WHY THE
CENTRAL AFRICAN PEACE TALK SHOULD TAKE PLACE OUTSIDE OF
THE COUNTRY(version française en bas)
The question is Yes or no to peace talk?
The answer is: Against both Patasse and Bozize, same fight
President
Patassé ‘s peace talk offer to all Central African political parties as well as
civil society is on hold.
While
reviewing the past since Patasse has been elected, several of his managerial
crisis decisions lead to question the patriotic intension of the president as
far as peace is concerned. It has often been verified that the President’s
promises are never binding declaration. None in the Central African
Republic is to expect or to claim the forbearance of a specified act from
Patasse since he was elected 1993.
Discussion about a possible peace talk without Patasse should continue
On
the other side, the CEMAC (the Economic and Monetary Community of Central
African States) forces deployed by President Bongo from Gabon is welcome.
However, the goal for this force was always said to protect President Patasse.
It has never been officially announced as a peacekeeping troops to protect
civilians.
Knowing
Patasse’s habit, it is non-sense to believe, a peace talk taking place with
Patasse in the Central African Republic will lead to a real peace full
solution.
It
is important to emphasis that if any peace bringing talks is supposed to take
place it should be organized in a neutral country, that means outside of the
country.
If
any Peace Talk is supposed to take place now with the aim to lead to a peace
full future for the Country, then it is important to note that no security can
be guarantied to the Peace Talk Members if this happens to take place in the
Central African Republic. The Peace Talk can be efficient only outside of the
country given doubt on security of Peace Talk Members.
Governement attitude on Fouh following the misleading of Bemba's troops as well as the
issue in Damara this week should have shown again why it is not possible to trust
President Patasse.
Therefore, it is crutial to consider the Peace Talk outside of the Country without Patasse.
Why not considering Cameroon, Gabon or France?
France, December 10, 2002
POURQUOI EST IL NECESSAIRE
D’ORGANISER LE DIALOGUE INTER-CENTRAFRICAIN A l’ÉTRANGER(English text at the top)
OUI ou NON au dialogue Inter-Centrafricain?
La réponse reste: Contre Patasse et Bozize , même combat
Le débat sur l’offre de dialogue Inter-Centrafricain fait par le Président
aux partis politiques et à la société civile piétine.
Le passé nous des exemples de gestions de crises amenant à porter des
doutes sur les intentions patriotiques du Président en ce qui concerne la paix.
Personne en République centrafricaine ne peut sérieusement croire à sa
sincérité au vue des multiples exemples de promesses non tenues depuis son
élection en 1993.
D’autre part, la force de la CEMAC (Communauté Économique et Monétaire des
Etats de l’Afrique Centrale) déployée sur médiation du Président gabonais Bongo
est la bienvenue. Toutefois, le but principal de ces forces a été toujours dit
être la protection du Président Patassé.
Cette force n’a jamais été officiellement présentée comme une force
de maintient de la paix destinée à
protéger la population civile.
Connaissant les habitudes du Président Patassé, il est utopique de penser
qu’un dialogue ayant lieu dans le pays pourrait apporter la Paix en
Centrafrique.
Si jamais un dialogue devait avoir lieu dans le but d’un retour à la paix,
il est important d’insister sur la nécessité de son organisation à l’étranger
pour garantir la sécurité d’une participation sérieuse et un caractère
réel d’aboutissement à une paix durable. La sécurité des participants n’est pas
garantie à Bangui
La repression de Fouh suite aux incidents causés par les Rebelles de Bemba et le problème de Damara cette semaine démontre encore une fois qu'il n'est pas possible
de faire confiance au Président Patassé. POur cette raison, il est capital d'organiser le dialogue de paix
en dehors de la R.C.A. Pourquoi ne pas considérer la tenue du dialogue au Cameroun, au Gabon
ou en France?
La discussion sur la possibilité d'un dialogue sans Patassé doit suivre son court
Echange de point de vue
mandeyvon écrit:
A ita! ita! itaoooo!
