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février 2005 : Troisième rencontre-débat du CCF dans le cadre de son
initiative " débats Citoyens sur les élections présidentielles et
législatives 2005 en Centrafrique » le
CCF invitera l’UFVCF, invitation qui reste à être
confirmée par le CCF
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février 2005 : Deuxième rencontre-débat du CCF dans le cadre de son
initiative " débats Citoyens sur les élections présidentielles et
législatives 2005 en Centrafrique » sur
le thème " Analyse de la situation démocratique en Centrafrique "
Intervenant: Martin ZIGUELE, Ancien Premier Ministre, Candidat à l'élection
présidentielle de Mars 2005.
Le Samedi 19 février
2005 de 14 heures à 18 heures Au Centre International de Séjour de Paris
C.I.S.P M. RAVEL, 6 Avenue Maurice RAVEL -
Paris 12ème
L’ancien Premier
Ministre, dans son intervention, affirme d’entré de jeu que la RCA tourne en rond à cause du mauvais
équilibre des pouvoirs. Il appui son argument sur une particularité propre à la
République Centrafricaine qui depuis son indépendance en 1960 ou les différents
gouvernants n’ont jamais eu le temps de terminer un programme. Ce malaise se
traduit par le fait que une fois au pouvoir, ces gouvernements concentrent beaucoup d’efforts sur la lutte contre les
prédécesseurs et contre une opposition qui ne laisse pas le temps de gouverner.
Généralement les gouvernements sont renversés avant même de se rendre compte du
travail qu’ils étaient supposés faire. Selon Mr ZIGUELE cette situation expliquerai pourquoi la RCA reste queue du peloton dans le
concert des nations. Il a articulé cette
problématique en les défauts qui fait que depuis Dacko
I, aucun Président n'ait eu le temps de terminer sa mission correctement tantôt
interrompue par coup d'état, tantôt interrompue par des revendications
populaires.
Monsieur ZIGUELE s’est
ensuite livré à un vaste inventaire des difficultés dont il a été témoin dans
sa position de « Le Premier des Ministres »
sans pouvoir de décision. Il affirme avoir vu la souffrance des Centrafricains et
l’état de délabrement des infrastructures lors de ses déplacements en provinces
notamment entre Bambari et Kouango
ou il aurait assisté entre autre à des situations difficiles ou la population des
villages par manquent d’approvisionnement en bois, confectionnait des cercueils
en creusant des troncs d’arbres. Il a aussi cité l’exemple des ponts délabrés au point que pour faire
passer son véhicule, le cortège était obliger de disposer des branches d’arbres.
Parlant de l’économie
Monsieur ZIGUELE a stigmatisé le volume de l’aide internationale en mentionnant
que ce niveau faible de la contribution internationale pour un pays sans
Entrepreneurs nationaux capables d’alimenter l’économie fait fortement défaut à
l’économie Centrafricaine
Citant lé déclin de l’administration,
il a donné l’exemple de l’ENA qui est sa propre coquille sans contribution
notable au problème de manque de cadres. S’agissant du secteur para public,
Monsieur ZIGUZELE a donné l’exemple édifiant de la Poste Centrafricaine dont
les agents ont eux-mêmes édifier un système de corruption qui a favorisé le
déclin de cette structure.
Enfin sur sa candidature,
Monsieur ZIGUELE a martelé n’être que le Candidat providentiel du MLPC en
mission. Il a affirmé détenir un document signé des membres du bureau politique
du MLPC ainsi que du Président de ce parti lui confiant donc la mission de
représenter ce parti. De part cette situation il a affirmé recevoir ses ordres
directement de cette instance.
Pour expliquer sa
motivation dans la démarche de la présidentielle, Monsieur ZIGUELE estime qu’il
va gagner les élections et qu’il va ensuite s’appuyer sur les leçons du passé pour mieux
faire cette fois-ci et cela ensemble avec le MLPC
A la séance des
Questions et Réponses, le premier intervenant a tout d’abord remercié le CCF
pour avoir permis ce deuxième débat malgré l’expérience du samedi précédent. L’intervenant
s’est ensuite adresser au Premier Ministre de PATASSE, un régiment qui était
resté sourd à la souffrance des Centrafricains, préférant la militarisation au
dialogue démocratique. L’intervenant a insisté que cette radicalisation suivi de forfaiture par introduction d’une intelligence
milicienne étrangère (les Nyama molengue)
qui est la base la situation que vit la RCA aujourd’hui. On ne saurait donc
comprendre que cet ancien Premier Ministre vienne donner des leçons en matière
de démocratie à un public dont certains ont été
traqués par le système PATASSE.
