Comment obliger la LRA à cesser que les jeunes garçons enlevés soient enrôlés de force dans la rébellion et les filles servent d'esclaves sexuelles aux combattants

Joseph KONY, Chef de la LRA (Armée de la Résistance du Seigneur en anglais) doit répondre de ses crimes commis en République Centrafricaine

 

L’ancien Président mozambicain, Joaquim CHISSANO a séjourné dans notre pays les 04 et 05 Juin 2008 selon African Press Organization (APO)/ —
L'envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour les régions affectées par les activités de l’Armée de la Résistance du Seigneur de Joseph KONY, était à la tête d’une mission.
Au cours de son séjour, l’émissaire onusien a rencontrer le Président de la République, les autorités en charge de la sécurité, ainsi que les partenaires au développement et la Communauté internationale, pour des échanges de points de vue.
Le peuple Centrafricain et le spopulations affectées attendent de savoir ce que les Nations Unies ont, ensemble avec le gouvernement, pris comme disposition pour sécourir cette partie du pays délaissé tant tout le monde se focalise sur Bangui

 


Centrafrique: la population demande une aide internationale contre la LRA

(©AFP / 26 mai 2008 14h01)

BANGUI - Des habitants du sud-est de la Centrafrique ont lancé lundi "un appel à la communauté internationale" à soutenir le gouvernement centrafricain pour "sécuriser durablement la région", victime des rebelles ougandais de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA).

"Les ressortissants du Haut-Mbomou lancent un appel à la communauté internationale pour qu'elle appuie le gouvernement de la RCA (République centrafricaine) dans la recherche et la mise en application des solutions (...) pour sécuriser durablement la région et ramener dans leur foyer toutes les personnes enlevées", affirment-ils dans une lettre ouverte dont une copie a été remise à l'AFP.

La lettre souligne la "situation de grand désespoir, de grande tristesse et d'inquiétude grandissante" pour les populations de cette région du sud-est de la RCA limitrophe du Soudan et de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi que pour "les personnes enlevées par la LRA".

La lettre indique la LRA a enlevé, lors de son incursion début mars, 157 personnes dont on est toujours sans nouvelle: "De toutes les exactions menées contre les populations de la région du Haut-Mbomou, celles des 6 et 7 mars ont été cruelles et meurtrières parce qu'elles ont consisté à fouiller, piller et brûler les maisons, cases, greniers et boutiques et enlever des enfants et des jeunes personnes (garçons et filles) dont l'âge varie entre 6 et 30 ans".

"Depuis le passage des rebelles de la LRA, aucune des personnes enlevées n'est encore revenue. Elles demeurent toutes en captivité", poursuit la lettre.

Toujours selon les signataires, "des informations obtenues sur les agissements de la LRA, il est ressorti que les jeunes garçons enlevés sont enrôlés de force dans la rébellion et les filles servent d'esclaves sexuelles aux combattants".

L'organisation Human Rights Watch s'était déjà insurgée contre cette situation le 19 mai.

La lettre ouverte contient une liste des personnes enlevées et leur âge. Une cinquantaine d'entre elles sont des enfants âgés de moins de 16 ans.

Après les attaques des 6 et 7 mars, les autorités centrafricaines avaient indiqué que ces personnes enlevées avaient servi de porteurs de bagages puis libérées au fur et à mesure que les assaillants s'éloignaient de la région.

La LRA dispose depuis des années de bases au Sud-Soudan et a aussi établi des camps dans le nord-est de la RDC, où elle fait de fréquentes incursions depuis septembre 2006. C'est à partir de ces deux pays que ses hommes sont entrés en mars en Centrafrique.

Joseph Kony, le chef de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA) et trois de ses commandants font l'objet de poursuites de la Cour pénale internationale (CPI) qui les accuse de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

L'ancien vice-président de la RDC Jean-Pierre Bemba a lui été arrêté samedi en Belgique dans le cadre de l'enquête de la CPI sur d'autres crimes commis à grande échelle en Centrafrique en 2002 et 2003.

(©AFP / 26 mai 2008 14h01)