Suis je le seul ici qui s'étonne du fait qu'on ne parle pas
de "dialogue national" et qu'ici il n'y a pas un débat sur
l'opportunité de cette initiatives? Dois je comprendre que c'est
uniquement la "victoire par KO" qui est envisageable? Il parait
qu'il y a déja une différence de vision entre la société civile
et les "responsables" politiques de l'intérieur de l'extérieur. les
uns veulent que cela se passe à Bangui les autres, en "zone neutre".
Vous en pensez quoi? En quoi le lieu est déterminant si les
garanties de sécurité sont données? Cela sera uniquement une
nouvelles distribution de ministères ou bien un débat de fond?
Qu'en est il de l'amistie exigée les anciens? Les gens devront aller à
ce "dialogue national" pour discuter de quoi, etc....
On m'avait dit qu'ici c'était un forum. On y discute de quoi?
Djoni week end
Yvon ita ti ala
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Wakode répond sur Kodro@yahoogroupes.fr en écrivant:
la différence de vision entre la société civile et
les "responsables" politiques de l'intérieur de l'extérieur
s'explique par la nature mme du Centrafricain dans son engagement à
respecter les autres.
En tout cas on est en droit de se demander si la question est
posée par arrogance ou par ignorance.
Rappellons nous que suite aux massacres de Mai 2001, des
centrafricains ont été assurés qu'ils ne seront pas inquiétés.
Pourtant, ces même Centrafricains se sont retrouvés sur la liste
de BINDOUMI. Voyez-vous, personne ne peut avoir confiance au pouvoir
suite à cette expérience.
Le dialogue va aboutir à quoi ? Nous avons vu les pardons, les
reconnciliation.
Patassé changera t il de politique suite à une telle rencontre?
A supposer que le dialogue soit prévu à BANGUI, QUI NOUS GANTIRA
la sécurité des compatiotes qui y participeront ?
Si dialogue il y a, il doit avoir lieu en dehors du cercle
d'influence du pouvoir, voilà pourquoi on parle de dialogue en pays
neutre.
On peut s'imaginer le Gabon ou la France, pourquoi pas Yaoundé?
.
Notons en passant que le dialogue Afgan a eu lieu en Allemagne..
Cette neutralité permettra à TOUS de participer librement au débat .
Jean-Pierre
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mandeyvon répondra par :
Jean Pierre bara mo mingui,
Tout dabord ce n'est surement pas ignorance que cette question a été
posée (notre vision manichéiste nous tuera). Voila pourquoi; les
brigands de Mbémba foutus dehors, les lybiens de Kaddafi repartis
dans leur lointaine contrée, les troupes africaines en place, les
règles du jeu étant établis, une conférence au niveau national n'est
pas en soit une hérésie. Ceci dit, si vous aviez bien pris le temps
de me lire, la question était surtout de savoir comment faire la
jonction entre les vues intérieures et extérieure. Vous parlez de
Bidoumi avec son tribunal politique, admettez avec moi qu'on ne
parle pas de la même chose. Par ailleurs, dialoguer ou négocier veut
dire se préparer à faire des concessions réciproques. C'est ou les
limites des différents camps? Je constate que la diaspora extérieure
n'est pas du tout unie (cf FRUD), comment se positionnera t'elle par
rapport aux "forces" intérieures? Enfin, à Paris ou à Libreville (ce
qui revient à la même chose!) pour faire comme pour les afghans.
Pourquoi pas, après tout, si c'est pour arrêter le cycle infernal de
la violence et la misère en Centrafrique? Faudrait il encore qu'au
delà de la stratégie du ventre, chacun vienne avec un projet de
société non verouillé pour en discuter avec les autres!
Douti djoni
Yvon
PS: je n'ai pas compris ce que vous voulez dire par "la différence
de vision entre la société civile et les responsables politiques
de l'intérieur et ceux de l'extérieur s'explique par la nature même du
Centrafricain dans son engagement à respecter les autres."
singuila mingui de m'éclairer un peu.
