Réaction relative à la
DÉCLARATION DU BUREAU POLITIQUE DU FODEM Relative à la situation
politique nationale (FODEM 25/09/2007 : publié sur http://www.africatime.com/Centrafrique/popup.asp?no_nouvelle=351041
)
LE FODEM est un
parti légalement reconnu avec des membres siègeant à l'assemblée nationale et
son Président detenant un des portefueilles clé dans le gouvernement. Le FODEM
n’est pas un parti d’opposition.
Il est très
difficile pour le commun des mortels de comprendre que c'est seulement
avec la crise juridique entre la cour constitutionelle et l'exécutif d'une part
et le rapport d’une O.N.G. américaine, Human Rights Watch (H.R.W.), soutenu
par Amnesty International ou encore le dernier rapport de Transparency
International sur classement annuel du degré de perception de corruption, que
le FODEM découvre les réalités centrafricaines et retrouve sa parole en tant que parti politique.
On doit se demander pour
quelle raison le centrafricain devra continuer à crédibiliser les
partis politiques Centrafricains et leurs députés alors qu’il faut toujours
une organisation étrangère pour dénnoncer les abus que vit le peuple
Centrafricain. Quel est le rôle d’un parti politique en centrafrique?
Le FODEM, par
l'intermédiaire de son Président qui est ministre d’Etat, detient le ministère du développement rural,
chargé de l'Agriculture. Il est co-responsable des résultats de l'exécutif. Mais pourquoi Un pied dedans, un pied dehors?
DÉCLARATION DU
BUREAU POLITIQUE DU FODEM Relative à la situation politique nationale
(FODEM
25/09/2007)
L’appui décisif,
en novembre 2006 et mars 2007, des Forces Françaises aux Forces Armées
Centrafricaines (FACA), soutenues par la FOMUC, ayant permis d’endiguer la
menace que faisaient peser sur Bangui les rebelles du l’U.F.D.R., avait rendu
possible la signature des Accords de Paix du 02 février 2007 à Syrte, en Lybie,
avec le groupe rebelle d’Abdoulaye MISKINE, et du 13 avril 2007 à Birao, avec
Monsieur Zakaria DAMANE, au nom de l’U.F.D.R.
Les nominations
d’Abdoulaye MISKINE et de Zakaria DAMANE comme Conseillers à la Présidence de
la République, en apaisant la situation sécuritaire, ouvraient la voie au
Dialogue Politique Inclusif, incontournable porte de sortie de tout calcul
politique dommageable à la stabilité politique du pays.
Parallèlement à
la préparation du Dialogue Politique, cette paix des braves donnait toute
latitude au Gouvernement, pour préparer dans la sérénité son agenda économique
avec les Institutions Financières Internationales, notamment le passage du
dossier économique du pays devant les Conseils d’Administration du Fonds
Monétaire International et de la Banque Mondiale, les 27 et 28 septembre 2007,
avec, à la clé, l’admission au point de Décision de l’Initiative des Pays
Pauvres et Très Endettés (P.P.T.E.), et la Table Ronde du 26 octobre 2007 de
Bruxelles, avec, comme finalité un ballon d’oxygène financier pour les Projets
de Développement Economique.
La réussite d’un
tel programme constituerait la fin de dix années de traversée de désert de la
pauvreté et de la misère du Peuple Centrafricain.
Alors que le
paiement régulier des salaires assurait, depuis le retour à l’ordre
constitutionnel normal le 11 juin 2005, une paix sociale appréciée de tous les
Centrafricains, voilà que l’horizon politique, économique, social et
sécuritaire s’assombrit brusquement de lourds nuages porteurs de tous les
dangers :
1. Le rejet, par
Abdoulaye MISKINE, de sa nomination comme Conseiller à la Présidence de la
République et l’absence remarquée à son poste de responsabilité de Monsieur
Zakaria DAMANE, dont la signature a été récusée par une grande faction de
l’U.F.D.R., notamment ses dirigeants Abakar SABONE et Monsieur DJOTODIA, encore
détenus à Cotonou, au Bénin.
2. Le contentieux
opposant l’Etat Centrafricain à TOTAL, à la suite des réformes du secteur
pétrolier aval, avec des effets collatéraux sur la Cour Constitutionnelle et
des conséquences susceptibles d’affecter la SOCATRAF (Société Centrafricaine de
Transport Fluvial) et AIR France.
