L’Afrique restera à la laisse Télécom

Par JeaN-Pierre MARA, Ingénieur en Réseau de Télécommunication Nouvelle Génération, Paris le 17 Nov 2005

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Internet veut dire ICANN qui gouverne les ccTLD ces suffixes de domaines géographiques de haut niveau . Exemples: .fr pour la France, .de pour l'Allemagne. De .ac (Ascension Island), cf (Central African)  à .zw (Zimbabwe), il existe 247 country code Top Level Domaine (fin 2004, chiffre à comparer avec les 191 membres de l'ONU)  mais aujourd’hui certain pays comme la RCA ne peuvent pas vendre les noms de domaines gérés depuis leur pays, ce qui veut dire de l’argent frais qui manque pour payer les fonctionnaires. Nous espérons que la RCA a bien défendu les droits pour la RCA de vendre des noms de sites Internet CF en RCA et à l’Etranger lors du sommet de Tunis. Nous espérons aussi que la RCA a profité de l'occasion pour présenter à la BAD un programme de restructuration de son réseau télécom national. 

En claire si vous voulez avoir un site Web en RCA, le gouvernement devra donner la possibilité d’acheter votre nom de domaine genre vous permettant d’être identifier sur Internet par « www.votre_nom_de_domaine.cf »

 

Or, à lire les journaux Africains, Tunisien en particulier dont 70% des articles sont consacrés au Président Ben ALI , on présente les politique, comment ils sont bons et ce qu’ils ont fait pour les participants mais aucun mot n’est dit sur les stratégies des pays africains pour développer les infrastructures de télécommunication permettant l’accès Haut débit à Internet. Or le but de ce sommet aura été pourv Africains de thématiser le sujet des infrastructure d'accès qui pénalisent les Etats enclavés, pénaible couplée avec les difficultées pour certains poays comme la RCA d'utiliser leur suffix ccTLD(Country Code Top Level Domaine Name) sans lesquels il n'est pas possibilbe de réserver un Nom de Domaine lié à son pays tel www.rcagouv.cf

Monsieur Abdoulaye Wade présente un programme consistant à créer un fond de solidarité numérique pour l’Afrique. Le problème, c’est que sans l’existence d’une bonne infrastructure de transport télécoms en Afrique, tous les ordinateurs distribués par les riches dans les pays pauvres d’Afrique ne serviront pas à réduire la fracture numérique

 

Certes, l’Ordinateur est nécessaire pour accéder à l’autoroute d’information,  mais d’abord pour accéder à l’autoroute(c’est à dire les infrastructure de télécoms), il faut encore que les routes soient construites. Que ce soit en RCA ou dans tous les autres pays africains, aucun effort n’est consacré à la construction de lien haut débit en fibre optique pour relier chaque pays à internet. Pour réduire le prix de la communication téléphonique, il faut d’abord doter les infrastructures d’équipements permettant un accès à haut débit ce qui n’est pas le cas pour la plupart des pays africains.

Notons que les connexions satellites ne permettent pas une communication haut-débit. La seule solution fiable à long terme consiste à doter les Infrastructures de télécommunication de chaque d’équipement fibre optique et de relier chaque pays à Internet par câble optique. Une ceinture câble existe déjà dans l  (voir http://www.africacomputing.org/breve12.html)

Notons qu’un câble optique de 28.000 km relie l’Afrique au reste du monde !

Publié le jeudi 13 juin 2002 Un nouveau câble optique relie l’Afrique au reste du monde. Un consortium international de 36 entreprises avait mis en service un nouveau câble de télécommunications en fibre optique reliant le continent africain à l’Asie et l’Europe. Ce câble long de 28.000 km, qui a coûté près de 650 millions de dollars et devrait fonctionner 25 ans, part du Portugal pour faire le tour de l’Afrique et de l’Inde avant d’achever sa course en Malaisie. Ce réseau étant resté sous utilisé à la date d’aujourd’hui, le sommet de Tunis est en déphasage avec le discours de réduction de la fracture numérique. La vraie solution reste encore Africain et à cela aucun sommet africain ne changera grand chose.

 

Jean-Pierre MARA

Paris, France