L'IRRESPONSABILITE DE L'ASSEMBLEE NATIONALE INQUIETE

 

 

 

 

Depuis la mise en place de la législature en 2005, l'opinion publique ne cesse de s'interroger sur le rôle et la mission de cette institution qui n'est autre que la représentation nationale. Pour beaucoup de centrafricains, cette institution se perde en longueur de journées ne sachant quel type de mission ou quel rôle elle doit jouer dans une démocratie comme il est le cas aujourd'hui en Centrafrique. Le contexte dans lequel évolue en ce moment le pays confronté à une crise économique, crise politique, sociale, plongé dans un cycle infernal de violence le tout couronné par l'insécurité grandissante qui met à mal la libre circulation des personnes et des biens.

En effet, dès l'investiture de l'homme du 15 mars 2003, le général-président François Bozizé, le gouvernement Élie Doté avait lancé l'opération contrôle-paiement avec toutes ses conséquences. Il y a eu également une longue grève des travailleurs centrafricains qui avaient réclamé le versement de trois mois d'arriérés de salaires Cette grève avait en son temps paralysé toute l'administration centrafricaine. Face à cette situation, l'assemblée nationale ne s'est nullement prononcée .

Dès la fin de 2005, des rumeurs qui circulaient avaient fait état de la présence de la rébellion dans la région de N'Délé. En janvier 2006, l'assassinat du Lieutenant Yango Kapita et du sergent chef Sanzé, ont provoqué des soulèvements dans le 4e arrondissement de Bangui. Une situation qui a amené quelques éléments de la sécurité présidentielle à saccager le domicile du Me Nicolas Tiangaye. La cohésion nationale et la paix ont failli prendre un coup. De l'autre côté, des affrontements entre les forces de défense et la population civile du 4e arrondissement ont occasionné d'autres cas de décès.

Dans la partie septentrionale du pays, des affrontements entre les forces rebelles et les forces de défense et de sécurité ont occasionné des tueries de la population civile et souvent attribuées pour la plupart des cas aux forces de sécurité. Plusieurs milliers des populations notamment de Kabo, Markounda, Paoua, Boguila et autres sont contraintes à trouver refuge dans la brousse ou au-delà de nos frontières sous les regards indifférents des élus du peuple.

Situation idem dans le centre du pays à Kaga Bandoro, et dans le nord-est à N'Délé, Tiringoulou, Gordil, Birao, Ouadda, Sam Ouandja, etc. qui ne suscite pas la réaction de l'Assemblée Nationale, malgré le déplacement des milliers de populations qui vivent dans une situation de précarité indescriptible. Force est de constater que la représentation nationale fait preuve d'un silence atone.

Le silence de l'Assemblée Nationale concerne également le domaine économique. Le pays a connu en son temps des scandales financiers dans le domaine de la signature de convention avec la société sud-africaine ''Uramin''; le détournement d'environ 200 millions Fcfa au Trésor Public perpétrés à un moment où le pays fait face à une crise économique sans précédent. Par rapport à ces situations chaotiques que vit le pays, la représentation nationale n'a pas un seul instant dénoncé ces errements.

Sur le plan politique, malgré les dispositions de la constitution de décembre 2004 qui interdit le cumul de poste de responsabilité, cette pratique continue toujours de faire son chemin malgré son interdiction à travers les textes de Loi votés par les députés eux-mêmes. Aujourd'hui, même les plus hautes autorités du pays cumulent les fonctions. L'Assemblée nationale n'ose même pas lever un seul doigt de la main pour un rappel à l'ordre pour le respect des principes démocratiques. Même le dialogue politique inclusif réclamé par l'opposition politique pour passer aux peignes fins les maux qui gangrènent le pays, les élus de la nation semblent indifférents à ce forum tant réclamé par l'opinion nationale et internationale..

Dans le domaine social, avec le versement irrégulier des salaires et plusieurs mois d'arriérés de salaires, le chômage chronique, les criminalités et autres actes de vandalisme sont autant des problèmes de société qui ne réveillent pas la conscience des élus de la nation. L'administration centrafricaine est-elle aussi confrontée à une crise qui ne dit pas son nom. Le laxisme, le sabotage et la négligence qui animent les fonctionnaires et agents de l'État, que dire de plus?

Devant ces tristes constats, la représentation nationale ne semble pas se soucier de son électorat qui, grâce à son suffrage sollicité se retrouve au parlement. Faille-t-il dire que la représentation nationale existe-t-elle où vit-elle dans l'au-delà pour ne pas écouter les cris de douleur des populations? Une question qui donne matière à réflexion.

Sous le règne de Ange Félix Patassé à l'époque, l'Assemblée nationale avait diligenté un projet de censure contre le gouvernement Mandaba pour incompétence. Ce qui l'avait contraint à la démission. L'Assemblée nationale avait aussi à l'époque diligenté une enquête parlementaire sur le règne du régime Kolingba. Les députés avaient également sollicité du président Patassé, une enquête parlementaire après le coup d'État du 28 mai 2001. Les députés à l'époque toute tendance confondue avait dénoncé les agissements des rebelles du MLC, appelés à la rescousse par le régime de Patassé, suite aux évènements d'octobre 2002.

Mais la législature que connait les centrafricains aujourd'hui donne une autre vision du rôle que doit jouer l'Assemblée nationale et les élus du peuple. D'aucuns sont tentés de croire que la représentation nationale constitue une caisse à résonance qui ne sert désormais que les intérêts du pouvoir en place. Ce malgré les multiples crises que connaît le pays

 

 

Mardi 04 Septembre 2007

Source : http://www.leconfident.net

 

 

REACTIONS

Personne n’est contre nous sauf l’arbitraire

 

 

Y a t il encore une vie en RCA?

