Les Candidats à l'élection présidentielle de mars 2005 se présentent.


26 février 2005 : Troisième rencontre-débat du CCF dans le cadre de son initiative " débats Citoyens sur les élections présidentielles et législatives 2005 en Centrafrique »  le CCF invitera l’UFVCF, invitation qui reste à être confirmée par le CCF

 

 


19 février 2005 : Deuxième rencontre-débat du CCF dans le cadre de son initiative " débats Citoyens sur les élections présidentielles et législatives 2005 en Centrafrique »  sur le thème " Analyse de la situation démocratique en Centrafrique "


Intervenant: Martin ZIGUELE, Ancien Premier Ministre, Candidat à l'élection présidentielle de Mars 2005.

Le Samedi 19 février 2005 de 14 heures à 18 heures Au Centre International de Séjour de Paris

 C.I.S.P M. RAVEL, 6 Avenue Maurice RAVEL - Paris 12ème

 

L’ancien Premier Ministre, dans son intervention, affirme d’entré de jeu que  la RCA tourne en rond à cause du mauvais équilibre des pouvoirs. Il appui son argument sur une particularité propre à la République Centrafricaine qui depuis son indépendance en 1960 ou les différents gouvernants n’ont jamais eu le temps de terminer un programme. Ce malaise se traduit par le fait que une fois au pouvoir, ces gouvernements concentrent beaucoup d’efforts sur la lutte contre les prédécesseurs et contre une opposition qui ne laisse pas le temps de gouverner. Généralement les gouvernements sont renversés avant même de se rendre compte du travail qu’ils étaient supposés faire. Selon Mr ZIGUELE cette situation expliquerai pourquoi la RCA reste queue du peloton dans le concert des nations.  Il a articulé cette problématique en les défauts qui fait que depuis Dacko I, aucun Président n'ait eu le temps de terminer sa mission correctement tantôt interrompue par coup d'état, tantôt interrompue par des revendications populaires.

 

Monsieur ZIGUELE s’est ensuite livré à un vaste inventaire des difficultés dont il a été témoin dans sa position de « Le Premier  des Ministres » sans pouvoir de décision. Il affirme avoir vu la souffrance des Centrafricains et l’état de délabrement des infrastructures lors de ses déplacements en provinces notamment entre Bambari et Kouango ou il aurait assisté entre autre à des situations difficiles ou la population des villages par manquent d’approvisionnement en bois, confectionnait des cercueils en creusant des troncs d’arbres. Il a aussi cité l’exemple  des ponts délabrés au point que pour faire passer son véhicule, le cortège était obliger de disposer des branches d’arbres.

Parlant de l’économie Monsieur ZIGUELE a stigmatisé le volume de l’aide internationale en mentionnant que ce niveau faible de la contribution internationale pour un pays sans Entrepreneurs nationaux capables d’alimenter l’économie fait fortement défaut à l’économie Centrafricaine

Citant lé déclin de l’administration, il a donné l’exemple de l’ENA qui est sa propre coquille sans contribution notable au problème de manque de cadres. S’agissant du secteur para public, Monsieur ZIGUZELE a donné l’exemple édifiant de la Poste Centrafricaine dont les agents ont eux-mêmes édifier un système de corruption qui a favorisé le déclin de cette structure.

Enfin sur sa candidature, Monsieur ZIGUELE a martelé n’être que le Candidat providentiel du MLPC en mission. Il a affirmé détenir un document signé des membres du bureau politique du MLPC ainsi que du Président de ce parti lui confiant donc la mission de représenter ce parti. De part cette situation il a affirmé recevoir ses ordres directement de cette instance.

 

Pour expliquer sa motivation dans la démarche de la présidentielle, Monsieur ZIGUELE estime qu’il va gagner les élections et qu’il va ensuite s’appuyer sur les leçons du passé pour mieux faire cette fois-ci et cela ensemble avec le MLPC

 

A la séance des Questions et Réponses, le premier intervenant a tout d’abord remercié le CCF pour avoir permis ce deuxième débat malgré l’expérience du samedi précédent. L’intervenant s’est ensuite adresser au Premier Ministre de PATASSE, un régiment qui était resté sourd à la souffrance des Centrafricains, préférant la militarisation au dialogue démocratique. L’intervenant a insisté que cette radicalisation suivi de forfaiture par introduction d’une intelligence milicienne étrangère (les Nyama molengue) qui est la base la situation que vit la RCA aujourd’hui. On ne saurait donc comprendre que cet ancien Premier Ministre vienne donner des leçons en matière de démocratie à un public dont certains ont été traqués par le système PATASSE.