3. L’opposition du
Gouvernement à la transaction entre la Société de droit centrafricain URAMINES,
exploitant le gisement de l’uranium de Bakouma et la société française AREVA,
ayant acquis, le 03 août 2007, par une O.P.A. régulière à la Bourse de Londres,
l’ensemble des titres détenus par URAMINES dans ses mines d’uranium de
Centrafrique, d’Afrique du Sud et de Namibie, pour un montant de 2,5 milliards
de dollars US, soit 1.300 milliards de F. CFA.
Le Gouvernement
Centrafricain qui affirme, dans un communiqué officiel, avoir été tenu dans
l’ignorance de cette transaction, prétend qu’elle s’est faite contre les
intérêts du Peuple Centrafricain, alors qu’il s’est gardé d’informer le même
Peuple sur le contenu de la Convention Minière qu’il a signée le 26 février
2006 avec URAMINES, avec toutes les retombées financières en terme
de bonus.
4. Par ailleurs,
des rumeurs persistantes et concordantes font état de la suspension de l’Accord
de Coopération Militaire entre la France et notre pays, à la suite des
incidents du 14 juillet 2007 à la Résidence de France entre les éléments de la
Garde Présidentielle et les gendarmes français.
Les mêmes rumeurs
annoncent le prochain retrait des Forces Françaises positionnées à Birao et des
soldats tchadiens affectés à la sécurité du Chef de l’Etat et au Contingent de
la FOMUC.
Cette situation
expliquerait, selon les mêmes sources, l’arrivée à Bangui des soldats
sud-africains ou ougandais pour faire compenser le retrait des soldats français
et tchadiens.
5. La grève
d’avertissement de cinq jours, déclenchée le 17 septembre 2007, par la Centrale
Syndicale U.S.T.C., pour appuyer la revendication du paiement immédiat de deux
mois de salaires et l’apurement de huit mois d’arriérés, a eu des effets
néfastes dans les régies financières au moment même où les caisses de l’Etat,
vides, auraient grand besoin d’être renflouées.
6. Le Rapport
d’une O.N.G. américaine, Human Rights Watch (H.R.W.), soutenu par Amnesty
International, faisant état des atteintes massives aux Droits de l’Homme, avec
l’exécution sommaire des populations civiles des villes du Nord, l’incendie de
milliers de maisons, aussi bien par les Forces Armées Centrafricaines, la Garde
Présidentielle que les mouvements rebelles, est rendu public au moment même où
la Cour Pénale Internationale (C.P.I.) va débuter ses enquêtes, à la suite
d’une plainte déposée par le Gouvernement Centrafricain contre l’ancien
Président Ange Félix PATASSE et le congolais Jean-Pierre BEMBA, pour des
exactions similaires commises entre 2002 et 2003.
Après avoir longuement
débattu de l’ensemble de ces problèmes, le Bureau Politique du FODEM fait la
mise au point suivante :
1. S’agissant des
dossiers TOTAL et AREVA, il note avec satisfaction la volonté du Gouvernement
d’aboutir à des solutions négociées acceptables par toutes les parties.
Toutefois, il
exige, sur le dossier uranium, que le Gouvernement fasse œuvre de transparence
en publiant le contenu de la Convention Minière qu’il a signée avec URAMINES le
26 février 2006.
Il en va de sa
crédibilité et de la condition sine qua none du soutien de la Nation face à
AREVA.
Le cours mondial
de l’uranium ayant atteint un taux record, le gisement de Bakouma étant estimé
à plusieurs centaines de milliards de F. CFA, il est important que le
Gouvernement informe la population sur le cours auquel il a négocié avec
URAMINES, l’uranium dont l’exploitation devrait procurer à l’État les
ressources financières capables de mettre notre pays à l’abri des
conditionnalités des Institutions Financières Internationales et les moyens de
lui assurer l’ensemble de ses dépenses de souveraineté, notamment celles liées
au paiement, à terme échu, des salaires, pensions et bourses.
Pour ce qui est
de la crise provoquée au sein de la Cour Constitutionnelle par le dossier
TOTAL, du fait du choix de son Président de mettre sa Décision en délibéré
jusqu’en février 2008, contre l’Avis de la majorité des Conseillers, il va sans
dire qu’elle a perdu tout crédit et ses Membres n’ont que la démission
collective comme moyen de sauvegarder l’existence et l’image de la plus Haute
Institution Judiciaire de notre pays.
2. Le Bureau
Politique du FODEM voudrait solliciter du Chef de l’État qu’il rassure
rapidement les Centrafricains sur l’état des relations, au plan militaire,
entre la France, le Tchad et la République Centrafricaine, tout en situant la
Nation sur la nature de la présence des soldats sud-africains ou ougandais dans
notre pays.
