RCA: L’avènement au pouvoir de Bozizé,
un événement négatif
par R. A de
l’Université de Bangui,
Démocratie version Bozizé,
La démocratie est le pouvoir du peuple. Dans ce pouvoir, le
peuple change ses dirigeants de façon pacifique. La démocratie, c’est aussi un
système qui existe pour
donner au peuple un moyen de vivre
ensemble de façon pacifique et bénéfique pour chacun. Malheureusement, il n’en
est aucunement de la démocratie version Bozizé. Les
faits ci-dessous en témoignent.
De tout temps, les nombreuses tentatives de prise de pouvoir
de Bozizé se sont accompagnées de nombreux cas
d’assassinats et de destruction des biens de l’Etat et
d’autrui. Alors que le « coup
d’état dans un coup d’état » de Kolingba et de Bozizé dans la nuit du 28 mai 2001 avortait, Bozizé lançait un autre coup d’état qu’il
avait préparé dans la mesquinerie
juste quelques mois après, pour s’emparer du pouvoir à Bangui. Cette tentative comme d’habitude échoua. Lui et sa
clique de malfrats ont été mis en
déroute et sont contraints à
prendre le chemin du Tchad. Dans leur retrait, vols, viols, crimes et pillage
des biens de l’Etat tout comme ceux des particuliers étaient donc le
Laissez-passer pour atteindre la frontière
tchadienne.
Entre novembre 2001 et octobre 2002, de nombreuses
tentatives de réconciliation furent engagées aussi bien au niveau national
qu’international, pour permettre à Bozizé et sa
clique de revenir au bercail et participer à l’œuvre de reconstruction
de la NATION CENTRAFRICAINE.
Malheureusement, ces négociations se sont soldées sur un ton d’échec. Bozizé ne voulait rien comprendre, ni rien savoir de la
démocratie électoraliste. Pour ce dernier, c’est la démocratie par la force.
Sur les antennes
d’une radio camerounaise, Bozizé déclarait qu’il ne
pouvait attendre les prochaines consultations électorales pour briguer la
magistrature suprême de l’Etat.
A cette date, il restait 2 ans pour organiser les
consultations. Bozizé trouvait qu’il était trop long
d’attendre et surtout qu’aux précédentes consultations, il avait réalisé un
score lamentable (0.80 % de suffrage de ses compatriotes). Alors,
Bozizé s’est vite appuyé sur ses
amis (de France et du Tchad, lui-même l’avait dit lors de cette interview sur
cette antenne camerounaise), pour s’emparer du pouvoir à Bangui. Quel raccourci
démocratique ?
Ainsi donc, le 25 octobre 2002, alors que les travailleurs
rentraient tranquillement après une journée accomplie, les élèves et écoliers
sortaient également des classes, la soldatesque de Bozizé
soutenue par les éléments tchadiens de la garde rapprochée
de son parrain DEBY ITNO et équipée
par ses amis français attaquaient la capitale centrafricaine en plein cœur. Cette situation a obligé le Chef
de l’Etat PATASSE à suspendre la
cérémonie de présentation de la
lettre de créance de l’ambassadeur de la République d’Ukraine auprès du
Gouvernement de la RCA. Pendant ce temps, toute la partie nord-ouest de la
capitale Bangui était sous le contrôle des rebelles. De violents
combats s’y ont déroulé entraînant
plusieurs morts et blessés. L’armée étant complice de la situation n’avait pas
réagi. Seul, le bataillon de l’Unité de la Sécurité Présidentielle (USP) appuyé
par quelques 300 soldats libyens avaient tenu
devant les assaillants suréquipés.
Cette tentative échoua pour une nième fois, contraignant Bozizé
et ses sbires de battre toujours en retrait vers le Tchad, prenant en otage le
Conseiller en Communication du Chef de l’Etat, Prosper NDOUBA
.
Il faut noter que cet après midi du 25 octobre 2002 aura été
particulier :
particulier par le caractère violent des combats ; particulier
par les atrocités commises sur les personnes et sur la destruction des biens
publics et privés par les rebelles de Bozizé.
Entre l’échec du 25
octobre 2002 et le coup d’état du 15 mars 2003 : l’arrière pays entièrement
détruit
Durant cette période, l’arrière pays (Nord, Nord-ouest)
était passé au peigne fin par les rebelles de Bozizé.