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Dernière réponse de Jean-Pierre MARA:
A l'intérieur, c'est à dire au pays, les gens ont une idée et une conception du pouvoir qui
diffère de la vision des Centrafricains vivant à l'extérieur
Aussi, le mot respect de l'autre n'existe pas dans la pratique politique en Centrafrique
et ceci depuis tous les gouvernements et pouvoirs. On ridiculise les présidents de partis d'opposition comme de
vulgaires bandits, on vous ridiculise à l'aéroport sans considération citoyenne., etc..
Ne faisons pas semblant, il n'y a ni liberté ni démocratie en Centrafrique.
C'est cela que je qualifie de Nature des centrafricains...enfin je veux dire du pouvoir Centrafricain..
Ce débat n'est nullement une question bizzare mais il s'agit du problème de fond du mal
Centrafricain...
Notre pays ne fait pas manque de citoyens pleins de bonnes volontés. Aussi ne confondons pas
les méthode de choix des hommes pour se mettre au service d' un système avec la volonté de milliers de Centrafricains Compétents qui n' attendent que la bonne volonté pour servir le peuple Centrafricains.
Je dois affirmer avec force et détermination qu' il n' est pas question de faire aucune distinction entre le Centrafricains de l' intérieur et ceux der l' extérieur puisque les deux groupes sont complémentaires.
J'ai entendu un dignitaires du régime dire que le pays manque terriblement de cadres car l'administration n' aurait plus de cadres puisque ce groupe serait exterminée par le virus du SIDA. Cette parenthèse fermée, je pense que le souci ne se manifeste pas ici en terme de qualificatif d'incapacité des Centrafricains de l'intérieur. Vous seriez en déphasage sur le sujet si vous pensez que c' est la question de l'incapacité des uns qui anime ceux qui souhaiteraient voir le dialogue Inter-Centrafricain être organisé en terrain neutre.
Si je suis bien informé, l'objectif des troupes de la CEMAC reste la protection du Chef de l' Etat. Je n' ai lu nulle part que la CEMAC avait pour mission de protéger le peuple Centrafricain .
Ceci constaté, il reste à vous de me sortir de mon inquiétude quand à ce qui concerne la question relative à la sécurité des participants à un dialogue de sourds qui devrait être organisé dans le Royaume du Diamant et du Bois.
Vous avez écrit je cite <<..dialoguer ou négocier veut dire se préparer à faire des concessions réciproques. C'est ou les limites des différents camps? >>.. Je veux bien vous croire
Pour ma part, je demanderai que l' expérience guide les Centrafricains qui aiment leurs pays, si ces derniers ne restent pas tributaires de la mémoire courte.
Quand au FRUD, la création reste un bel exemple de "cette mémoire courte dont fait preuve les Centrafricains et les partisans de la politique du Ventre" . En l' évoquant, vous abordez un autre problème. Ici, il est question de la capacité des responsables Centrafricains à accepter les contestations et prendre les mesures appropriées. A mon avis, le comportement à la tête du FRUD est le même que ce que tout le monde reproche à Patassé.
Mais le FRUD n' est pas mon débat.
Vous me devez néanmoins une réponse aux deux questions qui poussent à préférer un lieu neutre pour un possible débat, à savoir:
Avez-vous la garantie qu' un dialogue au pays organisé par Patassé réponde aux malheurs du peuple? (d'ailleurs, qui est le peuple de l' avis du pouvoir et du MLPC...)
Un tel dialogue ne va t il pas servir à appâter ou à amadouer les candidats en quête d' une place au mangeoire?
A quoi va aboutir ce dialogue organisé au pays sous l'égide des forces vouées à Patassé?
Ce dialogue doit il servir à ce que les choses redeviennent comme elles ont toujours été depuis 9 ans? NON, NON et NON Il n ' y a pas que des aveugles en Centrafrique devant des Rois borgnes...