3. Pour la
situation sécuritaire, l’ouverture rapide du Dialogue Politique, qui n’est plus
un Dialogue National, réunissant autour d’une Table Ronde, dans le cadre de la
Constitution du 27 décembre 2004, les Représentants du Gouvernement, les
Leaders des Partis Politiques de la Majorité et de l’Opposition, et tous les
Chefs des mouvements rebelles, avec un Ordre du Jour réaliste, dans un temps
limité, devrait permettre d’apporter les vraies solutions aux vrais problèmes
qui sèment la discorde entre les Centrafricains, afin de voir restauré un État
de Droit véritable et impartial, respectueux de la Constitution.
4. Une fois
encore, le Bureau Politique du FODEM note avec amertume, qu’en dépit de l’appel
pressent qu’il ne cesse de lancer en vue de concertations permanentes entre le
Chef de la Majorité Présidentielle et les Leaders Politiques qui soutiennent
son action, sur les grands problèmes d’intérêt national, force est de constater
que la culture de la méfiance qui pousse au cloisonnement des débats,
marginalisant l’ensemble des partis politiques de la Majorité, et donnant à une
poignée de personnes le pouvoir de réfléchir et d’agir à la place du plus grand
nombre, continue de produire des effets néfastes sur la Nation.
En effet, il
paraît incompréhensible, s’agissant des problèmes aigus comme les contentieux
avec TOTAL et AREVA, les difficultés de mise en application des Accords de Paix
signés avec les rebelles, l’éventuelle dissension entre la France, le Tchad et
notre pays, l’arrivée de soldats sud-africains ou ougandais, que le Chef de
l’Etat, Chef de la Majorité Présidentielle, n’ait pas encore jugé utile de
recevoir les dirigeants des Partis Politiques de la Majorité pour de plus
amples échanges d’informations. Une règle qui s’exécute dans toutes les
Démocraties et dans toute Majorité respectueuse des règles, même non écrites.
L’attention des
hauts responsables du pays, le Président de la République, celui de l’Assemblée
Nationale et le Chef du Gouvernement, est sollicitée pour créer les meilleures
conditions en vue de mettre fin au climat délétère en cours, où l’accumulation
des problèmes, sans solutions immédiates, ne jette, une fois encore, notre
pays, dans l’abîme où ont échoués tous les régimes précédents.
Fait à Bangui, le
24 septembre 2007
Pour le Bureau
Politique,
1er
Vice-Président, Porte Parole
© Copyright FODEM
Corruption: Rien n’a changé avec l’arrivé
de BOZIZE
L’organisation non-gouvernementale Transparency
International a rendu public mercredi son classement annuel du degré de
perception de corruption. L'indice, établi grâce à des sondages réalisés auprès
d'hommes d'affaires et de spécialistes, va de 10 pour un pays considéré comme
"propre" à zéro pour un pays perçu comme en proie à la corruption.
Les résultats en Afrique
centrale laissent perplexes. Pas de grandes évolutions par rapport à 2006, mais
une bonne nouvelle du côté du Gabon avec un indice plutôt encourageant.
Que dire en revanche des autres pays de la région. Catastrophique !
Guinée Equatoriale, Tchad, RDC, Congo, Centrafrique, Angola, Sao Tomé, Cameroun
demeurent parmi les nations les plus corrompues de la planète. Pas vraiment une
surprise.