Les dégâts du cyclone Katrina aux USA ne sont rien à côtés
de ceux laissés par la horde sordide de Bozizé.
L’ampleur est telle qu’aujourd’hui toutes ces régions n’ont retrouvé leur
équilibre. Il faut plusieurs années pour faire disparaître les stigmates. C’est
la désolation totale ! Dans l’Ouham Péndé, les projets allemands (un des pays de l’Union
Européenne) comme
GTZ, DROP, ACADOP ayant vocation d’améliorer les conditions
socio-économiques des populations rurales ont été systématiquement mis à sac
par les rebelles de Bozizé. Tous les biens matériels
de ces projets ont été emportés au Tchad. Le coup financier est estimé à plus
de 60 milliards de francs CFA soit 91 469 410,35 euros pour chaque structure. Les
usines d’égrenage de coton de Pendé (Paoua), de NDIM, de GUIFFA laissées par la France après
l’indépendance ont été systématiquement démontées pièce par pièce et emportées
au Tchad. Ces usines employaient plus de 15 000 ouvriers saisonniers durant les
campagnes d’égrenage du coton. A ce jour, ces usines servent la Société tchadienne
de Coton. Les ayant droit vivent dans une misère sans précédent. Aucune démarche
de récupération n’a été faite par les autorités actuelles de Bangui. Est-ce le
prix à payer à Idriss DEBY ITNO pour sa participation
au coup d’état ? L’hôpital ultra moderne
de Paoua construit par la Coopération allemande GTZ a
été
démonté pièce par pièce et emporté
au Tchad, laissant la région actuellement sans structures de soins. L’unité japonaise KAJIMA basée entre Yaloké et Bossemptélé, chargée de
bitumer le tronçon Bossemptélé Garoua Mboulaye, axe par lequel tous les produits d’exportation et
d’importation du pays transitent a été littéralement pillée et saccagée. Les engins
lourds ont été transférés au Tchad par les rebelles de Bozizé.
D’autres sont vendus au Cameroun voisin par ces pilleurs.
Ces projets de coopération tels DROP, GTZ et KAJIMA
n’existent plus. Ils ont tout perdu. Cette situation a obligé les ambassades
d’Allemagne, du Japon à rompre leur relation diplomatique avec la RCA au
lendemain du coup d’état de Bozizé du 15 mars
2003.
Dans la préfecture de l’Ouham, la
grande usine d’égrenage de coton installée à Bossangoa
et le siège de la Société Cotonnière Centrafricaine (SOCOCA) ont été
minutieusement démontées et emportées au Tchad. Le parc automobile estimé à
plus
de 300 véhicules poids lourds de
collecter le coton et autres véhicules légers chargés a été transféré au Tchad.
Le diocèse de Bossangoa littéralement mis à sac. Un
prêtre tué . Les
bâtiments administratifs dans les régions où la rébellion a sévi n’ont pas été
épargnés. Portes et fenêtres ont
servi de bois de chauffe pour les rebelles de Bozizé.
Les archives ont servi de papier toilettes ou encore de papiers à enrouler les
chanvres par les rebelles. Aucun bien de l’Etat n’a été épargné. Il en est de même
pour les biens privés des populations de ces différentes régions où, récoltes, élevage
(petit comme grand bétail) et autres ont été pillés et convoyés au Tchad.
Aujourd’hui, toutes les villes des préfectures de l’Ouham Pendé, de l’Ouham, de la Nana Gribizi, de Kémo Ibingui, une partie de la Ouaka, ne disposent
plus d’archives à cause du « cyclone Bozizé ». A cela, il faut ajouter le bilan humain qui
est très très lourd. Des atrocités sans précédent
(fours crématoires dressés en plein air ; personnes vivantes brûlées en spectacle
(à Paoua une femme a été brûlée vivante),
mutilations, tuerie, bref une barbarie humaine jamais connue depuis l’histoire
du monde).
Maintenant qu’il n’y a plus rien à détruire comme bien
matériel. L’ultime sport préféré qui reste à Bozizé
et ses sbires, c’est d’exécuter le plan de génocide des populations de Paoua raffiné à grande échelle et annoncé par Jean Serge
WAFIO, bras
droit de Bozizé
. Par là, il poursuit aussi les vœux du feu GRELOMBE, alors Ministre de
l’intérieur sous le régime Kolingba qui disait à
l’époque, qu’il va enrayer Paoua de la carte de la
RCA. Cela s’est tragiquement accompli par l’incendie des villages,
les viols, les vols et pillage de biens de cette population.
