Les Rebelles disent avoir repris BIRAO

 

La rébellion centrafricaine a affirmé samedi avoir repris la ville de Birao, dans le nord-est du pays. Ce seraient les premiers combats depuis que les troupes

gouvernementales appuyées par l'aviation française ont repoussé l'insurrection l'année dernière dans cette région proche du Darfour.Selon Damane Zakaria,

commandant de l'Union des forces démocratiques du rassemblement (UFDR), Birao, située à quelque 800 kilomètres au nord-est de la capitale de la République

centrafricaine, Bangui, est tombée samedi matin. Le militaire, qui s'exprimait par téléphone satellite depuis la ville, n'a pas fourni davantage de précisions, et les

autorités centrafricaines étaient injoignables.A Paris, le porte-parole de l'état-major des armées, le capitaine de vaisseau Christophe Prazuck, confirmait que

"des rebelles sont entrés dans la ville de Birao", sans savoir "exactement combien", mais doutait de la chute de la ville. "Ce n'est pas ce que nous observons. La

garnison centrafricaine est toujours sur Birao. Il y a toujours un petit groupe de militaires français qui est là-bas et ils ne sont pas inquiétés. Actuellement, on

est en train d'évaluer la situation avec les forces centrafricaines, pour déterminer la marche à suivre", a-t-il déclaré, interrogé par téléphone par l'Associated

Press.La rébellion du Nord-est avait déjà capturé Birao le 29 octobre mais en avait été chassée un mois plus tard par l'armée soutenue par l'aviation française. A la

mi-décembre, l'offensive gouvernementale lui avait également fait perdre la demi-douzaine de villes qu'elle tenait dans la région, mais Bangui reconnaissait que

l'opposition armée restait active dans le secteur. Un petit contingent français a été déployé à Birao, où il patrouille en jeep avec des soldats centrafricains munis

de canons anti-aériens.La République centrafricaine a connu de nombreuses révoltes de l'armée, coups d'Etat et rébellion depuis qu'elle a pris son indépendance de la

France en 1960. Ce pays pauvre de 3,6 millions d'habitants, coincé entre la république démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville au sud, le Cameroun à

l'ouest, le Tchad au nord et le Soudan au nord-est et à l'est, est d'ailleurs dirigé par un ancien rebelle, François Bozizé, arrivé au pouvoir en 2003 en renversant le

président Ange-Félix Patassé et a été à la présidence en 2006.Le soulèvement au Darfour, dans l'ouest du Soudan, depuis 2003, ajoute à l'instabilité de la RCA comme

du Tchad voisin.

 

Source: Alwihda – AP

 

A lire les différents messages reçus à la rédaction ("officiers libres" <hj.officierslibres@yahoo.com>), force est de se douter de quelque chose en marche de nouveau en RCA et que le gouvernement doit prendre informer les citoyens

 

 

UNION DES FORCES DEMOCRATIQUES POUR LE RASSEMBLEMENT

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 03 MARS 2007 :

LES FORCES GOUVERNEMENTALES CHASSEES DE BIRAO

 

 

Les forces de l'Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) ont repris ce vendredi  2 mars la ville de Birao après d'intenses combats contre les forces gouvernementales qui ont subi d'énormes pertes. L'UFDR contrôle entièrement la ville jusqu'a ce samedi 3 mars. Les soldats français n'ont pas participe aux combats et sont restes regroupes dans leur

Campement.

 

L'état major de l’UFDR garantit la sécurité des français et autres étrangers dans la région quelque soit leurs activités, pour peu qu'ils reconnaissent le caractère interne et exclusivement

Centrafricain de l'offensive du 2 mars pour la neutralité de leur force militaire.

 

L'incohérence et les manœuvres dilatoires du général Bozize qui privilégie des démarches qui s'éloignent de la transparence qui devrait guider a la tenue incontournable du dialogue politique globale et inclusif réclame par la nation entière motive cette offensive qui était

Programmée et reportée sans cesse depuis longtemps.

 

L'UFDR réaffirme ses objectifs et son entière disponibilité pour une solution politique de la crise centrafricaine par le dialogue et la concertation.

 

 

Birao, le 3 mars 2007

 

Le General DAMANE

 

Chef d'Etat-major de l'UFDR

Source : "officiers libres" <hj.officierslibres@yahoo.com>

 

 

COLLECTIF DES OFFICIERS CENTRAFRICAINS LIBRES

 

 

« LA LIBERTE, TOUT POUR LA LIBERTE »

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

  

 

Le 2 mars 2007, les unités combattantes des forces coalisées de la résistance républicaine de Centrafrique ont repris le contrôle de la Ville de BIRAO après seulement quelques heures de combat contre les bandes de miliciens ethniques et de mercenaires étrangers au service du pouvoir du Général François BOZIZE.

 

Le Collectif des Officiers Centrafricains Libres, membre de l’Etat Major intégré voudrait ici féliciter et renouveler tout son soutien au Général DAMAN, chef d’Etat major général de toutes les forces combattantes coalisées en lutte contre le régime criminel, anti-national et disqualifié du Général François BOZIZE.

 

Cette victoire éclatante des unités combattantes à BIRAO témoigne,

 

D’une part,

 

Et d’autre part,

 

Le Collectif des Officiers Centrafricains Libres apporte son entière adhésion aux termes du communiqué de presse du Général DAMAN du 02 mars 2007 et, demandent avec insistance :

 

1-      Aux amis du peuple centrafricain, plus particulièrement aux présidents français Jacques CHIRAC, gabonais Omar BONGO ONDIMBA et congolais Denis Sassou NGUESSO d’user de leur influence pour contraindre le Général BOZIZE à une solution politique par la tenue du dialogue politique global et inclusif qui est une revendication nationale. Conscient de ce que tout appui logistique et toute intervention militaire extérieure au régime du Général BOZIZE embraseront le Centrafrique qui plongera dans une guerre civile aux conséquences incalculables tant pour le pays, pour les intervenants militaires étrangers que pour l’ensemble des Etats de la sous région. 

 

2-      Au Conseil de Sécurité des Nations Unies de décréter un embargo total sur les armes en ce qui concerne la  République Centrafricaine. Tant que le Général BOZIZE continuera à disséminer les armes achetées avec l’argent du pillage des richesses minérales et forestières du pays, il ne saura privilégier le dialogue politique et continuera à amplifier la paupérisation, déjà généralisée, du peuple centrafricain.

 

 

Aussi, le Collectif des Officiers Centrafricains Libres demande instamment à la Coordination Politique des différentes forces coalisées de la résistance républicaine de proposer les étapes nécessaires et une procédure transparente qui aideraient à engager effectivement les négociations de paix avec comme objectif prioritaire : la tenue sans délai du dialogue politique global et inclusif.

 

 

Fait à Paris, le 3 mars 2007

 

Le Commandant HASSANE Justin,

Porte-parole

source : "officiers libres" <hj.officierslibres@yahoo.com>