Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Le manifeste du 19 octobre a lancé un vrai
débat sur le sens du dialogue inclusif. Voici un extrait de quelques échanges
en cours au sein de la communauté Centrafricaine de Paris
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De : peleket jean-bosco
[mailto:jpeleket@hotmail.com]
Envoyé : samedi 27 octobre 2007 12:53
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Pendant que le pays réel s'étiole et meurt
en silence, pendant que des rebelles sous contrôle et certains pays limitrophes
ont pratiquement annexé ou gèrent des régions centrafricaines parfois plus
grandes que 2 voire 4 départements français réunis, les munzu vuko et les
élites post-coloniaux, qui n'ont d'existence que sous la coupe des Patassé,
Kolingba et autres gouyanfiers prédateurs lesquels ont totalement ruiné notre
pays, croient et tentent de faire passer l'idée que le salut est impossible
sans le retour de ces cannibales !
JP Mara n'est pas, du peu que j'en sais,
de cette catégorie d'individus. Je suis donc surpris de voir son nom au bas
d'une pétition manipulation.
Je me suis tenu à l'écart des mange-mils
et autres "faiseurs d'opinion centrafricaine" sur le net y compris,
de ceux qui ont retourné leur veste depuis 2003. Aussi je ne supporte plus que
certains viennent me titiller dans ma retraite.
Le monde moderne est à présent gouverné
par une génération de quadragénaire et de quinquagénaire, qui a su faire
l'inventaire et tirer les leçons du passé. A quand la renaissance
centrafricaine ? Je vous le demande.
JB
ps, je recommande à ceux qui aiment lire de
relire ou de faire lire "En attendant le vote des bêtes sauvages" de
Ahmadou Kourouma. Je suis disposé à mettre une quinzaine d'exemplaires à
la disposition de celui qui a les moyens de les acheminer en RCA, pour notre
jeunesse en manque de tout.
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De : MARA, Jean-Pierre (Jean-Pierre)
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Date: Mon, 29 Oct 2007 09:49:08 +0100
La seule possibilité de ne pas être dans la
situation de « Je ne sais pas comment cela c’est passé » c’est d’être présent
quand les Mundju-Vuku et autres Prédateurs se retrouveront pour discuter de
l’avenir de notre pays. Il faut bien être là quand on parle pour pouvoir
apporter les contradictions. J’ai bel et bien adhéré à ce manifeste pour ne pas
laisser les mêmes se retrouver entre eux.
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De : peleket jean-bosco
<jpeleket@hotmail.com>
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
voilà tout le paradoxe centrafricain, le cercle
infernal que je ne cesse de dénoncer. Ailleurs, partout ailleurs les prédateurs
sont mis hors d'état de nuire. Mais en Centrafique, les Munzu-vuko qui n'ont
rien compris à la vie et au monde ou qui ne veulent rien comprendre vont chercher
ces prédateurs comme pour parfaire en quelque sorte, les macabres tâches dont
personne n'ignore l'ampleur.
Ailleurs, partout ailleurs un Patassé
serait déjà traduit devant le tribunal pénal international. Chacun sait
pourtant que John Garangue a fait "moins pire" que Patassé.
Vouloir être près ou à côté de Patassé "pour discuter de l'avenir de notre
pays" est totalement absurde lorsque l'on sait ce que cet homme a fait de
la RCA. Qui songerait un seul instant faire revenir Hitler ou Marcias Guéma
à la table des discutions et négociations en Allemagne ou en Guiné Equatoriale
?
Torotoro a fou sein = Non, trop c'est
trop.
JB
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De : clement BOUTE MBAMBA
[mailto:boutemba@yahoo.fr]
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
"Qui songerait un seul instant faire
revenir Hitler ou Marcias Guéma à la table des discutions et négociations en
Allemagne ou en Guiné Equatoriale ?"
Les petiteurs manipuleurs Beafrikains et
les ennemis de la renaissance du centrafrique.
Steve Biko a dit: " l'arme la plus
dangereuse au monde est une idée dont le jour est arrivé".
Il reste aux passionnés du Centrafrique,
de faire de la renaissance véritable du pays, un idéal quotidien et conquérant.