Un autre intervenant s’est
étonné de l’attitude de l’ancien premier qui raisonne comme s’il n’a été qu’un
simple fonctionnaire vivant les maux de la RCA alors qu’il était le Premier
Ministre. Celui-ci se demande quelle type de fonction faille t il donc occuper
pour résoudre les problèmes de la RCA
Concernant les habitudes
des politiciens africains dont le premier acte consiste à modifier la
constitution pour l’adapter à leur ambitions de rester
éternellement au pouvoir, Monsieur ZIGUELE a affirmé qu’il ne va pas modifier la
constitution s’il était voté. Il précisé que la version de la loi fondamentale adoptée
dernièrement était bonne.
Aucune question ne fût
posée concernant ses rapports avec PATASSE mais on estime que investit par le
MLPC et recevant ses directives directement de parti, un fois voté, il est fort
possible que PATASSE redevienne une figure centrale dans la nouvelle forme de
démocratie que monsieur ZIGUELE représente. Il revient à la majorité des Centrafricains
de juger cette subtilité le 13 mars 2005
La séance a été suivie d'une
collation offerte par Monsieur Martin ZIGUELE, Candidat Indépendant Nr 6 soutenu par le MLPC
ATTN : LA
REDACTION accepte de publier la version originale distribuée par les intervenants.
Il suffit d’expédier un exemplaire a wacode@centrafrique.com
Première intervention sur le thème:
« Enjeux des pourparlers Inter-Centrafricains et
l’accord de Libreville »
Invité : Maître Jean-Jacques
DEMAFOUTH, candidat à l’élection présidentielle
Ce débat citoyen du 22
janvier 2005 entamés à Libreville (Gabon) a traité des pourparlers Inter-Centrafricains qui ont abouti à la signature d’un
accord sensé mettre un terme à la grave crise politique et institutionnelle née
de la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) d’invalider
plusieurs candidatures à l’élection présidentielle. Ont participé à ces
pourparlers, la quasi totalité des candidats à l’élection présidentielle, des
personnalités en charge d’institutions politiques nationales ainsi que des
représentants de la société civile, lesquels ont tous accepté de signer une
déclaration finale, dénommée «l’accord de Libreville ». S’il faut reconnaître
qu’après sa signature «l’accord de Libreville » a permis de remettre dans la
course à l’élection présidentielle tous les candidats invalidés par la CCT, à
l’exception de l’ancien président PATASSE, il semble à l’observation du
microcosme politique centrafricain et surtout au vu du contenu de cet accord
qu’il est loin de régler les questions de fond, particulièrement celles des
conditions pour une organisation démocratique, équitable, transparente et
crédible des prochaines élections présidentielles et législatives. C’est donc
pour permettre aux compatriotes et aux amis de la Centrafrique d’échanger sur
les enjeux des pourparlers Inter-Centrafricains qui
se sont déroulés au Gabon que le CCF organise dans le cadre de son initiative :
« Débats Citoyens du CCF sur les élections en Centrafrique »
Déroulement de cette première intervention
Ce samedi 12, le débat
avait bien commencé vers 14H30. Jean Jacques DEMAFOUTH avait commencé à
répondre aux questions d’une audience composée d’une centaine de personne
lorsque KOYAGBELE et HONDET ont fait irruption dans la salle. Ayant demandé la
parole, HONDET s’est mis à vociférer des injures. Ensuite est intervenu
KOYAGBELE. Ces réactions ont été suivies de déclaration vouloir rendre une
justice populaire aux noms des victimes des tueries de Kembé.
Ce qui est intéressant à
retenir de la réaction de BIDA KOYAGBELE est le fait que ce dernier stigmatise
l’impunité politique en République Centrafricaine. En effet, si on parle
d’impunité, il ne faudrait pas perdre de Vue que le Père KOYAGBELE serait le
premier accusé pour des délits datant du régime KOLINGBA, restés impunis.
Pour plus de détails et plus de précisions, lire le compte Rendu établi par le CCF