RASSEMBLEMENT DU Collectif des Centrafricains en France – CCF-
Association déclarée Loi 1901 – J.O. Nr 152 du 30.06.1984
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« IMAGES DU RASSEMBLEMENT DU 30 NOVEMBRE 2002 SUITE A L'APPEL POUR DES ACTIONS EN VUE D’OBTENIR LA DÉMISSION DU PRÉSIDENT ANGE-FÉLIX PATASSÉ »
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© CCF-11.02 ( formated by JPMara)
Objet:
lettre de remerciement à toutes celles et tous ceux qui ont participé
au Rassemblement du 30 novembre, initialement fixé devant l'ambassade de
la République Centrafricaine, sise au (*) 30 rue des Perschamps, Paris XVIème.
Très chèr(e)s Compatriotes,
Le 30 novembre 2002, nous nous sommes donnés rendez-vous devant notre ambassade, sise au 30, rue des Perschamps (*), en vue de manifester notre désapprobation contre les exactions perpétrées à l'encontre des populations civiles, suite aux conflits qui se sont déroulés tout récemment à Bangui, la capitale de notre pays, la République Centrafricaine.
Face aux infractions graves portant atteinte aux droits de la personne, dont les milices du MLC de Jean-Pierre Bemba ont été les malfaiteurs ; nous avons protesté sur la place publique pour dénoncer les assassinats, les viols, les exactions, les pillages et autres humiliations du barbarisme dont sont victimes nos populations civiles, sur une grande échelle.
Aujourd'hui, cette situation cataclysmique continue de sévir, et nos populations civiles restent ainsi bloquées, et pris en otage, dans des souffrances multiples sans solution ; tandis que la chape du silence persiste à nous maintenir ignorants de l'ampleur des dégâts qui ont pu être ainsi causés, à grande échelle ; ce qui contribue à garder, bon nombre d'entre nous dans la désinformation l'irrésolution et l'inaction, alors que des personnes blessées ont besoin d'une aide d'urgence, à grande échelle. Qu'en est-il alors ? On n'en sait strictement rien du tout.
Malgré le froid et la pluie de cette journée mémorable du 30 novembre 2002, nous ne sommes pas restés cloîtrés dans un coin chaud ; et le nombre approximatif de la centaine que nous étions, sur La Place La Fontaine, dans le XVIème arrondissement parisien, a exprimé sa solidarité et son amour sans retenue, en faveur des victimes des carnages de ces interminables atrocités qui assassinent mutilent et humilient notre peuple.
Malgré le froid, la pluie et la grisaille du ciel obscurcit de Paris, nous étions bien ensemble dans notre grande diversité, pour conjurer l'horreur qui déchire la nation centrafricaine menacée d'implosion.
Alors que le ciel politique de notre pays n'augure rien de bon, chaque jour davantage et et que la réalité géopolitique de notre territoire nous échappe on ne peut plus, de jour en jour ; nous sommes restés irréductibles à la tentation du farniente ; et nous avons été sur Cette Place La Fontaine, là-bas, à Paris, pour braver le temps, et conjurer l'injustice et le déni d'humanité que cachent ce silence au coeur-même de ces assassinats de notre cher peuple centrafricain.
Que chaque compatriote qui a manifesté de sa présence, son attachement et sa solidarité à la nation centrafricaine ce samedi dernier, en date du 30 novembre 2002, sur la Place La Fontaine, dans le XVIème arrondissement parisien ; soit remercié et félicité, tout du fond du coeur.
JAMN.