NON A LA MORT DE ELSA

 

Nous, Centrafricains de France, disons NON, plus jamais ça,

Nous, Centrafricains de France, disons NON  au meurtre impuni et aux pratiques barbares

Nous, Centrafricains de France, refusons que qui que ce soit tue impuni au nom du peuple Centrafricain.

 

Médecins Sans Frontières (MSF) utilise des véhicules tout terrain tous de même couleur blanche au sigle MSF en rouge reconnaissable à partir de un kilomètre. Ceux qui affirment que l’auteur du tir a confondu le véhicule à celui d’une délégation gouvernementale veulent simplement nourrir la confusion propre aux pratiques d’intoxication  bien connues.

 

Déjà la contradiction sur le terrain et en France est la preuve du manque de sérieux des responsables devant la portée des responsabilités qui leur incombe maintenant.

Qui dit vrai entre le porte-parole du groupe rebelle  Djim WOY  qui affirme  «C'est notre enfant, il a commis un crime odieux. La loi de l'APRD l'a condamné. Il a été exécuté et enterré en brousse» et Christophe Gazam-Béti, qui affirme pour sa part depuis Paris que « le meurtrier a bien été arrêté mais il n'a pas été exécuté. Il a été désarmé et mis aux arrêts » ?

 

Beaucoup de Centrafricains de la diaspora engagent des actions qui ont parfois pour résultat de motiver des jeunes animés d’humanisme à s’aventurier dans des démarches comme celle de Elsa  Serfasse, c’est à dire aller passer quelques mois aux côtés des Centrafricains et partager leur vie au quotidien. C’est dans la logique de cette volonté d’action humanitaire  par le travail de sensibilisation des divers groupes de sensibilisations apolitiques Centrafricains établis en France et qui œuvrent dans l’intérêt de notre pays qu’Elsa, qui connaissait très lbien la 1ère Dauphine Franco-Centrafricaine de 2006, s’est engagé dans Médecins Sans Frontières (MSF).

 

Les Centrafricains se doivent de noter que Elsa est fille unique de ses parents. Son père est le maire de Montfort-en-Chalosse dans les Landes. Sa mère est professeur. Cette dernière a enseigné Sophie Ducasse qui a fait notre fierté aux élections de Miss de France en 2005. Le père de Sophie a enseigné à Bangui en Centrafrique et a aussi enseigné Elsa en France. Tout cela pour dire que cette fille n’était pas en Centrafrique pour gagner quelque chose. En effet, son engagement est une suite logique du séjours de la 1ère Dauphine à Bangui du 31/12/2005 au 06/01/2006. A son retour, Sophie a expliqué la nécessité de l’aide des ONG. C’est sûrement suite aux interventions de Sophie Ducasse que Elsa Serfass a décidé de s’engager dans MSF pour le Centrafrique. La mort de Elsa est  donc sur la conscience des Centrafricains.  Tous les Centrafricains de la diaspora qui sont engagés dans des associations et qui travaillent dans ce sens doivent se sentir concernés par cet événement  tragique car Elsa est un résultat des démarches que nous entreprenons tous auprès des étranger afin de les intéresser à notre pays. Beaucoup de jeunes Français et Françaises ont été motivé par Sophie et par d’autres Centrafricains et Centrafricains pour venir travailler en République Centrafricaine dans le cadre humanitaire.

 

Nous n'acceptons pas une justice de Lynch au nom de quel pretexte que ce soit au nom du peuple Centrafricain qui n'a mandaté personne pour le défendre par des actes barbares. L'APRD doit cesser de faire croire qu'il a été mandaté pour. C’est pour cela que la chaîne de commandement ne peut pas écarter sa responsabilité dans le double meurtre , celui de Elsa et le Lynch du jeune meurtier qui a agit dans l'exercice de ses fonctions telle que commanditée par l'APRD.

 

Le Président BOZIZE leur a lancé un appel pour un dialogue politique de la crise Centrafricaine. L'APRD doit préparer et apporter les solutions aux problèmes de la RCA lors de ce dialogue au lieu de se livrer à des pratiques d'assassinat. Que les Responsables et leur Porte parole répondent de leur acte en homme responsable.