 

Un autre intervenant s’est étonné de l’attitude de l’ancien premier qui raisonne comme s’il n’a été qu’un simple fonctionnaire vivant les maux de la RCA alors qu’il était le Premier Ministre. Celui-ci se demande quelle type de fonction faille t il donc occuper pour résoudre les problèmes de la RCA

 

Concernant les habitudes des politiciens africains dont le premier acte consiste à modifier la constitution pour l’adapter à leur ambitions de rester éternellement au pouvoir, Monsieur ZIGUELE a affirmé qu’il ne va pas modifier la constitution s’il était voté. Il précisé que la version de la loi fondamentale adoptée dernièrement était bonne.

 

Aucune question ne fût posée concernant ses rapports avec PATASSE mais on estime que investit par le MLPC et recevant ses directives directement de parti, un fois voté, il est fort possible que PATASSE redevienne une figure centrale dans la nouvelle forme de démocratie que monsieur ZIGUELE représente. Il revient à la majorité des Centrafricains de juger cette subtilité le 13 mars 2005


La séance a été suivie d'une collation offerte par Monsieur Martin ZIGUELE, Candidat Indépendant Nr 6 soutenu par le MLPC

 

ATTN : LA REDACTION accepte de publier la version originale distribuée par les intervenants. Il suffit d’expédier un exemplaire a wacode@centrafrique.com

 


 

 

Première intervention sur le thème: « Enjeux des pourparlers Inter-Centrafricains et l’accord de Libreville »

Invité : Maître Jean-Jacques DEMAFOUTH, candidat à l’élection présidentielle

 

Ce débat citoyen du 22 janvier 2005 entamés à Libreville (Gabon) a traité des pourparlers Inter-Centrafricains qui ont abouti à la signature d’un accord sensé mettre un terme à la grave crise politique et institutionnelle née de la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT) d’invalider plusieurs candidatures à l’élection présidentielle. Ont participé à ces pourparlers, la quasi totalité des candidats à l’élection présidentielle, des personnalités en charge d’institutions politiques nationales ainsi que des représentants de la société civile, lesquels ont tous accepté de signer une déclaration finale, dénommée «l’accord de Libreville ». S’il faut reconnaître qu’après sa signature «l’accord de Libreville » a permis de remettre dans la course à l’élection présidentielle tous les candidats invalidés par la CCT, à l’exception de l’ancien président PATASSE, il semble à l’observation du microcosme politique centrafricain et surtout au vu du contenu de cet accord qu’il est loin de régler les questions de fond, particulièrement celles des conditions pour une organisation démocratique, équitable, transparente et crédible des prochaines élections présidentielles et législatives. C’est donc pour permettre aux compatriotes et aux amis de la Centrafrique d’échanger sur les enjeux des pourparlers Inter-Centrafricains qui se sont déroulés au Gabon que le CCF organise dans le cadre de son initiative : « Débats Citoyens du CCF sur les élections en Centrafrique »

 

Déroulement de cette première intervention

Ce samedi 12, le débat avait bien commencé vers 14H30. Jean Jacques DEMAFOUTH avait commencé à répondre aux questions d’une audience composée d’une centaine de personne lorsque KOYAGBELE et HONDET ont fait irruption dans la salle. Ayant demandé la parole, HONDET s’est mis à vociférer des injures. Ensuite est intervenu KOYAGBELE. Ces réactions ont été suivies de déclaration vouloir rendre une justice populaire aux noms des victimes des tueries de Kembé.

 

Ce qui est intéressant à retenir de la réaction de BIDA KOYAGBELE est le fait que ce dernier stigmatise l’impunité politique en République Centrafricaine. En effet, si on parle d’impunité, il ne faudrait pas perdre de Vue que le Père KOYAGBELE serait le premier accusé pour des délits datant du régime KOLINGBA, restés impunis.

 

Pour plus de détails et plus de précisions, lire le compte Rendu établi par le CCF