Le 10 Décembre 2002, France
Jean-Pierre MARA
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UN NIEME DIALOGUE NATIONAL : POURQUOI FAIRE ?
UN NIEME COUP D’ETAT : CONTRE QUI ?
La situation qui prévaut aujourd’hui dans notre pays interpelle chaque centrafricaine et chaque centrafricain.
C’est dans ce sens que nous voulons apporter notre contribution à la réflexion devant conduire à une véritable résolution des cauchemars auxquels notre pays a pris goût depuis 1996.
Mais avant de proposer une esquisse de solutions, il est impérieux de faire une analyse froide de l’évolution de la situation socio-politique de notre pays ces dernières années dans le cadre de ces deux paradigmes.
Car tout se passe comme si la RCA n’est peuplée que d’amnésiques, à telle enseigne que très peu de compatriotes sont à même de tirer les leçons de notre vécu ; afin de formuler des solutions réalistes et durables. N’est ce pas cet état d’amnésie collective qui fait que notre pays est toujours à la case départ ?
En formulant le premier titre de notre article, nous voulons nous adresser tout d’abord aux tenants de la thèse de « la nécessité d’un Dialogue National »
Est-il inutile de rappeler qu’au sortir de la crise politico-militaire des années 1996/1997, une large frange représentative de la société centrafricaine s’était retrouvée pour, non seulement, faire une analyse sans complaisance de la situation de notre pays depuis l’avènement de la démocratie, mais surtout proposer des mesures, des structures et des mécanismes susceptibles de permettre à notre pays de sortir de cette spirale infernale.
La mise en œuvre de toute cette batterie de recommandations, de résolutions devait permettre de jeter les bases d’un développement socio-éconimique harmonieux devant faire reculer la misère de la plus grande masse ; misère qui constitue, en fait, l’une des principales causes de ces soubresauts. .
Qu’est-il advenu de tout cela ? Rien, mais rien du tout.
Le Gouvernement d’Union National ( G.U.N) ; Le Programme Minimum Commun ( P.M.C) ;
Le Pacte d’Accord Politique (P.A.P)…………….tout cela a été rangé au placard.
En fait, le Président PATASSE, en fin manœuvrier, a une logique et une seule « Démocratiquement élu », il n’a de compte à rendre à personne, même pas au peuple qui l’a démocratiquement élu.
C’est lorsque son fauteuil chancelle qu’il découvre les vertus du dialogue et là il est prêt à tout accepter tant que son fauteuil peut être sauvé.
Dès que la pression baisse et que tout danger est écarté, son « ego » reprend le dessus et nous voici comme en 14.
C’est pourquoi, nous pensons que sauf à vouloir faire gagner du temps et donc à faire baisser la pression, eh bien allons y pour le Dialogue National.
Autrement nous conseillons aux tenants de cette thèse de dépoussiérer tous les documents du dernier Dialogue National, de changer les dates pour les actualiser et de tout remettre au Président Patassé pour leur exécution. Car nous ne voyons pas ce qu’ils diront de plus qui n’aurait pas été déjà dit.
Quant aux partisans d’un nième Coup d’Etat, nous disons d’abord qu’en tant que démocrate, nous ne pouvons adhérer à une telle thèse. Même si nous sommes tout à fait d’accord que le fait d’être « démocratiquement élu », ne signifie pas un chèque en blanc pour « misérabiliser » son peuple.
Certes dans l’histoire de nombreux pays africains, dont le nôtre, il y a eu des coups d’Etat salutaires. Mais que constatons nous depuis plus de six (6) ans ? C’est qu’à plus de cinq reprises, au lieu d’aller extirper le « mal », les tentatives des putschs se sont soldées, non seulement, par des échecs cuisants, mais encore le prix fort a été payé par le peuple.