Pour ma part, je n'attendrai pas que les
bêtes sauvages de Kourouma viennent voter à ma place et je ferai, ce que je
pense être juste pour participer non seulement à isoler les gouyanfiers
assassins de l'espérance du peuple, mais à faire vivre le rêve, le
centrafrique.
CBM: On ne me verra pas au DN.
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De : MARA, Jean-Pierre (Jean-Pierre)
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Je reste néanmoins convaincu que la seule
façon de les isoler c’est d’être là pour les pousser à s’expliquer. Je me rappel
de la campagne d’un certain Ziguélé à Paris. Quand il avait fini d’expliquer
son voyage à Alindao du temps ou il fut PM, expliquant toutes les difficultés
que son véhicule avait eu pour traverser un fleuve sans pont, j’avais demander ce qu’il avait fait à son retour à Bangui après un
tel voyage comme PM à ‘intérieur du pays, voyage qui lui avait ouvert les yeux
sur les difficultés du pays
Il avait été bouleversé par ma question au
point qu’aujourd’hui il en parle toujours quand je le croise.
Nous ne pouvons plus rien changer au fait
que KOLINGBA ou PATASSE aient été Présidents de notre pays. Mais nous devons
saisir les opportunités pour les confronter aux conséquences de leur méthodes de gouvernements.
Je ne suis pas partisans des Dialogues
Nationaux à Répétition ni des Conférences Nationaux qui accouchent des
mouches. Mais quand la majorité la demandent, quoi de plus simple que de
chercher à savoir ce qui se dira en participant aux débats préliminaires même
si on a pas l’intension d’y participer. C’est aussi cela la démocratie
Prenons le temps de confronter nos
dirigeants aux résultats de leurs erreurs respectifs. Cela n’est possible que
s’ils peuvent se rencontrer en pays neutre . C’est
cela l’esprit Primaire du Manifeste .
Maintenant, je comprends les réticences des uns et des autres qui craignent une
manipulation de la marche de ce manifeste pour d’autres buts. C’est pour cela
d’ailleurs que la vigilance est de mise.
Pourquoi l’idée de voir KOLINGBA, PATASSE,
BOZIZE, DACKO (s’(il était vivant), GOUMBA, NGOUPANDE,
MASSI, BOKASSA (s’il était vivant) ETC, se confronter à d’autres
Centrafricains doit être une idée à exclure ? Moi je suis pour cette
confrontation sans pourtant partager l’idée que le Dialogue est la solution
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De :
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Mon frère Jean-Bosco,
Je comprends le fond de votre réaction
mais je ne partage pas votre opinion sur une démarche exclise du dialogue .Je
pense que ce n'est pas en excluant les fauteurs de troubles que le problème de
la République centrafricaine sera résolu. Sous Dacko et Kolingba des maisons
ont été brûlées , les droits de l'homme sont bafoués.
Certaines victimes sont encore vivante et peuvent témoigner .Ces anciens
chefs d'Etat ont -ils été jugés? Durant son
mandat, Kolingba a contribué à mettre à mal la cohésion centrafriacine
. Patassé a fait de même pourtant dans le cadre d'un régime dit démocratique . Cela n'a pas empêché Bozizé de lui accorder
la possibilité de vivre en paix en centrafrique .Tout le monde sait que c'est
aussi avec l'appui de la diaspora centrafricaine en France que Bozizé est
arrivé au pouvoir. Bokassa est revenu en centrafrique se faire juger .Tous les
anciens chefs d'état doivent répondre de leur actes devant la justice
centrafricaine. C’est la condition ciné qua none pour le retour à la paix
.Ainsi ceux qui tuent et brûlent aujourd'hui sauront que demain leurs actes ne
resteront pas impunis .Que Bozizé laisse Patassé et ceux qu'il accuse de
répondre en toute équité de leurs actes devant la justice centrafricaine
,sans influence et dans la légalité. Quand il y'a trop de paradoxes et
d'ambigüités comme vous l'affirmez , le bon sens exige
qu'on mette tout à plat pour rebâtir à nouveau. Je pense que c'est
le sens de ce dialogue qui nous permettra de tenter encore de rêver cette
vie idyllique où le loup peut vivre en harmonie avec l'agneau en centrafrique.