 

 


 

Bangui condamne le meurtre d'une volontaire de Médecins sans frontières (ACAP) 

 

Bangui, 12 juin (ACAP)- Le gouvernement centrafricain a exprimé, mardi, sa vive émotion suite à la mort de mademoiselle Elsa Serfass, volontaire française de l'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF), tuée par balle lundi, près de Paoua, localité située à 485 km au nord-ouest de Bangui. 

 

Dans un communiqué rendu public en fin d'après-midi (voir texte ci-dessous), le ministre porte-parole du gouvernement, M. Aurélien Simplice Zingas, a condamné ce qu'il a qualifié d' « acte odieux et lâche » et a rendu « un vibrant hommage à la mémoire d'une dame de cœur ». M. Zingas a également annoncé qu' « une enquête est en cours pour élucider les circonstances de ce drame.

 

La mort de Mlle Serfass intervient dix jours après la libération de deux travailleurs humanitaires de l'ONG italienne Cooperazione Internationale (Coopi), enlevés fin mai dans la même région par des hommes armés qui avaient réclamé le versement d'une rançon.

 


 

Communiqué de presse de Médecins Sans Frontières

 

Précisions sur les circonstances de la mort de notre collègue Elsa Serfass en République Centrafricaine

 

Paris, le 13 juin 2007. Elsa a été blessée par balle le lundi 11 juin 2007 dans la région de Ngaoundaï, dans l'extrême nord-ouest de la République Centrafricaine et est décédée à 12h30 heure locale. Elsa faisait partie d'une équipe de trois personnes de Médecins Sans Frontières qui se rendait dans cette localité pour une mission d'évaluation de la situation sanitaire.

 

La présence du mouvement rebelle, Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD), est bien connue dans la zone. La direction du groupe, comme celles des autres parties au conflit, avaient été dûment informées par avance du trajet de notre équipe. Celle-ci se déplaçait dans un véhicule clairement identifié du logo de l'association.

  Au sud du village de Bong et après avoir traversé plusieurs villages dont deux brûlés, la voiture MSF a essuyé deux tirs, dont l'un a touché mortellement Elsa qui était assise à l'arrière gauche de la voiture. Les deux autres personnes à bord n'ont pas été blessées.

 

Le chauffeur a immédiatement stoppé son véhicule. L'équipe en est sortie et a crié : " Ne tirez pas nous sommes médecins, de Médecins Sans Frontières". Environ une vingtaine d'hommes armés sont alors sortis des fourrés en bordure de route et se sont présentés comme faisant partie de l'APRD.

 

L'équipe leur a dit qu'une personne à bord était blessée. Après l'avoir constaté et déclaré  qu'il s'agissait d'une méprise, ils se sont dispersés et ont laissé repartir notre équipe.

 

Bien que l'infirmière de l'équipe ait rapidement prodigué les premiers secours, elle n'a pu que constater le décès d'Elsa une vingtaine de minutes plus tard.Médecins Sans Frontières condamne ce meurtre et prend acte de la reconnaissance, par l'APRD, de sa responsabilité dans ce tragique événement.

 

Dans cette région de la République centrafricaine, les secours s'exercent dans un climat d'insécurité entretenu tant par les rebelles que par les forces gouvernementales : violences et représailles contre les civils, enlèvements, menaces et intimidations vis-à-vis des membres d'organisations humanitaires.

 

Pour l'heure, toutes les activités mobiles de MSF dans le nord-ouest de la République centrafricaine sont suspendues, et l'équipe expatriée de MSF de Paoua est rentrée sur Bangui, la capitale. L'avenir de nos activités dans la région dépendra de l'issue de nos discussions avec toutes les parties au conflit et de l'évaluation que nous ferons de notre espace de travail.


 

 Paris, France (PANA) – 13/06/2007 - La rébellion armée centrafr icaine a reconnu mercredi à Paris sa responsabilité directe dans la mort de Elsa Serfass, volontaire de Médecins sans frontières (MSF) tuée lundi par balle dans le nord-ouest de la Centrafrique.