L’auteur de cet article ne résidant ni au bord de la Seine, ni aux alentours de Mississipi, mais bien sur le territoire national au bord de l’Oubangui et ayant vécu toutes ces affres dans sa chair, sait de quoi il parle à propos de « payer le prix fort ».
C’est à se demander si c’est contre le peuple que les différents Coups d’Etat sont dirigés ou contre celui qui est le principal responsable de sa misère.
Une certaine frange de la population centrafricaine opterait pour une solution constitutionnelle, c’est à dire que le Président Patassé démissionne et remette le pouvoir au Président de l’Assemblée Nationale.
Outre que cette solution a été écartée par le principal intéressé au cours de sa rencontre avec les chefs de quartier, mais même si on devait opter pour ce choix, il faudrait prendre en considération un certain nombre de facteurs. En effet, la Constitution, dans ce cas, ne donne que 90 Jours au Président de l ‘Assemblée Nationale pour organiser les élections. Très sincèrement peut on valablement organiser des élections dans le contexte actuel ? Où les conditions psychologiques, économiques et financières ne sont pas réunies. Nous pensons que c’est un leurre.
Par ailleurs, il se crée ça et là des structures qui se concertent pour mettre en place des stratégies de sortie de crise. Il en est ainsi du front qui a vu le jour à Paris le 07 Décembre dernier.
Si l’on peut encourager mais surtout féliciter le courage des centrafricains à se mettre ensemble pour trouver les voies et moyens à la résolution des problèmes de leur pays, il est aussi impérieux d’attirer l’attention des uns et des autres pour ne pas encore dans le piège de 1993.
Il faut, en toute chose, savoir raison garder et ne pas se laisser emporter par nos émotions.
Ne pas adhérer à la thèse développer par l’une des grandes figures de notre continent qui disait : « L’émotion est nègre, la raison est hellène. »
Aujourd’hui tout le monde est d’accord pour le départ de Patassé parce que son règne n’a amené que misère, désolation, deuil et pleurs dans chaque foyer centrafricain. Mais prenons garde, car il y a beaucoup de gênes type Patassé au sein de l’intelligentsia centrafricaine. Ne faisons pas feu de tout bois pour obtenir le départ de Patassé. Ne faisons pas des alliances contre nature.
Le front du 7 Décembre en est une parfaite illustration.
Comment peut on rencontrer dans une même structure, ceux qui hier se sont battus pour chasser Kolingba pour mauvaise gestion de la chose publique, avec le même Kolingba qui non seulement a échoué après douze ans de pouvoir, sauf si lors de sa traversée de désert il se serait amélioré, mais encore qui a eu à faire subir les pires sévices à un certain Bozézé, lequel se retrouve aussi dans le front, avec son ancien bourreau, mais qui’ du reste a pris sa revanche en matant le même Kolingba et les siens au lendemain du Coup d’Etat manqué du 28 Mai 2002.
Arrêtons là les circonvolutions, pour dire tout simplement que ce front est si hétéroclite qu’il pose plus de problèmes qu’il n’en règle. D’ailleurs, les dernières déclarations d’un des ténors de ce front « qui voudrait se réconcilier avec son grand frère », en disent long.
Mais me direz finalement quelle issue pour sortir de cette ornière.
Eh bien, comme nous l’avons dit au début de cette note, il est indispensable de tirer les leçons du passé pour asseoir quelque chose de réaliste et durable.
La proposition ci-dessous s’articulera autour de trois fondamentaux qui, à notre avis, peuvent constituer des voies de sortie à la crise centrafricaine.
Le premier élément c’est de la nécessité d’une période de transition.
Notre pays se trouve dans un tel état que même les meilleurs spécialistes de Bretton Woods ne pourront le mettre debout ;s’il n’y avait de travaux de déblayage et de mise au net.
Cette période de transition pourrait correspondre à deux ans ( le reste du mandat du Président Patassé) ou à trois ans ( délai relativement correct, vu l’état de déliquescence du pays) si tant est que tous les acteurs devaient s’accorder sur les structures de gestion de cette période.
