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Maxime
nous fait découvrir la femme centrafricaine à Sibut:
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Je
m'appelle Maxime-Faustin
Mbringa-Takama. Géographe de formation, j'ai depuis très longtemps dériver pour me consacrer à la prospective vue l'état délabrement morale, social, culturel, économique et politique de notre pays. Je m'attache aujourd'hui à réfléchir sur comment alimenter et renforcer les stratégies de survies des différentes catégories sociales centrafricaines ( femmes, jeunes, chômeurs, étudiants) tant à Bangui que dans l'arrière pays. 1982 - 1992 : Professeur de géographie à l'Université de Bangui ; 1992 - : Direcetur général adjoint au centre International de Civilisation Bantu à Libreville 1993-1994 : Vice Recteur à l'Université de Bangui ; depui 1994 : Conseiller en Développement Durable au bureau du PNUD à Bangui où je m'intéresse particulièrement à la promotion des approches alternatives et aux moyens d'existence durable. (Concepts immenses qui signifient simplement le renforcement de capacité de gestion stratégique des problèmes de survie). |
La femme Centrafricaine dans sa participation au développement
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Des
femmes, par centaines, se sont engagées à mener une lutte
acharnée contre la misère, et cela depuis novembre 1998.
Aujourd'hui, chose rare en république entrafricaine, elles
ont ouvert des services de micro crédit et distribuent des petits
crédits à leurs adhérentes dont le nombre grossit
au jour le jour. J'ai assisté personnellement à l'ouverture
d'un compte par une vieille paysanne apparemment croupie sous la misère.
Grand a été mon étonnement quand elle a sorti une
liasse de 10 fois 10 000 francs CFA pour me dire que c'est une somme
thésaurisée depuis un an qu'elle voudrait maintenant confier au crédit mutuel de Sibut dont le conseil d'administration est entièrement composé des résidents locaux. Le mouvement est entrain de faire tâche d'huile. A Dékoa, à Grimari, à Bambari, femmes et hommes sont à l'affût et entendent faire comme leurs concitoyens de Sibut. Très prochainement, je vous communiquerai l'adresse postale de GFADS (Groupement de Femmes d'Action pour le Développement de Sibut). En attendant voici un rapport fait par le Secretariat exécutif du GFADS à l'occasion de la visite Madame Déolinda Béiana D'ALMEIDA, Représentante Résidente du PNUD, aux femmes de Sibut quant elle a appris leurs efforts dans la lutte contre la pauvreté. De temps à temps, si vous le voulez, je pourrai vous transmettre ces informations sur les grandes questions de survie des centrafricaines et centrafricains, sur les stratégies adaptatives déployées tant dans l'arrière pays rural que dans les villes. Vous y trouverez peut - être des éléments vous permettant de mieux mesurer les défis actuels du pays, et les efforts que mènent vos compatriotes survivants qui pensent avec beaucoup de conviction que le bonheur et le réveil de notre beau pays sont dans leur cerveau et au bout de leurs mains. Pour l' integralité , clicker ici |
La femme Centrafricaine et le dévellopement des banques |
Article à paraitre bientôt
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Action des femmes Centrafricaines en France |
Centrafrique Sans Frontières
Association de Solidarité avec les femmes
Centrafricaines et les orphelins pour lutter
Contre le Sida
Pour quelles raisons les femmes et les filles centrafricaines valent
la peine que nous nous battions pour elles !
Les femmes Centrafricaines connaissent des conditions de vie parmi les plus difficiles du monde, et pourtant, elles continuent de vivre comme si tout était beau et facile ! Elles chantent et dansent dès qu’elles le peuvent ; elles se taisent souvent quand leur douleur est trop forte ! Et surtout elles font face à l’adversité avec un grand courage, les mains nues, quand la vie de leurs enfants est en jeu et même quand le rapport de force est en leur défaveur ! Sacrées Centrafricaines ! Je viens de lire le rapport sur la séance d’interpellation de l’Assemblée Nationale du vendredi 15 novembre 2002 à Bangui . Il est mentionné qu’une femme députée du parti au pouvoir a pris la parole en langue nationale Sango pour réclamer « en tant que femme » la démission du président Patassé, en raison de l’attitude des rebelles de monsieur BEMBA venus soutenir le régime à Bangui. « Les exactions qui ont été commises contre les populations civiles m’ont traumatisée. Je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, dans mon pays, il allait se passer des choses aussi graves » a-t-elle déclarée, des tremblements dans la voix . « Pendant que l’homme se cache sous le lit, sa femme, maintenue , écartelée par des bras, est violée.Je demande au président de la République de prendre la mesure de la situation et de démissionner ». (source AFP sur le site de kodro) Elle a été la seule élue du parti au pouvoir à avoir le courage de demander le départ du véritable responsable et à exprimer tout haut le souhait de toute une population, alors que même les élus de l’opposition préféraient faire seulement allusion à la démission du gouvernement ! « La première fois où j’ai été profondément marquée par le courage des femmes centrafricaines remonte à la première marche historique des élèves et étudiants à la fin du règne de BOKASSA en 1979. Pour la première fois, nous avions décidé de braver le régime en place et nos aînés les Etudiants, au courant de ce qui se passait dans les autres pays du monde, nous avaient expliqué que ce serait une « marche pacifique », et que nous n’avions rien à craindre. Notre marche a commencé devant l’université et ous devions passer par Lakouanga avant de la finir au rond point du centre ville. Il faisait beau ce jour-là. Tout avait très bien commencé, mais nous n’avions hélas pas prévu qu’à Lakouanga les plus jeunes allaient nous rejoindre, se placer au devant du cortège en se croyant à une fête, et que BOKASSA allait donner aux militaires l’ordre de tirer et de cogner pour disperser la foule. A notre arrivée au centre ville où se trouve la plupart des bureaux, les militaires se sont alors mis à tirer dans le tas et à frapper. Il y a eu un mouvement de panique. Les jeunes blessés tombaient comme des mouches ; il y a avait du sang partout. Les occupants des bureaux étaient tous sortis pour observer la scène en spectateurs ! Nous avons commencé à appeler à l’aide. Le marché central où les femmes vendent des légumes n’était pas loin de là. Entendant nos cris, les vendeuses ont accouru. Et c’est là que j’ai pu me rendre compte de leur grand courage en voyant leur réaction : Elles se sont interposées entre notre cortège et les militaires et ont menacé de se déshabiller, signe de malédiction en Centrafrique, en disant aux militaires de leur tirer dessus plutôt que sur les leurs enfants. Les militaires ont arrêté de tirer et nous avons commencé de ramasser nos blessés !. Je n’ai jamais oublié et toute ma vie je n’oublierai jamais ces images ! Les véritables héroïnes demeurent pour toujours ces femmes ! Aujourd’hui, je suis heureuse de voir qu’il existe encore des femmes courages comme cette élue ! Même si la Centrafrique donne au monde l’impression de n’avoir engendré que des personnes comme BOKASSA , KOLINGBA ou PATASSE et leur équipe, il faut savoir que ce pays mérite d’être sauvé ne serait-ce que pour le courage de ses femmes et de ses filles ! Celles-ci doivent savoir que de plus en plus de personnes commencent à s’intéresser à leur sort et qu’il ne faut pas baisser les bras ! Tout sera mis en œuvre pour que les Responsables de ces crimes soient poursuivis, qu’ils soient étrangers ou centrafricains ! je regrette seulement que cette situation ne s’améliore pas plus vite pour elles ! Avec les membres de l'association CENTRAFRIQUE SANS FRONTIERES, La Présidente : Yvonne METE-NGUEMEU |