Certains villages comme Béboura 1, Béboura 3, dans la commune de Nana Barya,
Bembo dans la commune de Mia Pendé
pour ne citer que ceux là ont effectivement disparu pendant une année de la
carte de la sous-préfecture de Paoua. Quel rêve
accompli ? Ce plan se réalise encore tragiquement aujourd’hui avec les
évènements de fin janvier et début février 2006 dans la région
.
Pourquoi cet acharnement sur les populations de Paoua ? Pourquoi ce génocide gratuit ? Kolingba
a tué, pillé et brûlé les villages dans la sous-préfecture de Paoua, il n’est jamais inquiété, Bozizé
réitère la même chose en affirmant haut et fort qu’il
a le soutien d’un haut dirigeant de
la France qui lui promet d’aider à mâter les populations du Nord, une fois
installé légalement au pouvoir par les élections. Les élections, un quitus pour
tuer ?
Est-ce que les populations de Paoua
ne sont pas des centrafricains ? Quels péchés ont-elles commis pour mériter ce
génocide ? Pourquoi autant de désolation dans les familles ? Pourquoi cette
indifférence de la Communauté Internationale ? La France ? La FIDH ? La LCDH ?
L’Union Européenne ? L’ONU, pourtant un représentant du Secrétaire Général de
l’ONU, dirige le Bureau de Bangui (BONUCA) ? Quel rapport ce représentant
(Lamine Cissé) fait – il sur le génocide à Paoua ? Lamine Cissé continuera –
t – il a trompé indéfiniment la Communauté Internationale avec ses rapports
mensongers sur la situation des Droits de l’Homme en Centrafrique ? Pourquoi
cette indifférence de la Communauté Internationale à la désolation dans les
familles centrafricaines ?
La désolation dans
les familles comme méthode de gouvernement : un régime totalitaire imposé par Bozizé ?
Le totalitarisme institué par Bozizé
et sa clique de Meckassoua, de Ngoupendé,
de Massi, de Goumba, de Tiangaye, de Maléndoma, de Mbaye, de Galloti, de SALLE et
autres en Centrafrique
constitue une rupture radicale avec
tous les régimes démocratiques possibles au monde. C’est un régime
particulièrement despotique, tyrannique et dictatorial dont seuls, ceux de
Lénine, de Mussolini, de Hitler et de Mao peuvent rapprocher. Un
régime conçu sur le mensonge
d’Etat, sur les crimes, les assassinats, le pillage et le trafic des pierres
précieuses du pays. Un régime également établi sur la mendicité, aucun projet
plausible de société. Meckassoua, Ngoupendé,
Massi, Goumba,
Tiangaye, Malendoma
Sallé et autres ont vendu leur âme pour une cause pourrie. Ils sont acteurs et
complices de la destruction du pays, des assassinats de leurs compatriotes, du
génocide à Paoua, bref de la désolation totale dans
les familles
centrafricaines. Quelques exemples
non exhaustifs méritent d’être évoqués : Cas du Lieutenant ASSOMBELE froidement abattu
par les compagnons de Bozizé, de SANZE extrait des
geôles de la Gendarmerie, torturé et mutilé menottes en mains avant
d’être exécuté, de l’Avocat BANDASSA battu à mort par les
éléments de sécurité de Bozizé le matin du dimanche
12 février 2006 à l’Aéroport International de Bangui M’Poko
alors qu’il allait acceuillir son épouse qui revenait
du Maroc, des
POPULATIONS DE PAOUA , DES DEUX JEUNES menottés, torturés,
exécutés, solidement attachés à de gros cailloux et jetés dans la rivière Mpoko par le tristement célèbre tueur en série, le
lieutenant DOGO, un des bras droits de Bozizé, etc.,
A propos,
voici un extrait de l’appel lancé
par FIACAT dans sa rubrique d’information au sujet de la RCA ci-dessous :
Appel du mois de
Janvier 2006 paru dans le Journal Le Confident
le 13 février 2006
Appel du Mois de la FIACAT - Présentation du cas - Janvier
2006
…………Les "Libérateurs" sont les militaires qui ont
suivi l'ancien chef d'état-major des armées, le général François BOZIZE dans la
rébellion, et qui ont pris le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003, en l'absence du
Président Ange Félix PATASSE en voyage à
l'étranger………. Ils se considèrent
comme des intouchables, sèment la terreur dans la population, se promènent avec
leurs armes, qu'ils soient en tenue militaire ou civile, et abattent froidement
quiconque (civil ou militaire non Libérateur) ose
leur tenir tête … Cette impunité ne
doit pas durer sous peine de voir ce pays livré à la loi du Talion….
