En attendant le rétablissement des lingas en RCA

 

Jean-Pierre MARA, Paris le 18 décembre 2006

 

Au temps des ancêtres, et même à l’époque coloniale, le Tam-Tam servait de téléphone. Un Vieillard perdu en forêt, pourrait être joint, rappeler et revenir

à la maison. Et voila, on a perdu tout ça car depuis l’introduction de la Gateway Unique dans le cadre de la politique de modernisation des infrastructure par le Ministre des Télécommunication, chargé des Nouvelles technologies , le système pénalise aussi bien les opérateurs nationaux de téléphones que les consommateurs qui sont des Centrafricains et l’Etat. Pendant ce temps, les responsables techniques continuent de bénéficier des privilèges économiques et sociaux liés à des prestations qu’ils n’offrent plus. Pour ne pas rester complice, nous cherchons à comprendre les raisons de cette inefficacité qui isole tout un pays coupé du reste du monde. Je n’ai donc pas besoin de rappeler les pertes en devises que cela implique pour le pays, car comment feront les investisseurs étrangers qui ne peuvent pas communiquer avec notre pays ou bien quand les transactions en devises ne peuvent pas avoir lieu en temps réel ? Comment fera un centrafricain de l’étranger pour faire un transfert Western Union pour sauver une vie dans ce pays sans salaire ? Quand un envoi Western Union n'est pas distribué en deux semaine, il est renvoyé à son expéditeur or tout économiste sait que les envoies Western Union constituent une entrée en devises. Quand on sait que notre le seul bureau de poste pour tout un pays encaisse, mais ne paie pas les mandats, on a le droit de vraiment s’inquiéter. L’état est perdant étant donné que la fréquence des envoies en devises par les ressortissants installés à l’étranger par Western Union connaît un ralentissement en cette période de fête. La Banque Mondiale estime que ces transferts représentent le double de l’aide publique accordées aux pays pauvres et représentent 10 fois l'aide publique accordée au développement par les pays riches. Les bénéficiaires d’envoie Western Union sont les premières victimes dans un pays où seuls certains ont le droit de vivre au détriment des autres, où l’éternelle question des salaires de mille jours et cents nuits de cauchemars est toujours d’actualité. Notons en passant que les bénéficiaires d’envoie Western Union dans un pays ou la question de la régularité du paiement des salaires est toujours d’actualité sont nombreux. Or dans la difficulté économique que connaît notre pays, tout envoi d'argent de l'étranger est un acte de sauvetage pour les plus démunis et constitue une source d'apaisement de la tension sociale.

 

 

Depuis presque un mois, les communications téléphoniques et faxsimilées (Télécopie) de l’étranger vers la République Centrafricaine sont « perturbées ». Dans ce pays, les télécoms fonctionnent comme chez le Nganga, ce guérisseur traditionnel qui, pour les besoins de la cause, pratique toute sorte de manœuvres chirurgicale.
Les responsables susceptibles de donner les raisons de ce disfonctionnement livrent des versions toutes contradictoires insinuant ou indexant des vagues pays étrangers. Puisque ceux-là connaissent les pays en questions, et donc les auteurs, qu’attendent-ils pour agir ? Mais en dehors de toutes considérations politiques, les explications données par les uns et les autres démontrent que ces responsables sont vraiment irresponsables, en s’attachant aux textes réglementaires qui privilégient des calculs statistiques et ignorant la rentabilité des opérateurs qui eux sont des opérateurs économiques et aussi créateurs d’emploie.
Si on se permet de raisonner en terme de gagnant-gagnant, perdant-perdant dans ce système voulu, l’état Centrafricain se retrouve au premier rang des perdants-perdants. Et c’est voulu ! Pour qu’elle cause ? Quant-on sait que quelque soit l’institution ou une simple entreprise, time is money et pour gagner de l’argent il faut vite communiquer, on ne comprend plus pourquoi nos responsables passent tout leur temps dans les couloirs d’hôtel à Paris.
Le disfonctionnement de la téléphonie vient de s’ajouter au récurent problème de distribution d’eau potable, de l’électricité et des routes. Toutes ces infrastructures entravent fortement la volonté d’investissement dans un pays qui ne cesse de demander aux étrangers de venir investir en République Centrafricaine. Cette situation nous porte à se demander quel homme d’affaire est assez fou pour venir investir dans un pays sans infrastructure, d’où le besoin de faire prendre conscience au gouvernement que ces articles sur les infrastructures ne sont pas nécessairement écrit dans un but politique mais plutôt doit servir à prendre une mesure :

