Le Centrafrique et l'Informatique
par Jean-Pierre Mara, publié dans  l'Espoir sous le  Nr 004  en Décembre 1996

L'O.N.I. restera t-elle indéfiniment une consommatrice rudimentaire de l'informatique?
Est-il possible de faire de cette institution un organe de conception de solutions informatique
dans la sous-région?

Aujourd'hui partout dans le monde les hommes et les sociétés sont dépedants de leur informatique.
Dans ce secteur de la technologie, les opérateurs se mobilisent pour satisfaire les besoins crées par cette dépendance matérielle. Les banques nécessitent de plus en plus des infrastructures informatiques pour faciliter la transmission électronique des informations sur les transactions  journalières des succursales vers la centrale. Les organisations internationales ont besoin de telles infrastructures dans leurs villes de juridiction pour leur permettre de communiquer sous forme électronique avec les centrales basées à  New York, Berlin, Paris, Londre ou Génève. Grâce à l'informatique et aux réseaux intranets, instituts et universités à travers le monde  sont en mesure d'échanger rapidement leurs derniers résultats de recherches sur l'environnement, la santé ou sur l'agriculture par l'intermédiare de l'infrastructure que repreésente l'internet. Ainsi l'accès aux résultats de la recherche sur le Sida ou aux photographies sur l'état mondial de l'environnement  est aujourd'hui libre pour tous ceux qui disposent de l'infrastructure appropriée comme adresse internet, nom de domaine et outil de navigation de l'autoroute de l'information. Le développement de la technologie et l'avancée de l'utilisation de l'informatique en bureautique et son impact sur le fonctionnement de l'administration , ont amené beaucoup de pays à déployer de considérables efforts pour reformuler les réglementations sur l'utilisation de cet outil technologique. Aussi, en République Centrafricaine, la réorganisation et la restructuration de l'office national de l'informatique ( ONI) s'impose.  Les attributions et le système de fonctionnement de cet office reposent sur des considérations révolues.  Vu l'ampleur prise par l'utilisation de l'informatique, il est capital de reconsidérer les attributions de la dite institution et de reformuler son  système de fonctionnement en conséquence. Les besoins en communication et l'organisation de la bureautique sont de plus en plus orientés vers la télécommunication. Cette mutation aura forcément une influence sur la restructuration. Elle nécessite par conséquent la création d'un organe réglementaire des systèmes informatiques et des sociétés prestataires de services. L'Etat doit se doter d'un centre de calcul puissant, accessible et utilisable notamment par l'armée, la police, l'universitée et autres institutions intéressées par l'utilisation de l'outil informatique. Un tel objectif demande un savoir-faire nouveau, une maîtrise de cette technologie et une gestion cohérente de l'insfrastructure déjà existante ou celle à mettre en place pour être en mesure de répondre au défit technologique du siècle.

Réorganisation de l'Office National de l'Informatique
L'Office National de l'Informatique, devra devenir une structure destinée à organiser et à règlementer l'utilisation de l'informatique sur le
territoire national. Pour cela, il y a un besoin urgent de définir de nouvelles attributions, afin de le rendre apte et prêt à affronter l'avancée de l'utilisation des services <<en ligne>> et la compétition dans la gestion des systèmes de messageries électroniques.
La République Centrafricaine n'a pu résister  à la marche du développement des machines à écrire, de la  télécommunication, de la télévision et des téléphones cellulaires; elle n'échapera donc certainement pas à la progression de l'informatique et à la marche du monde vers l'utilisation de l'autoroute de l'information. Cette technologie de pointe vient juste de faire son introduction dans la transformation des comportements et expertises professionelles. Pour s'y préparer, la réorganisation de l'ONI dont la privatisation a toujours été sujet de reflexion politique, devra comprendre entre autres les points suibvants:

La conception actuelle selon laquelle l'informatique ne servirait qu'aux saisie et traitement de texte est éronné. Les décisions  gouvernementales concernant l'institution que représente l'ONI ne tournent qu'autour de la considération basée sur les attributions antérieures de cette institution. On peut conclure que le rôle de l'ONI est mal appréhendé en RCA tant par ceux qui ont la lourde responsabilité de sa gestion que par les acteurs politiques. Certes, l'Office National de l'Informatique avait été fondée à une certaine époque pour servir de centre de saisie du ministère des finances. Aujourd'hui, il serait  judicieux de reconsidérer ses attributions en fonction de l'évolution technologique et de la pénétraction de l'informatique. Le rôle que joue une institution comme la SOCATEL au niveau des télécommunication est celle qui incombe à l'ONI au niveau de la gestion Informatique. Toutefois, il faut tenir compte de certaines spécifictés. Le dirigeant Centrafricain responsable comprendra que hormis le rôle d'appareil de manipulation électorale qu'on voudrait volontier faire jouer à cette institution, elle peut devenir un outil dans le processus de l'accélération du développement
économique et financier de notre pays. Pour cela sa gestion doit être reconsidérée. En appui de ce qui précède, voici quelque examples de projects dont la réalisation à court terme pourrait servir d'autofinancement pour l'ONI . La réalisation de tels projects pourront exprimer l'expertise technologique et le savoir faire de l'ONI. Il s'agit de la mise sur réseau locaux des ministères et autres services étatique non encore informatisés tels que : La mise sur réseau local (LAN) d'une société d'Etat ou d'un ministère permet de faire des économies substancielles en matériels et logiciels. Elle permet aussi de réduire le coût d'investissemnt dans du matériel redondant comme des imprimantes. En effet, un département nécessitant dix micro-ordinateurs achetera dix-imprimantes en abscence d'un réseau local.  Il n'a y aura que besoin de deux ou trois imprimantes si le département dispose d'un réseau local.
La mise sur réseau local permet aussi d'avoir une base de données unique accessible par tous les utilisateurs, même ceux travaillant dans un  environnement éloigné de l'endroit se trouve physiquement le serveur.
Une analyse approfondie de la portée de l'utilisation d'un réseau local débouche sur la possibilité d 'interconnecter les différents LAN et former un réseau  INTRANET.

Bénéfices d'un investissement par l'état dans les infrastructures réseaus locaux ou distants
Une analyse plus vaste démontre que 'intérêt de l'état dans les structure informatique réside dans les possibilités suivantes:

Infrastructures facilitant l'accès Internet
Le lecteur est prié de ne pas confondre l'accès aux boîtes aux lettres fournit par la SOCATEL avec les possibilités de possession d'un site WEB ou les ministères, les sociétés d'état peuvent se présenter.
Une infrastructure de ce genre nécessite un réseau autre que celui maintenu par la SOCATEL actuellement.
Il y a donc besoin de reflexion sur  les possibiliité d'implanation et d'utilsatuion des type d'infrastrutures dite réseau numérique RNIS , XDSL  Relais de Trames ou ATM.