Solidarité-Egalité-Fraternité
Union
des Elèves, Etudiants et Stagiaires
Centrafricains
au Maroc.
-UESCAM-
MEMORANDUM
ETAT DES LIEUX ET PROPOSITIONS
SOMMAIRE
Introduction
Titres de rapatriement
Bourse nationale
Aides sociales
Couverture sanitaire
Fait divers
Sélection des nouveaux
boursiers
Conclusion
Ampliation
INTRODUCTION
Perçue
comme un vecteur de croissance et de développement durable, l’éducation est au
centre des préoccupations de plusieurs
pays. Elle véhicule des connaissances et compétences autour desquelles
s’articule l’avenir d’une nation toute entière.
Prenant conscience de l’importance et de
l’urgence de promouvoir une éducation de qualité à la jeunesse centrafricaine,
levier de développement et porteur d’espoir, le gouvernement centrafricain fait
partir des étudiants au Maroc, dans le cadre de la coopération, pour suivre des formations susceptibles
d’aider à l’émancipation de notre cher et beaux pays
Cependant,
les étudiants Centrafricains au Maroc connaissent depuis des années d’énormes
difficultés nuisant au bon
fonctionnement de leurs études et
compromettant même les résultats attendus de cette coopération
culturelle avec le Maroc.
Eu égard à
ce qui précède, le comité exécutif de l’UESCAM a jugé mieux de faire
connaître par le biais de cet présent document, toutes les difficultés que
vivent ses adhérents au Maroc.
Lu et
approuvé par toute la communauté étudiante centrafricaine au Maroc, ce
mémorandum est l’expression des réalités que traversent les étudiants
Centrafricains en terre marocaine.
On lira
dans les pages qui suivent l’essentiel du message que la jeunesse estudiantine
centrafricaine au Maroc porte aux
autorités centrafricaines et à l’opinion publique, avec son lot de
revendications et de propositions.
A
TITRES DE RAPATRIEMENT.
ETATS DES LIEUX
A l’heure où les besoins de
NOS PROPOSITIONS
► Que dorénavant chaque bénéficiaire de
bourse marocaine quitte Bangui avec son billet d’avion Aller/retour.
► Négocier avec le gouvernement
marocain la possibilité de rapatrier chaque année, dans le cadre de la
coopération, les étudiants Centrafricains ayant fini leurs études au Maroc.
► Négocier des places au sein
des cités universitaires marocaines pour loger temporairement les étudiants
finalistes en attendant l’arrivée de leurs billets.
B
ETAT DES LIEUX.
La bourse reste le principal revenu
permettant à l’étudiant de vivre. Or, les arriérées de bourse des étudiants
Centrafricains au Maroc varient entre un et trois ans.
De plus, la bourse octroyée par le
gouvernement se révèle insuffisante pour répondre aux situations de précarité rencontrées
par les étudiants et faire face à un
contexte caractérisé par une constante augmentation du coût de la vie (hausse
des loyers, prix du ticket de bus…).
Par ailleurs, nous constatons chaque
fois certaines discriminations quand le gouvernement décide de payer la bourse.
En effet, depuis des années, c’est une même minorité d’étudiants qui perçoivent
la bourse au détriment de la grande majorité. Nous constatons aussi des
inégalités concernant le montant de la bourse octroyée ; certains
étudiants perçoivent 41 000 FCFA, d’autres 60 000, 62 500 ou
encore 65 000 FCFA, alors qu’ils sont tous inscrits dans un même cycle et
dans des établissements publics.
D’autre part, par la lettre de
virement de
NOS PROPOSITIONS.
► Le paiement régulier et non discriminatoire de la bourse.
► Dans un contexte de hausse généralisé du coût de la
vie, le montant de la bourse doit être revu à la hausse.
► Que la lumière soit faite sur la bourse des étudiants
qui était décaissée par le Trésor public mais qui n’est jamais parvenue aux intéressés (arrêté 008 OP 3943).
AIDES
SOCIALES
ETAT DES LIEUX.
Aucun étudiant Centrafricain au Maroc
ne bénéficie d’aides sociales, malgré la diversité et la multiplication des
situations de détresse sociale. De plus, en cas d’échec, l’étudiant voit sa
bourse supprimée automatiquement, sans pour autant que le gouvernement cherche
à savoir, au préalable, les circonstances (maladie, retard…) dans lesquelles
est survenu cet échec.