L'avenir nous le dira...Mara tout comme moi en nous associant à la signature de
ce manifeste, estimons en tant qu'homme libre qu'il n'y a que la parole
et la vérité qui peuvent faire bouger les choses mais pas l'immobilisme ou les
schémas classiques de résolution de conflit. Il nous faut de l'innovation
dans ce domaine .Pouvez-vous nous dire concrètement comment vous voyez la
sortie de crise en République centrafricaine .Si vos propositions sont
raisonnables je pense que je les soutiendrais sans arrière idée. Tous
ceux qui ont signé ce manifeste même s'ils ont une mauvaise réputation sont
avant tout des centrafricains .C'est entre centrafricains que la meilleure
solution aux problèmes du pays sera trouvé.
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De : Narcisse Patrice Komas
[mailto:npkomas@yahoo.fr]
Envoyé : mardi 30 octobre 2007 16:09
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Bonjour,
Je te remercie de m'avoir fait parvenir le
manifeste. Sylvain me l'avait déjà redirigé. J'avais donc promis à ce dernier
de lui répondre sitôt avoir pris connaissance du texte. Je profite, à travers
ce message, vous répondre à tous les deux en précisant ma position.
Après lecture, j'ai décidé de ne pas
signer le manifeste. Mes quelques raisons:
1 - Je n'ai plus confiance dans les
simulacres tels que dialogue national, dialogue politique, etc. dont les
résultats sont fourvoyés, foulés au pied et non appliqués (dernier exemple type
concerne les résolutions et recommandations du dialogue national qui ne sont
pas appliquées).
2 - Je n'ai plus confiance dans les hommes
politiques centrafricains dont le seul objectif est d'arriver au pouvoir pour
s'enrichir, massacrer les populations civiles, développer le tribalisme, le
clanisme, le népotisme, l'immoralité et la gabégie.
3 - En 2005, j'avais publié sur
www.sangonet.com et repris sur le journal Le Citoyen (quotidien national), un
article intitulé "Le Centrafricain face à lui-même" dans lequel, je
disais dans un paragraphe que j'avais intitulé "La force de l'intelligence
et l'aptitude de discernement intellectuel" que "L'erreur d'action,
de jugement ou encore d'engagement est vite arrivée. L'erreur dans ces cas est
accessoire, et c'est l'aptitude à raisonner et à discerner les véritables
enjeux qui est fondamentale". Ainsi, l'engagement aurait été plus
compréhensible et plus logique pour moi dans le sens d'une mobilisation massive
autour de l'exigence pour l'application dans leur intégralité des résolutions
et recommandations de tous les fora publics tenus au pays depuis 1981.
La démarche actuelle constitue, selon ma
compréhension, une fuite en avant et ce dialogue politique n'apparaît que comme
l'exutoire, le marché de dupes pour cacher le véritable enjeu et les
tiraillements politiciens et politicards des uns et des autres. Un éternel
recommencement nuisible dans tous les sens pour le pays.
Une des questions que je me suis posé
depuis est de savoir quelle sera la nouveauté de ce dialogue par rapport à ceux
qui ont déjà eu lieu? Je n'ai pas trouvé de réponse satisfaisante. Je suis,
pour ma part, convaincu que le respect de la parole donnée, de la Constitution
et des lois du pays nous aurait permis d'éviter toute ces situation tragique et
dramatique dans lesquelles évolue notre pays. Nos compatriotes du Nord Est et
de l'Ouest sont les plus touchés en devenant comme des bêtes sauvages, vivant
dans la brousse, craignant encore plus ceux qui ont vocation de les protéger
contre la violence, la rebellion; ceux de Bangui ainsi que ceux des autres
villes "moins exposées" à la rebellion subissent nuit et jour le
rakettage et le braquage organisés par certains hommes en tenue.
Les actes barbabres, sauvages et
inciviques ont pris le pas sur la moralité, la paix et le développement en
harmonie des populations centrafricaines.