 

La télécommunication est une science très large dont les règles de fonctionnement sont exactes comme toute autre opération chirurgicale ou calcul de tir d’artillerie. La maîtrise de la technologie des télécommunications ne se décrite pas. Elle ne s’improvise pas non plus. Celle de notre pays a besoin d’une réglementation sérieuse qui respecte les engagements de la libéralisation et de la mondialisation dans lesquelles est engagée la République Centrafricaine. Elle ne peut pas se définir en économie étatique après  s’être  ouverte à la concurrence. Pour le vouloir politique de canaliser toues les communications vers le République Centrafricaine à travers une seule infrastructure imposée par l’ART reste politiquement anticonstitutionnel. Cette volonté de canalisation reste contra productive en terme politique de libéralisation du marché de la télécommunication.

 

 

 

Dans tous les pays du monde ou le téléphone existe, on pratique l’interconnexion et l’interception des communications sans que des problèmes de balances de paiement des interconnexions influencent la qualité des communications téléphoniques. La télécommunication est une science très large dont les règles de fonctionnement sont exactes comme toute autre opération chirurgicale ou comme calcul militaire de tir d’artillerie. La maîtrise de cette technologie ne se décrète pas. Elle ne s’improvise pas non plus

 

On peut pratiquer ces deux techniques sans obliger les opérateurs locaux de téléphonie à emprunter la mesure genre obligation d'un gateway Unique qui créent un bouchon d'étranglement.  Le Gateway Unique sert à tout sauf à faire gagner de l'argent à l'état et du temps aux opérateurs locaux de téléphones. En l’imposant, l’état se substitut aux opérateurs et crée une situation de monopole qui a été annulée par la libéralisation du marché des télécommunications tout en respectant les grandes lignes de fonctionnement des grands réseaux de télécommunications selon les règles mise en place par l’Union Internationale des Télécommunications. 

 

Etant donné que le problème de communication téléphonique se pose depuis deux mois, et que cela n'est devenu chronique que les deux dernières semaines, je pense que tous ces gens ont vécu ses difficultés de communication lors de leur passage sur Paris.

 

Quelques articles sur le sujet traités entre 2003 et 2006:

 

En 2003, La France avait encore ART comme autorité de régulation. Dans des discussions entre Centrafricains, il a été posté un document en Avril 2003 discutant de ll'impérieuse nécessité d'une bonne régulation Dans ce document, il était question de créer une autorité de Régulation de l' Informatique, des Postes et Télécommunication (ARIPT) chargé d'élaborer un nouveau code postal par localité ou ville, un nouveau plan de numérotation téléphonique fixe ou portable, et de gérer la délégation et l'administration de .CF qui constitue le Code internet de notre pays,
Au début de 2006, la France a suivi cette recommandation: l'ART est devenu Autorité de Régulation des Communications électroniques et des Postes en France

 

 

Toujours en 2003, il ya eu beaucoup de débats sur le fonctionnement de la SOCATEL: Dans une contribution posté par Henri NGOBITO le 14 Mai 2003, nous avions notamment discuté de la situation des entreprises para-publiques en général et de SOCATEL en particulier en relation avec le mauvais fonctionnement du téléphone .

 

 

Dans un atcile publié à Paris le 3 Mai 2006, la pratique consistant à obliger les opérateurs alternatifs à passer par un Gateway installer ou que ce soit a été jugé anti constitutionnel au vu de l’article de notre actuelle texte fondamentale entre autre dans son article 13.

 

 

 

Jean-Pierre MARA

Paris le 18 décembre 2006