De plus, les étudiants en fin de
cycle éprouvent beaucoup de difficulté pour mener à bien leurs travaux de
recherche, par manque de moyen financier. Devant les multiples difficultés
certains ont carrément interrompu les recherches.
Sur le plan sanitaire, on sait que la
santé est une condition primordiale pour
les études. Cependant, les étudiants sont dans une insécurité sanitaire
grandissante. Faute de moyen, ils ne font que reporter leurs soins avec toutes
les conséquences tragiques qui peuvent en découler. En outre, les étudiants
éprouvent des difficultés d’ordre psychologique (anxiété, fatigue, insomnie,
tentative de suicide etc.)
NOS PROPOSITIONS
► La création d’une caisse de
solidarité universitaire (CSU) qui permettrait d’apporter une aide aux
étudiants qui sont dans des situations particulières.
● Accorder des allocations de recherches aux étudiants qui
effectuent des recherches dans le cadre de la réalisation de leur mémoire de
fin d’études ou de thèse.
● Souscrire une assurance maladie
à tous les étudiants.
Pour ce faire, les dossiers des
nécessiteux seraient examinés par une commission rattachée à chaque ambassade
où siègeraient les responsables de service social et les représentants
d’étudiants.
► En fin, il serait mieux de repenser
le principe de la suppression de bourse dès le premier échec.
SPORT
ET CULTURE
ETAT DES LIEUX.
Faire connaître
NOS PROPOSITIONS
► Mettre à la disposition de
notre association les objets d’art et tenues traditionnelles.
► Soutenir financièrement notre
association pour lui permettre de mieux promouvoir la culture centrafricaine au
Maroc.
LES
FAITS DIVERS.
ETAT DES LIEUX.
Nous
abordons dans cette partie deux points
qui nous paraissent importants à savoir : la sélection des nouveaux
boursiers de coopération et le fonctionnement de l’Ambassade centrafricaine à
Rabat.
1-
Nous nous permettons d’aborder ce
point car la crédibilité de l’enseignement et l’image et de notre pays peuvent
en être altérées.
Chaque année,
Cependant, la qualité très médiocre de
certains dossiers centrafricains présentés à la commission de sélection
ne fait office d’aucun sérieux ; ce qui fait que nos étudiants ne peuvent
avoir accès à certaines formations réputées (école d’ingénieur, grande école de
gestion, commerce etc.). Le plus souvent, la délégation centrafricaine qui
siège à la commission de sélection est humiliée car souvent à travers
l’ambassade, des faux diplômes et des pièces peu catholiques s’incrustent dans le lot des dossiers.
« C’est scandaleux ce que
fait votre pays » ! Cette petite phrase lâchée un jour par
un responsable de l’Agence Marocaine de
Coopération Internationale à propos des dossiers illustre parfaitement ce que
nous venons de souligner. Ce fait
déshonore la république centrafricaine
et affaiblit toute personne qui est
censée défendre la cause d’un étudiant centrafricain au niveau de l’Agence de
coopération.
NOS PROPOSITIONS
► Plus de rigueur et de sérieux dans la
sélection des dossiers de bourse marocaine.
► Créer un service d’orientation à la
direction des bourses et stages à Bangui afin de mieux canaliser le choix des
étudiants en fonction de leurs formations.
► Donner l’opportunité aux jeunes ayant
obtenu leur baccalauréat dans les établissements de province de bénéficier de
cette bourse étant donne qu’on y trouve d’excellents élèves.
CONCLUSION
L’amélioration des conditions de
vie des étudiants Centrafricains et la
promotion d’une bonne image de marque de notre pays sont des points qui ont
retenus notre attention dans la rédaction de ce document. L’objectif est
également de faire connaître à nos autorités et à l’opinion publique centrafricaine les difficultés que
nous vivons au Maroc en vue d’en trouver des solutions durables.
Nous espérons que nos propositions et
revendications retiendront l’attention de nos autorités et que des mesures
concrètes seront prises pour enrayer certaines distorsions et permettre à notre
pays de profiter pleinement de cette coopération culturelle avec ce pays frère et ami qui est le Maroc.
Le Secrétaire Général.
Cyrille
BERKOULA
AMPLIATION
- Primature
- Ministère
de l’éducation nationale de l’alphabétisation de l’enseignement Supérieur, et
de
- Ministère
des finances
- Ministère
de
- Direction
Générale des bourses de
-
Presse
- Ambassade
de