Dans les tués de Paoua, tous ont –
ils fait de la politique ? Tous sont-ils contre Bozizé
? Tous appartiennent – ils à l’Union des Forces Républicaines ? Qu’est ce qui
justifie leur mort ? Leur appartenance ethnique, régionale ? Sont ils les juifs
de Centrafrique ou mieux encore du
régime Bozizé qu’il faut offrir en sacrifice aux dieux
du christianisme céleste importé du Bénin par celui là même ?
Nos champions en Droits de l’Homme (TIANGAYE, GOUNGAYE et
autres imposteurs culottés, feraient mieux de fermer leur gueule et de rentrer
leur tête dans la marre puante de mensonge et d’hypocrisie montés de toutes
pièces contre le PEUPLE
CENTRAFRICAIN et son régime démocratique en soutenant bec et
ongle Bozizé dans ses aventures du 15 mars 2003. Pourquoi ils critiquent aujourd’hui Bozizé ? C’est parce qu’ils vivent dans leur chair les
affres de ce régime, contraints à l’exil, qu’ils sortent leur nez de la marre
puante de leur mensonge ? Ils n’ont aucune leçon à donner à leur maître tueur en
série Bozizé pour avoir cautionné son coup d’Etat. En
tant qu’intellectuels, ils font la honte des centrafricains je répète en
cautionnant un coup d’état en démocratie.
Même si Patassé avait mal géré le pays, ce n’est pas de
cette manière qu’il faut le contraindre à partir du pouvoir. Il y a bien
d’autres voies légales. Aujourd’hui que reste de notre NATION ? Le mensonge, la
haine, la division sociale, la médiocrité,
la PAUVRETE, l’humiliation
quotidienne, l’incompétence notoire des dirigeants actuels, la pire barbarie
humaine, etc. Tous ces intellectuels de Bangui (Meckassoua,
Ngoupandé, Massi, Doubane Goumba,Malendoma, Mbaye, Galloti, Sallé, etc.,) qui soutiennent encore ce régime en déconfiture
totale se comportent texto comme des esclaves volontaires et complices de la
situation de Notre PAYS. Mais l’histoire les rattrapera un jour. Ces faux démocrates
pour ne pas dire des tyrans déguisés ci hauts cités sont les vrais fossoyeurs
de la République Centrafricaine. Par eux, tous les malheurs arrivent à NOTRE
TRES CHERE NATION. S’ils n’avaient pas soutenu Bozizé
dans ses aventures, celui-ci allait se faire prendre ailleurs ? Ils sont tous
coupables de complicité dans les crimes contre l’humanité que commettent chaque
jour les escadrons de la mort de Bozizé.
L’idéologie Bozizisme : figure paradoxale du monde moderne
Depuis l’avènement du Bozizisme en
Centrafrique, tout a été mis en œuvre pour réduire le travailleur centrafricain
à rien. Principe contraire à la démocratie ! Sous prétexte de payer les salaires
à terme échu, Bozizé et Goumba
dans l’euphorie
de leur basse besogne ont menti aux
fonctionnaires que les salaires seront payés à terme échu car, ils vont
réaliser des recettes de 6 milliards de FCFA par mois. Pour cela, il faut leur
accorder le gel des arriérés de salaire
du temps de l’ancien régime. Chose faite ! ! !
Malgré les recettes de 6 milliards et les aides massives de
la France et de la CEMAC, les deux ans de transition ont laissé malheureusement
8 mois d’arriérés de salaire, 18 mois d’arriérés de bourses (pour l’Université
de Bangui), 2 ou 3 ans selon les cas pour les étudiants de l’étranger et 8
trimestres de pension pour les retraités. Où sont partis les recettes et les
aides ? Et comme si cela ne suffisait pas, Bozizé
décide d’une manière unilatérale de rabattre de 30 à 40 % le salaire déjà
maigre des fonctionnaires, sous prétexte de réduire la masse salariale et payer
cette fois ci à terme « échoué » les salaires. D’autres mesures impopulaires contraires
aux principes démocratiques comme la suspension des allocations familiales,
l’augmentation du prix du carburant, l’augmentation de la TVA de façon toujours
unilatérale ont été prises sous le nez
des syndicats sans qu’ils bronchent à cause de la terreur du régime.
