Lettre de
soutien au Ministre Sylvain Ndoutingaï
par Docteur Félix Yandia
Le
Ministre Sylvain Ndoutingaï, neveux très compétent, selon Bozizé, vient d’être victime des
rivalités dans le clan. Sans doute qu’on cherchait depuis longtemps, à le
ramasser. Mais c’est vraiment très mal tomber, puisque ce que ce Super Ministre,
protégé du Président, a proclamé sur BBC, n’ est
vraiment pas différent de ce que le Président Bozizé lui-même affirmait
partout-partout, y a peu. Dans Jeune
Afrique ou sur RFI !
Le vrai problème demeure ce manque de petite transparence, cette
cleptomanie, cette promptitude dans la privatisation des choses publiques dans ce pays pourtant démocratique. Faudra
bien que les « désavoueurs » nous expliquent pour quelles raisons et comment le
pouvoir de Bangui veut seulement faire ami-ami avec AREVA. Bien que déjà bien
mûre, qu’est-ce que l’entourage de Bozizé veut encore étrangler ? Pour
dissimuler et cacher au peuple et aux observateurs extérieurs ?
Il suffit de sortir les documents comptables, puisqu’il
s’agit d’un pays et non pas de simples transactions amicales de 105.000 euros.
Et je suis sûr qu’Areva n’a rien à cacher à qui que ce soit sur ce marché
transparent. Puisque c’est vous qui sollicitez une sortie « à l’amiable ».
Dites-nous le pourquoi. Et des démocrates, et des criminels économiques qui se
taisent sur une question d’envergure nationale.
Aussi, disons quand-même ! On est reparti de Bruxelles avec 300
milliards de FCA. Même les historiens, au lieu d’attendre la fin de l’histoire,
se sont précipités pour vous féliciter. Et même pas un mois plus tard, plus
rien, et la situation est très grève ! A-t-on menti ou avait-on détourné tout
cet argent ? Pourquoi prendre en otage des médecins, dans ce pays….
Après avoir lâché ses hommes dans la nature, maintenant on leur demande
de faire des otages, des médecins et des infirmières. Ainsi, Bozizé va faire
semblant de dialoguer, mais avec ses propres éléments, dans ce pays de
zaranguina d’état, de criminels économiques. Où va-t-on les rencontrer pour
remettre les rançons, pourquoi ne les attrape t-on pas ? Quelles sont leurs
identités ? C’est vraiment trop et surtout « agaçant »et pas du tout rassurant,
pour l’avenir.
Les gens avec qui on va se partager ces millions, ces rançons, ne diront-ils
pas, « moi aussi, je n’ai jamais été à l’école, je ne sais pas compter jusqu’à
16 millions ».
Vraiment, on ne joue pas avec la vie des gens. Lâchez-les vite, car ce
n’est pas comme ça qu’on gouverne un pays. Depuis que les magistrats se taisent,
n’aggravons pas nos cas, car la CPI est là. Rendons la liberté à tous ces
enfants.