Le second élément est la structure de gestion politique de cette période de transition
Qu’il vous souvienne, lorsqu’en 1992, notre pays s’est retrouvé bloquer ; il a été mis en place le Comité Provisoire Politique, qui était composé, outre du Chef de l’Etat, d’un certain nombre de leaders ayant une assise sur le plan national et International.
Pourquoi alors ne pas tirer toutes les leçons de ce vécu, quitte à l’actualiser et en faire un organe de gestion politique de la transition. Outre que cette structure aura la charge de jeter les bases d’une véritable réconciliation nationale ; elle pourra s’appesantir sur certaines dispositions de la constitution dont la révision s’avère nécessaire aussi bien pour une gestion plus rigoureuse de l ‘économie de notre pays ( les pouvoirs du Premier Ministre) ; que pour une cohésion plus parfaite de la société ( la multitude des partis crées souvent sur des bases ethno-régionalistes).
Nous ne nous faisons pas trop d’illusion sur les chances que cette formule puisse être acceptée par le Président Patassé.
Non seulement la pression nationale et internationale doivent l’y contraindre, mais il est temps que « le démocratiquement élu » cesse de jouer à l’autruche. Car si personne ne conteste le fait que c’est par le suffrage qu’il est arrivé au pouvoir, il convient aussi de souligner qu’aujourd’hui sa légitimité est mise à rude épreuve et il doit en tirer toutes les conséquences. L’exemple le plus patent est que depuis les derniers événements, pas une seule fois, on a vu descendre dans les rues une masse critique de ses partisans pour le soutenir, contrairement à son collègue Gbagbo qui, malgré tout continue de bénéficier du soutien d’une frange de la population ivoirienne. D’ailleurs le succès retentissant de la dernière ville morte est là pour témoigner de cette légitimité évanescente.
Le troisième élément fondamental est la structure de gestion économique, financière et sociale de la période de transition
Cette structure doit être pilotée par un compatriote qui en a les compétences et les qualités,
mais qui a une audience tant sur le plan national qu’international. Entourée d’une équipe composée de cadres du même profil et provenant d’horizons divers, sans considération particulière de leur appartenance politique, cette structure doit avoir une mission précise, définie au travers des termes de référence clairs pouvant s’articuler autour des points suivants :
La restauration de la sécurité sur toute l’étendue du territoire ;
La remise en route de l’appareil de l’Etat par :
- une solution définitive aux problèmes d’arriérés de salaires ;
- un rythme normal de versements de salaires mensuels ;
- la remise en état des infrastructures routières en particulier les rues de Bangui et les principales voies d’accès dans l ‘arrière pays ;
- la remise en état des infrastructures sanitaires et éducatives ;
- la relance des activités agro-pastorales…….
-Ces différentes actions ne peuvent être menées qu’avec l’appui des partenaires extérieurs,
dans le cadre d’un programme d’urgence que le gouvernement devra élaboré dès sa mise en place. Chaque secteur devra l’objet d’un diagnostic précis, des actions envisagées pour atteindre les objectifs préalablement fixés, le budget nécessaire ainsi que toutes les modalités de mise en œuvre et surtout d’évaluation.
Nous sommes convaincus que sur cette base de sérieux et de sincère volonté, notre pays pourra bénéficier des concours de nombreux partenaires qui, comme nous, croient encore en la République Centrafricaine.
Comme quoi, il y a du grain à moudre. Mais me direz-vous, pour mettre en œuvre ces esquisses ne faille-t-il pas que l’on se retrouve autour d’une table ?
Oui, mes frères et sœurs, à condition que ce qui sortira de ce tour de table soit le menu de tout le monde et que chacun s’engage à faire en sorte qu’il ne soit pas mis dans le buffet de peur qu’il ne faisande comme ce fut le cas des autres mets. Dans ce cas alors !!!!!!!!!! mettons nous à table.
SITIYEAKO