REACTION DE L'UFVN RELATIVE A L'ORDRE DONNE PAR LE CHEF DE L'ETAT

D'INCENDIER DES MAISONS HABITEES

 

 

Maître Henri POUZERE

 

 

De mémoire de la République, jamais un Chef de l'Etat, Garant constitutionnel de l'ordre et de la paix sociale, de la cohésion nationale et de l'unité du Peuple n'a jamais posé un acte aussi odieux qu'inouï : Ordonner, à titre de représailles, la destruction des maisons habitées. Un comble !

En effet, revenu de son « sacre » au Bénin, le Général François BOZIZE YANGOUVONDA, Pasteur de son état, 1ER Magistrat de la Nation, Président de la République Chef de l'Etat n'a eu aucun scrupule à ordonner à ses ‘'hommes de main'' d'incendier des maisons appartenant à des personnes soupçonnées d'être à l'origine de l'incendie d'une autre maison, celle d'un Pasteur, le dénommé TOUANGAYE, une Autorité Spirituelle très contestée dans son Eglise de KINA, un quartier de la ville de Bangui. Par cet acte ignoble et surtout inattendu de la part d'un Chef d'Etat«démocratiquement élu», le Général d'Armée François BOZIZE YANGOUVONDA s'est rendu coupable de forfaiture qui fait de lui un illustre «multi récidiviste». A ce propos, l'Union des Forces Vives de la Nation rappelle que l'Homme du 15 mars 2003 est effectivement coutumier des crimes d'incendies des maisons habitées. Cela a été le cas, de PAOUA à NDELE en passant par KABO, BATANGAFO, NANA BAKASSA, BIRAO etc.

 

A la lecture de la Constitution et vu l'exactitude des faits qui lui sont reprochés, le Chef de l'Etat François BOZIZE qui a juré solennellement «d'assurer le bien être du Peuple centrafricain» s'est exposé tout seul, et chaque jour un peu plus :

1° à des poursuites judiciaires devant la Haute Cour de Justice, pour Violation intentionnelle et répétée de son Serment du 11 juin 2005 et

2° à sa destitution consécutive de ses fonctions de Chef de l'Etat, Président de la République.

 

Par ailleurs, l'Union des Forces Vives de la Nation est surprise deconstater que les bras séculiers de ces crimes à répétition à savoir notamment, les nommés : SEMNDIRO et GBANGOUMA bénéficient d'une impunité désarmante. Elle s'interroge aussi sur la constance du comportement partisan du Chef de l'Etat, le Général BOZIZE qui intervient systématiquement aux cotés de ses « Frères de tribu », avec des forces de sécurité, pour réprimer «leurs agresseurs» «d'autre tribu» (a wandé), néanmoins centrafricains. Il en a été ainsi hier en effet, dans les cas de Sanzé et Yango Kapita où, pendant les actions de représailles sur commande, Maître Tiangaye (wandé)

a payé de sa maison détruite. Il en est encore ainsi aujourd'hui, dans le cas du Pasteur TOUANGAYE un « Frère de tribu » agressé par des «Centrafricains de tribu différente » Enfin, l'Union des Forces Vives de la Nation observe avec désarroi que, le Chef de l'Etat ait choisi, en toute immoralité, l'occasion de son discours de clôture du Forum de validation du document politique de la Jeunesse, le 25 décembre 2006 et devant un parterre de Diplomates, POUR REVENDIQUER LES INCENDIES DE MAISONS DE KINA ET INAUGURER AINSI SA PEDAGOGIE DE LA VIOLENCE ET DE LA VENGEANCE.

 

L'UFVN est effectivement stupéfaite de constater qu'en faisant publiquement l'apologie de la Loi de Talion :« dents pour dents », « œil pour œil » le Chef de l'Etat n'a pas craint que son comportement et son discours vengeurs aient valeur d'exemple et ne se révèlent à cette jeunesse affamée et désoeuvrée, ultra réceptive et hyper vulnérable psychologiquement, comme une incitation, depuis le sommet de l'Etat, au déclenchement de leur pulsion destructrice, au grand dam de la République aujourd'hui à l'agonie.

En tout état de cause, fidèle à son combat contre les différentes formes de violation des droits de l'homme en République Centrafricaine, l'UFVN ;

- Condamne avec la dernière énergie ce climat politique délétère qui compromet gravement la survie de l'embryon de l'Etat de droit et l'autorité de l'Etat;

- Interpelle la Communauté nationale et internationale sur le risque d'un retour annoncé à un « Etat Sauvage » où règne sans partage la Loi de la Jungle;

- Appelle tous les Démocrates à barrer la route à ce comportement rétrograde, attentatoire à la dignité de la Haute Fonction de Chef d'Etat, Président élu de la République, Président de tous les Centrafricains.

- Invitent tous les partisans d'une paix durable, de la stabilité des Institutions, de la reconstruction nationale et de la cohésion sociale dans la liberté et la prospérité, l'ordre et la justice, à se battre becs et ongles, pour l'organisation dans les meilleurs délais, du DIALOGUE POLITIQUE INCLUSIF que tout le pays réclame désormais et attend impatiemment, comme la seule et unique voie de sortie du bourbier politico militaire et socio économique dans laquelle il patauge.

 

Fait à Bangui le 31 décembre 2006

Pour l'Union des Forces

Vives de la Nation ;

 

Le Coordonnateur :

Maître Henri POUZERE