Voici la liste dressée par Transparency International
=1. Danemark 9,4
=1. Finlande 9,4
=1. Nouvelle Zélande 9,4
=4. Singapour 9,3
=4. Suède 9,3
6. Islande 9,2
=7. Pays-Bas 9,0
=7. Suisse 9,0
=9. Canada 8,7
=9. Norvége 8,7
11. Australie 8,6
=12. Luxembourg 8,4
=12. Royaume Uni 8,4
14. Hong Kong 8,3
15. Autriche 8,1
16. Allemagne 7,8
=17. Irlande 7,5
=17. Japon 7,5
19. France 7,3
20. USA 7,2
21. Belgique 7,1
22. Chili 7,0
23. Barbade 6,9
24. Sainte Lucie 6,8
=25. Espagne 6,7
=25. Uruguay 6,7
27. Slovénie 6,6
=28. Estonie 6,5
=28. Portugal 6,5
=30. Israel 6,1
=30. Saint Vincent et Grenadines 6,1
32. Qatar 6,0
33. Malte 5,8
=34. Macao 5,7
=34. Taiwan 5,7
=34. Emirats Arabes Unis 5,7
37. La Dominique 5,6
38. Botswana 5,4
=39. Chypre 5,3
=39. Hongrie 5,3
=41. République Tchèque5,2
=41. Italie 5,2
=43. Malaisie 5,1
=43. Afrique du Sud 5,1
=43. Corée du Sud 5,1
=46. Bahrein 5,0
=46. Bhoutan 5,0
=46. Costa Rica 5,0
=49. Cap Vert 4,9
=49 Slovaquie 4,9
=51. Lettonie 4,8
=51. Lituanie 4,8
=53. Jordanie 4,7
=53. Maurice 4,7
=53. Oman 4,7
56. Grèce 4,6
=57. Namibie 4,5
=57. Samoa 4,5
=57. Seychelles 4,5
60. Koweit 4,3
=61. Cuba 4,2
=61. Pologne 4,2
=61. Tunisie 4,2
=64. Bulgarie 4,1
=64. Croatie 4,1
=64. Turquie 4,1
67. Salvador 4,0
68. Colombie 3,8
=69. Ghana 3,7
=69. Roumanie 3,7
71. Sénégal 3,6
72. Brésil 3,5
=72. Chine 3,5
=72. Inde 3,5
=72. Mexique 3,5
=72. Maroc 3,5
=72. Pérou 3,5
=72. Suriname 3,5
=79. Géorgie 3,4
=79. Grenade 3,4
=79. Arabie Saoudite 3,4
=79. Serbie 3,4
=79. Trinidad et Tobago3,4
=84. Bosnie 3,3
=84. Gabon 3,3
=84. Jamaïque 3,3
=84. Kiribati 3,3
=84. Lesotho 3,3
=84. Macédoine 3,3
=84. Maldives 3,3
=84. Monténegro 3,3
=84. Swaziland 3,3
=84. Thailande 3,3
=94. Madagascar 3,2
=94. Panama 3,2
=94. Sri Lanka 3,2
=94. Tanzanie 3,2
98. Vanuatu 3,1
=99. Algérie 3,0
=99. Arménie 3,0
=99. Bélize 3,0
=99. Rép. Dominicaine 3,0
=99. Liban 3,0
=99. Mongolie 3,0
=105. Albanie 2,9
=105. Argentine 2,9
=105. Bolivie 2,9
=105. Burkina Faso 2,9
=105. Djibouti 2,9
=105. Egypte 2,9
=111. Eritrée 2,8
=111. Guatemala 2,8
=111. Moldavie 2,8
=111. Mozambique 2,8
=111. Rwanda 2,8
=111. Iles Salomon 2,8
=111. Ouganda 2,8
=118. Benin 2,7
=118. Malawi 2,7
=118. Mali 2,7
=118. Sao Tome et Principe 2,7
=118. Ukraine 2,7
=123. Comores 2,6
=123. Guyane 2,6
=123. Mauritanie 2,6
=123. Nicaragua 2,6
=123. Niger 2,6
=123. Timor 2,6
=123. Vietnam 2,6
=123. Zambie 2,6
=131. Burundi 2,5
=131. Honduras 2,5
=131. Iran 2,5
=131. Libye 2,5
=131. Népal 2,5
=131. Philippines 2,5
=131. Yemen 2,5
=138. Cameroun 2,4
=138. Ethiopie 2,4
=138. Pakistan 2,4
=138. Paraguay 2,4
=138. Syrie 2,4
=143. Gambie 2,3
=143. Indonésie 2,3
=143. Russie 2,3
=143. Togo 2,3
=147. Angola 2,2
=147. Guinée-Bissau 2,2
=147. Nigeria 2,2
=150. Azerbaidjan 2,1
=150. Belarus 2,1
=150. République du Congo 2,1
=150. Côte d'Ivoire 2,1
=150. Equateur 2,1
=150. Kazakhstan 2,1
=150. Kenya 2,1
=150. Kyrgyzstan 2,1
=150. Liberia 2,1
=150. Sierra Leone 2,1
=150. Tadjikistan 2,1
=150. Zimbabwe 2,1
=162. Bangladesh 2,0
=162. Cambodge 2,0
=162. Rép. Centre Afrique
2,0
=162. Papouasie Nouvelle Guinée 2,0
=162. Turkménistan 2,0
=162. Venezuela 2,0
=168. Rép. Démocratique du Congo 1,9
=168. Guinée équatoriale 1,9
=168. Guinée 1,9
=168. Laos 1,9
=172. Afghanistan 1,8
=172. Tchad 1,8
=172. Soudan 1,8
=175. Tonga 1,7
=175. Ouzbékistan 1,7
=177. Haiti 1,6
=178. Irak 1,5
=179. Birmanie 1,4
=179. Somalie 1,4
Publié le 26 septembre 2007.