 

"Sur la base du rapport établi par notre chef des opérations sur le terrain, nous reconnaissons notre responsabilité dans la mort de cette volontaire de MSF.  Il s’agit d’un incident malheureux que nous regrettons en présentant nos condoléances à MSF et à tous les humanitaires", a déclaré à la PANA Christophe Gazam Betty, représentant en France de la plate-forme des mouvements rebelles centrafricains.

 

M. Gazam Betty a évoqué les circonstances de la mort à l’âge de 27 ans de Elsa Serfass, assurant que l’auteur du coup de feu mortel sera puni par les instances dirigeantes de la rébellion.

 

"La sentinelle qui montait la garde devant un de nos camps a ouvert le feu sur le véhicule de l’équipe de MSF. Un passager a été atteint à la jambe, Mme Elsa Serfass a été atteinte mortellement par une balle", a-t-il précisé, qualifiant le coup mortel "d’acte incontrôlé".

 

"N’oubliiez que nous sommes dans une région qui connaît une très forte concentration d’éléments armés dont les nôtres, les milices de Bozizé, la garde présidentielle et même des forces de Abdoulaye Miskine", a souligné le représentant de la rébellion armée centrafricaine en France. 

 

Il a, par ailleurs, exhorté MSF à poursuivre ses actions dans le nord de la Centrafrique, accusant le pouvoir du président Bozizé de vouloir punir les populations de la zone rebelle en les privant des services essentiels. 

 

"Les forces rebelles ont toujours entretenu des relations de travail correctes avec les humanitaires qu’elles ont même eu l’occasion de sécuriser dans certains endroits. Il est important que ces ONG continuent de venir en aide aux populations", a dit le responsable rebelle.

 

"Nous prendrons toutes les mesures nécessaires pour éviter que ce qui s’est passé lundi se reproduise dans la partie que nous contrôlons depuis 4 ans", a-t-il ajouté, en dénonçant les tentatives de "récupérations politiciennes" de la mort de l’employée de MSF.

 

Paris, le lundi 11 juin 2007


 

Le président de la République a appris avec une profonde émotion l'assassinat d'une jeune volontaire de Médecins Sans Frontières dans le Nord de la République Centrafricaine. Il présente ses sincères condoléances à la famille, aux amis et collègues de la victime. Il condamne fermement cet assassinat.

 

Il demande aux autorités de la République Centrafricaine de faire toute la lumière sur les circonstances de ce drame, et de tout mettre en œuvre pour que les auteurs de ce crime lâche et odieux ne restent pas impunis.

 

Le Chef de l'Etat rend hommage à l'action courageuse et altruiste que mènent les volontaires de MSF et des autres organisations humanitaires dans des conditions difficiles    

 

Un groupe rebelle reconnaît l’attaque   MSF a mis en place des cliniques mobiles dans le Nord-ouest centrafricain pour aller à la rencontre des populations déplacées. 

 

 


 

 

Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, ce mercredi qu’un mouvement rebelle de la République centrafricaine (RCA) avait reconnu sa responsabilité dans la mort de sa logisticienne Elsa Serfass, 27 ans, tuée par balle le 11 juin dans le nord-ouest de ce pays.

 

Dans un premier temps, les rebelles de l’APRD, (Armée populaire pour la restauration de la démocratie) avaient nié toute implication, mais finalement, ils ont reconnu, mercredi soir, leur responsabilité. Selon Médecins sans frontières, les rebelles ont reconnu leur responsabilité au moment même de l’attaque.

 

Dans un communiqué diffusé, ce mercredi soir, MSF décrit la scène : dès que le véhicule de l’organisation a été touché par les deux tirs, l’équipe est sortie en criant : «Ne tirez pas, nous sommes des médecins». Une vingtaine d’hommes armés sont sortis des fourrés et se sont présentés comme faisant partie de l’APRD.

 

Les rebelles sont venus vérifier qu’il y avait une blessée à bord, et ont déclaré qu’il s’agissait d’une méprise. Ensuite ils se sont dispersés, selon le récit du personnel de MSF. Les premiers secours prodigués à bord du véhicule n’ont pas permis de sauver la jeune française, décédée 20 minutes plus tard.