questions métaphysiques. Mais plus prosaïquement, dans une Afrique qui a de moins en moins bonne presse en Occident, l'affiliation à ce genre de confrérie offre, à l'évidence, des ouvertures dans les milieux politiques ou économiques, notamment en France.

Cela dit, la place croissante que prennent les dirigeants du continent africain ne fait pas forcément l'unanimité parmi les délégués présents à Cannes. En privé, certains «frères», issus des oppositions africaines, ne cachent pas leur mécontentement face à l'accueil réservé à des présidents dont ils brocardent le bilan en matière de démocratie et de droits humains.

(Wal Fadjri/ Allafrica.com - Toutes nos sources) ajoutée le 2003