Prédation et Koudoufarisme en République
Centrafricaine
Quelqu’un me disait dernièrement que « Le Peuple Centrafricain a choisi la mort et personne ne peut l’aider car elle aura ainsi voulu » , la fatalité reprend du chemin en RCA donc?
La République aura érigé dans l’ordre chronologique, la prédation et le koufarisme en système politique. Il ne reste que de voir des partis prédataires ou des partis koudoufaristes apparaître sur l’échiquier électoral centrafricain en 2010
Prédation :
Sous la République Empire ( de 1970 à 1999), le Président BOKASSA était lui-même un propriétaire au dessus de tout : La main d’oeuvre était fourni par ailleurs par l’état, payée sur les fonds du trésor public de la République. Devenu Empereur, la prédation va s’étendre au-delà de notre frontière au point que l’aide publique au développement sera entièrement consacrée au couronnement de l’empereur.
De 1980-1993 apparaît une nouvelle méthode de prédation ou le Président est effacé au profit du Proconsul et des Ministres du Clan présidentiel. On verra s’effectuer la vente des bateaux construits par la coopération allemande (les lignes Centrafricaines) pour résoudre les problèmes d’enclavement de la RCA, alors que le personnels formés pour était mmis au chômage par le système Grand K sont. C'est à la même époque que les bâtiments abritant la représentation diplomatique de la RCA en France, des hectares situés dans le 16ème arrondissement, le plus chic de Paris sont aussi vendus. Ces deux ventes l'ont été au profit des prédateurs qui sont toujours là aujourd’hui sans honte et qui continuent de tirer les ficelles
Koufarisme :
De 1994-2003 : une nouvelle méthode de transhumance politique naît en République Centrafricaine. Le Koudoufarisme ou l’art de se faire élire en prônant les vertus de sa région et une fois au parlement, s’allier au pouvoir pour rester au perchoir ou à la mangeoire. Et si tout cela ne marche pas parce que l’on a trahit sa région, on disparaît dans la nature
Dans cette même période, on assista aux scandales des transferts illicites organisés au sommet du ministère des Finances. Un ancien Directeur National paiera les pots cassés pour avoir voulu protéger le président et le ministre des finances qui eux auront pu le sauver. Ce dernier mourra pauvre. C’est la période de la plus forte prédation jamais observée ou organisée en Centrafrique : Affaire Zongo-Oil, Sogal, affaire BEAC, Colombes-X ( X pour Mines, Bois, Diamant), vente de la Banque UBAC, etc..
Lors des dernières élections, nous avions eu des milliers de députés votés à l’assemblée nationale. On était supposé avoir des partis d’opposition pour faire face à la majorité présidentielle à l’assemblée nationale. Or à quoi assiste t on ? au silence, merci koudoufarisme.
Il n’y a pas d’opposition politique à l’assemblée nationale. Le Parti Unique (PU) se sera-t-il installé de nouveau en République Centrafricaine ?
Prédation encore et encore :
Il parait que le Guichet Unique Douanier de Douala connu comme projet UNITEC-BENIN est lié aux mêmes prédateurs? Il est présenté comme solution miracle pour palier au problème de la baisse des recettes de l'État et faire renflouer les caisses du Trésor Public. Or a y voir de près, la solution pénalise plus la création de richesse en RCA, car les petits commerçants qui font venir des articles ou des vieux véhicules par Douala sont les plus lésés. En plus UNITEC-BENIN renfloue tellement les caisses de l'Etat que tous les mois, les salaires son payés à terme échu !!
Il parait aussi que l’emprunt obligataire dénommé "Emprunt RCA 8,00% 2007-2012" d’un montant de 45 milliards de FCFA à lever sur le marché financier de la Communauté Economique de l’Afrique Centrale et qui sur la démarche du Président s’est vu suspendu par la Commission de surveillance du marché Financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), serait aussi les ouevres et faits de ces mêmes prédateurs
Récemment, le ministre de l'Intérieur chargé de la Sécurité Publique, le Général de Brigade Raymond Paul Ndougou a ordonné l'expulsion d’un certain Kassamba Soumani, ressortissant burkinabé et ancien directeur général de la JUTEC par arrêté n° 265/MICSP/DIRCAB/DGPC/DST/SP.
M. Kassamba Soumani est expulsé du Centrafrique pour faux et usage de faux dans l'organisation et du fonctionnement du groupe JUTEC qui devait intervenir dans le secteur minier, construire des logements sociaux, promouvoir l'agriculture et l'élevage etc.. Il se trouve que ce groupe n'a rien réalisé depuis 2003 jusqu'à ce jour. Selon certaines indiscrétions, il y a bien une relation entre ce groupe et les éternels prédateurs de la République qui sont bien connus et qui tirent les ficelles de loin
Il court l’information ! Il circule l’information que ces prédateurs se préparent aussi pour se disputer les échéances de 2010 avec le KNK. Et comme il n’y a plus d’opposition politique en RCA, bonne chance à ces prédateurs qui connaissent bien les rouages qu’ils ont eux-mêmes construits
Paris, le 12 Août 2007
Jean-Pierre MARA
La visite éclair de Jean Marie Bockel à Bangui et ses entretiens avec Bozizé
"Nous avons évoqué les difficultés de la stabilité de la Centrafrique, la question du Darfour et les questions de sécurité", s'est borné à déclarer M. Bockel à l'issue de son entretien, lors d'une très brève visite dans la capitale centrafricaine.
Selon RFI, l’entretien de Jean Marie Bockel avec Bozizé samedi dernier à Bangui s’était déroulé dans un « climat de franchise ». En langage non diplomatique, cela veut dire que les deux parties ne sont guère ménagées. Le secrétaire d’Etat français a également laissé entendre sur les antennes de Radio France Internationale que des points de désaccords existaient entre Paris et les autorités de Bangui notamment l’affaire Total et le code minier.
Il a ajouté que « les efforts du gouvernement centrafricain n’étaient pas suffisants pour que la France puisse continuer à le défendre auprès des organisations internationales ».
Le déplacement de Jean Marie Bockel à Niamey et Bangui n’est pas le fait du hasard. C’est qu’il y a problème à Niamey et Bangui où il a dû moins parler du Darfour que de l’affaire Total et du code minier centrafricain.
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NDLR.. : Le cumul des postes de Ministre des Finances (Paie) avec celui des Mines (Diamants) et Energie (Essence ou Gazoil) y est pour quelque chose, surtout que NDOUTINGAI saur bien convaincre les Institutions du Bretonwoods pour la cause Centrafricaine. Nous voyons tous que l’Enerca fonctionne bien, l’uranium est bien vendu, les diamants le sont aussi et l’eau potable est distribuée partout en RCA. Maintenant que Ndoutigai a les rênes des finances, les fonctionnaires seront payés régulièrement…
Boikossi Namkonam
Qtier Ngaka-Mandja, Boy-Rabé Bangui