La terreur comme
essence et méthode de gouvernement :
Voici quelques caractéristiques de ce régime depuis le 15
mars 2003 à ce jour :
Le Bozizisme ignore totalement le
respect de la personne humaine, pourtant très bien mentionné dans la Constitution
de Décembre 2004 ? Malheureusement, la personne humaine est une chair à canon.
Toutes les chroniques des quotidiens du pays en
parlent presque tous les jours.
Depuis le début de cette année 2006, plusieurs cas de meurtres et d’assassinats
gratuits sont signalés. Aucune notion de justice si ce n’est qu’une justice
expéditive et punitive au gré du Chef. On assiste à une logique
destructrice du Droit. A en croire,
les nombreuses arrestations des magistrats, des humiliations des hommes de
droit, de la population civile . Autre exemple, le
décès de l’avocat BANDASSA suite au lynchage par les éléments de
la sécurité de Bozizé
à l’aéroport de Bangui M’poko le 12 février 2006, son
corps a été inhumé le 20 février dernier à Bangui. Le droit n’est prononcé qu’au
bénéfice du chef.
Depuis l’arrivée de Bozizé au
pouvoir à Bangui les criminels et tueurs en série qu’il alimente allègrement
déambulent les rues de Bangui sous la barbe des familles des victimes. Aucune condamnation ferme de la part de Bozizé
sur les crimes commis
si ce n’est que des propos
incendiaires quelques jours après, tendant à remuer le couteau dans la plaie.
Quel est le rôle d’un Chef d’Etat Rassembleur dans une NATION UNIE et FORTE ?
Pour l’actuel régime
de Bangui, l’Etat NATION n’existe que de nom : un chef de bande tout puissant
avec des intouchables tueurs.
Un chef tout puissant élevé comme un chien, prêt à mordre ou
à tuer à l’image des célèbres vedettes de cinémas tels Rambo, Tarzan, Terminator, JC Vandam installe un
régime totalitaire à Bangui. Bozizé n’a pas besoin de
structures
étatiques pour gouverner. Preuve,
il s’accapare la gestion du pouvoir de l’Etat par ordonnance alors que le pays
vient de sortir des consultations électorales. Ces consultations ont permis de
mettre en place un Parlement, pourtant constitué à
majorité des députés de la mouvance
présidentielle, donc favorable à sa « politique » ? Cette mouvance est connue
sous le nom de GPPMP que je qualifierai volontiers de Groupement des Partis
Perfides autour de la Mangeoire Présidentielle. Tout porte à
croire que Bozizé
n’aime pas le partage du pouvoir. A quoi sert de faire voter une constitution
et/ou d’organiser une élection si on n’est pas prêt à partager le pouvoir de
l’Etat ? Un Etat, c’est l’ensemble des corps constitués, c’est
l’ensemble des citoyens et non un
seul chef tout puissant et quelques tueurs en série. Autre exemple, Bozizé
a confié d’une manière unilatérale la gestion de la Douane centrafricaine,
souveraineté nationale, à un groupe mafieux du Bénin, UNITEC-BENIN.
Les résultats sont là, deux mois seulement après ! Ni le
Directeur Général des Douanes, ni le Ministre des Finances contrôlent leurs
actions. Seul le Chef totalitaire totalement tout puissant Bozizé
en contrôle et à lui seul on rend compte
?
Qu’est ce qu’il y a
de comparable entre Bozizé, Hitler et Mussolini ?
Un autre exemple concret du totalitarisme : Tous les
Directeurs de Cabinets dans les différents ministères (22) de son Gouvernement
sont désignés par lui-même. Certains ministres dans ce gouvernement ont du mal
à travailler à cause de la racaille de ces
Directeurs de cabinets nommés par Bozizé
lui-même qui n’ont de compte à rendre à personne si ce n’est qu’à Bozizé lui même. N’est ce pas là une volonté de tout
contrôler ? L’ethnisation des ministères clés comme
celui des Mines constitue également une
entrave grave à la démocratie, la
vraie ! Depuis le ministre qui est son neveu «NDOUTINGAYE » en passant par le
Directeur de cabinet, les Directeurs Généraux, les Directeurs, etc., tous, des
Gbayas, originaires de la même région que lui, sont
nommés à des postes qui ne
répondent pas à leur profil. Il n’y a pas d’autres centrafricains d’autres
ethnies compétents dans ces domaines ? L’ethnisation
de l’armée, etc., Qu’est ce qui manque d’un seul iota d’un régime totalitaire ?
