REACTION de Félicen depuis BG :

 

Merci à MTECH d’avoir posté   cet article sur les tarifs de visas encaissé par l’ambassade de France sur Centrafrique.com .  Cependant, il est important d’attirer l’attention du lecteur sur  un aspect essentiel de cette affaire. Il ne s’agit aucunement de s’en prendre à l’Etat Français. L’article posté sur Centrafrique.com dénonce l’attitude méprisante du personnel consulaire de l’Ambassade de France si j’ai bien compris. En effet, on peut constaté un vrai un dédain de la part de ce personnel qui se croit permis de traiter le noir comme du temps de la colonisation, oubliant en passant, que les rapports entre les deux pays sont de nature demandant un respect mutuel qui caractérise les grands pays démocratiques de ce monde. La diplomatie, c’est aussi l’art du respect du partenaire malgré sa faiblesse économique.   

 

En tant qu’ancien étudiant ayant vécu en France et par voie de conséquence étant habitué à la problématique de visa d’entrée en France ainsi que les autres problèmes liés à la fameuse carte de séjours, je dois affirmer  que les expériences vécus au consulat à Bangui relève purement et simplement de la responsabilité de  nos parlementaires, anciens et nouveaux. Je suis en droit de me demander ce que la plupart de ces parlementaires ont fait ou font du sujet dans l’exercice de leur fonction de parlementaire, c'est-à-dire quand ils sont députés ou pour les anciens parlementaires, quant ils étaient députés

 

Le Centrafricain normal de bonne mémoire se rappellera que l’ancien Président Ange Félix PATASSE par exemple était revenu au pays de son premier exil avec un Laisser-Passer.  Mais une fois devenu Président, ce dernier n’avait jamais cherché à résoudre les problèmes liés à l’expiration d’un passeport Centrafricain à l’Etranger. Inutile de mentionner que le problème de traitement méprisante dont il est question ne date pas d’aujourd’hui. Ainsi nos anciens parlementaires viennent de faire une expérience qui n’est qu’une résultante directe de leur légèreté voir de leur petitesse d’esprit dans la gestion des questions relatives à la nationalité, à l’autorité et au respect culturel Centrafricain. Car pour se faire respecter, il faut d’abord mettre les bases du respect dans l’élaboration d’une  déontologie du comportement. Or nos dirigeants prennent goûts à se faire corrompre par les Libanais et les Français vivants à Bangui quand ils sont en fonction et oublient au moment des faits qu’un jour, ils deviendront simples citoyens susceptibles de demander des Visas et autres services publics.

 

France policière ou politique aura compris qu’il est question du comportement méprisant leur personnel qui n’a aucun égard pour l’homme Noir.

 

Les politiciens Centrafricains  auront pris conscience que l’expérience vécu pour le groupe des anciens parlementaires n’est pas étranger à leur comportement lors de leur passage au pouvoir

 

Enfin, les postulants à politique Centrafricaine , ceux au pouvoir présent ou avenir se doivent d’introduise cet incident dans la liste des « Leçons politiques »  car on est toujours victime de ses propres comportements

 

En conclusion, si nos anciens parlementaires avaient gérés la question de l’immigration avec intelligence, demander un Visa ne saurait représenter une occasion pour se faire humilier  voir  se faire insulter par un personnel Consulaire de l’ambassade de France fût-il Premier Conseiller

 

Félicien Dogbeme (nom changé par MTECH)