 

Nous savons tous que la RCA ne se limite désormais qu'à Bangui ! Les autres villes de province sont gérées par des "bandits armés" qui débarquent où et quand bon leur semble, s'empennent aux habitants, se servent et se retirent tranquillement. Aux dernières nouvelles, quand Kangara est allé à Tripoli, il a constaté que Abdoulaye Miskine a disparu et ce n'est pas bon pour la suite des événements. Les journaux en parlent. C'est cela, le résultat des accords signés pèle mêle sans tenir compte de textes législatifs. A Bangui, Ziguélé serait convoqué au tribunal pour atteinte à la sûreté de l'Etat ! On attend de voir. Les enseignants exigent le déblocage des salaires et le paiement de deux mois avant de reprendre la route de l'école cette année. Le gouvernement dit qu'il ne peut payer qu'un seul mois (c'est en train d'être fait)mais les enseignants persistent et signent, un préavis de grève sera déposé d'ici le 10 du mois en cours.

 

Information UE PK 9

 

FACA, eternel looser (perdant)

 

Rien ne va plus chez les FACA qui ont repris  avec l'expérience PATASSE. Le Ministère de la défense fonctionne aujourd'hui sur un mode particulier. Apparemment, le Directeur de Cabinet fait office de DG de l'intendance. En effet, c’est depuis son bureau que les fonds alloués pour l'entretient des troupes et pour le fonctionnement des structures militaires sont trésorisés et gérés et le DG de l'intendance fait de la figuration sans influence réelle sur la gestion militaire, qui est d’ailleurs est opaque, les officiers supérieurs n'ont pas vu la hiérarchie depuis des années. Le Directeur de Cabinet (politique) confisque tout. Il a la main sur tout, il décide des questions administratives, financiers et militaires, enfin un Super Ministre sans limite de compétences. C'est mal parti au sein des FACA. Tout le monde est mécontent mais personne n'ose parler. Et dans la distribution des galons, places aux anciens rebelles reconvertis en militaires e carrière

 

Information  FACA

 

Bras de fer juridique entre le Président de la République et les magistrats sur fond d'incompréhension

 

Peut-on gouverner un pays par l'arbitraire? La leçon n'a toujours pas trouvé de preneurs en RCA En effet, gouverner en se basant sur l'arbitraire, sans aucun respect des Textes semble être devenu un maxim pour la République centrafricaine. La dernière expérience en date est marquée par la crise crée par le Super Ministre des Finances, du Pétrole raffiné et des Diamants, Neveu de son oncle Président En effet sans se référer au droit, la caisse de Résonnance (Assemblée Nationale) a promulgué une loi qui devait créer une Nouvelle société de distribution du Pétrole et dissoudre TOTAL par la même occasion. Comme ils l'avaient fait pour URAMINE (racheté par AREVA), les "résonneurs" de leur Etat ( Parlementaires) n'avaient pas considéré leur vrai rôle de défenseurs d'intérêt national. Ils avaient applaudi la création de cette loi sans s'informer sur les conséquences juridiques. Et cela, c'était sans compter la capacité de TOTAL qui connait bien l'Afrique Fort heureusement, en Centrafrique, ce n'est pas tout le monde qui dort: Il ya certaines fois ou les magistrats savent lire les textes de droits quand cela s'avère utile. Ils ont donc désavoué la loi au niveau du conseil Constitutionnel en confirmant que la loi voté par la caisse de résonnance pour dissoudre TOTAL était anti constitutionnelle. Un autre cas de loi anti constitutionnelle concernant cette fois les magistrats a fait déborder les vases ; il s’agit de loi de rémunération des magistrats adoptés sous Patassé et gelée par Bozizé. Ces deux approches sont à la base de l’appéciation  qui crée cette crise entre le Président de cette cours ( parent du Président de la République) et le Général Bozizé. En effet, ce dernier pense, à tort, que les magistrats sont contre lui. En réalité, les magistrats  de la cour constitutionnelle ne veulent plus amplier l’effet de caisse de résonnance au détriment d’un comportement arbitraire et manipulé par la grande caisse de résonnance, l’assemblée nationale. Ils sont simplement contre la pratique qui consiste à prendre des décisions anti constitutionnel Ou irons nous si non continuons à ne pas respecter les textes de loi.

 

Information  Magistrature

la RCA n'a pas besoin d’Hôpitaux, Eau, Electricité et Téléphone

 

Merci délestage, mot de l’année en RCA. Décidément à l'ENERCA, à la SODECA, à la SOCATEL, et dans les hôpitaux rien ne bouge dans l'intérêt supérieur de la nation. Voilà un grand pays ou on avait l'habitude de l'électricité, de l'eau potable et du téléphone/Téléfax fonctionnant correctement même sous les régimes des Grand-K et Kouayanga,, même dans les périodes sombres des mutineries, toutes ces infrastructures fonctionnaient Mais voilà que depuis 2003, plus rien ne fonctionne. En parler ne veut pas dire être contre BOZIZE. En parler veut dire appeler à la conscience du pasteur et de ses paires Le sursaut patriotique est devenu un inferno pour les Centrafricains et cela, on ne peut plus se cacher pour en parler les hôpitaux sont des mouroirs alors que les dignitaires se font soigner à l'étranger dès qu'ils sont malades. C'est une situation intenable, et indigne de tous Chrétiens , Musulmans ou Naturalistes.



Information Miskine

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Fatima et Pétévo le 10 septembre 2007

Rebryan Mameyen