A la dimension concentrationnaire et militaire importante du
pouvoir s’ajoutent les délires. On peut se souvenir encore de la réunion tenue
le vendredi 3 février 2006 avec les notables de la ville de Bangui. Au cours de cette rencontre, Bozizé en mal de gouverner accuse maladroitement çà et là
certains pays amis y compris la France d’avoir hébergé les opposants à son régime.
Tout citoyen autre que son ethnie est accusé ou suspecté d’opposants à son régime.
On ne retiendra de son règne que la médiocrité, la mendicité, l’imprudence politique,
la haine, la méchanceté, l’ébranlement du tissu économique et social, la torture,
les assassinats, etc. Dans un tel système, la liberté d'expression n’est que
chimérique, l'opinion y est façonnée par l'endoctrinement et la terreur,
méthodes de gouvernement. Pourtant, Bozizé se dit élu
par le PEUPLE ?
Les élections : «
vernis démocratique » d’un pouvoir totalitaire :
Les élections avaient juste servi de « vernis démocratique »
au pouvoir sanguinaire de Bangui qui se révèle jour après jour par son
incompétence à gérer le pays mais brille par la mendicité et les crimes commis
sur les populations civiles sans défense aucune.
La démocratie par essence pour les peuples du monde, c’est
trouver ce qui les unit et non pas ce qui les sépare, les divise. Il n’en est
rien pour le régime actuel de Bangui. De
tout temps, les populations de l’Ouham et de l’Ouham Pendé ont toujours vécus en
symbiose. Pour matérialiser cette
cohésion sociale, ils s’appelaient réciproquement « koya
», en français Cousin. Ils se mariaient et donnaient en mariage mutuellement leur
progéniture. Même au plus fort de la crise entre Bozizé
et Patassé, aucun
ressortissant de ces localités n’a
été inquiété. Mais que se passe aujourd’hui avec Bozizé
? Bozizé a
violé le pacte entre ces populations condamnées à vivre ensemble. Désormais,
pour aller à Paoua par Bossangoa,
les populations de Paoua en particulier
Kaba Talé, Karré
et autres doivent emprunter un autre chemin. A l’entrée comme à la sortie de la
ville de Bossangoa, Bozizé
a fait établir une barrière d’épuration ethnique, gérée par son neveu
NGAIKOISSET où seules ces ethnies ne doivent plus franchir ? Entre
décembre 2005 et février 2006, 25
ressortissants de ces ethnies étaient froidement abattus par le tristement
célèbre neveu de Bozizé NGAIKOISSET et inhumés
nuitamment dans des fosses communes sur l’axe Bossangoa
Bossembélé. Leur péché mortel, c’est
d’appartenir aux ethnies citées et
d’avoir tenté de franchir cette barrière d’épuration ethnique. Où allons-nous
avec cette barbarie ? La paix séculaire entre ces ethnies est une paix basée
sur l'équité et la justice, une paix basée sur le respect mutuel des uns et des
autres, une paix basée sur la dignité et l'estime de soi. Que reste-t-il
aujourd’hui de cette paix ? de cette démocratie
proposée par Bozizé et ses complices ? La désolation
! Les inimitiés ! Les blessures indélébiles ! Bref, la fracture sociale
!!!!!!!!!
En définitive, la définition du « vernis démocratique » ou
totalitarisme déguisé convient bien au régime totalitaire de Bozizé qualifié de Bozizisme. Le Bozizisme à la lumière de ce qui précède, n’est rien
d’autre qu’un système qui veut contrôler et
dominer totalement la totalité de
la vie de la totalité des centrafricains. Un système qui interdit et réprime
dans le sang toute tentative de critique de son régime. N’en déplaise au Groupement des Partis
Perfides autour de la Mangeoire
Présidentielle, le GPPMP de Jean Serge WAFIO qui soutient le
GENOCIDE des ethnies KABA, SOUMA, TALE, KARRE, de PAOUA..
R. A
Université de Bangui,