Vous comprendrez chers amis, à travers les
quelques raisons que j'ai évoqué ci-dessus que ma décision est due à une
introspection et une analyse de la situation. Bien qu'elle ait été difficile à
prendre, je suis convaincu que c'est finalement la bonne décision que j'ai
choisi en ne n'engageant pas à soutenir un quelconque dialogue dont les
résolutions passeront aux oubliettes sitôt que les applaudissements marquant la
fin des travaux auront cessé.
Pour finir, je souhaite, néanmoins, bonne
chance aux signatires du manifeste
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De : yandia fÿffffe9lix [mailto:
Envoyé : mardi 30 octobre 2007 20:14
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
Cette approche est importante. Que les
Centrafricains rêvent ensemble pour leur pays. Mais il dommage que Jean-Bosco
continue avec cette catégorisation. Si Kolingba et autres tenors comme
Demafouth devaient être mis hors jeu dans ce processus de dialogue, j'essayerai
de dire que c'est pas bien ! C'est
pas que je suis pro ceci ou pro cela. C'est combat perdu d'avance peut-être,
mais relève toi Jean-Bosco. Pas de découragement ! Tes opinions sont tes
opinions et je crois qu'on dit tous la même chose, complétant, enrichissant ce
que les uns et autres disent. Et c'est ainsi qu'avec toi et tous les centro,
nous bâtirons. On ne va pas tout mettre sur nos dirigeants non plus. Merci.
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De : clement BOUTE MBAMBA [mailto:boutemba@yahoo.fr]
Envoyé : mardi 30 octobre 2007 23:42
Objet : Le Sens du Dialogue et du
Manifeste
JP,
à te lire, l'on est en droit de se
demander, si exceptionnellement en Centrafrique, l'histoire (la mondiale,
l’Africaine et la Centrafricaine) est vide de sens ? Si tel était le cas, c'est
dommage.
La première chose qui m'a frappée, lorsque
j'ai lu votre manifeste, c'est l'absence de rapport avec les réalités du
Centrafrique.
Qu'on se le prenne pour dit, il ne se pose
aucunement aujourd'hui, un problème de légitimité et de légalité. Le pouvoir de
Boz est tout, sauf illégal et illégitime. Il se pose à mon avis, un problème de
crédibilité, qui doit réveiller notre génie en consolidant les bases de notre
système démocratique, c'est un impératif.
L'autre impératif, c’est la poursuite du
rêve Centrafrique via la consolidation de nos institutions dont le peuple s'est
librement doté entre 2004 et 2005.
Réduire les problèmes du Centrafrique aux
coups de feu entretenus par les ennemis de notre pays en exigeant que ceux qui
osent défier la légitimité du peuple deviennent les nouveaux légataires du
peuple, est un non-sens. Le fond du problème qui oppose Boz et les fameux
rebelles n'est pas du tout politique. Pour s'en convaincre, il faut relire les
accords de syrte et de birao; étrangement muets sur les questions politiques
sont assez explicites sur l'aspect judiciaire de la suite de l'histoire.
Pourquoi Miskine a quitté Bangui et ne veut plus y revenir? Parce qu'il s'est
rendu compte que l'accord de syrte ne le couvrait pas des bévues antérieures.
Le problème de notre pays à l'heure
d'aujourd'hui, n'est pas de réunir Patassé, Kolingba, Bozizé, Bokassa....et
pourquoi pas Boganda, Karnou....autour de la même table. Que chaque citoyen qui
pense que l'un de ces hommes l'a lésé lors de
son passage à la tête de l'état, saisisse la justice et basta.
Le véritable problème est et demeure avant
tout la relance de l'économie et sa modernisation pour la sortir de l'influence
de cette rapine internationale qui sévit depuis belle lurette. Vient ensuite ou
avant (c'est selon) la mise en place d'un véritable état (cf la prise de
position sur les institutions). Se sont les deux impératifs à mettre en place.
Un pays matériellement ruiné, ne peut se permettre le luxe de mobiliser de
l'argent pour une messe dont le but visé est obscur, car loin de résoudre les
problèmes. Tout ce qui a contribué à la déchéance de notre pays, nous l'avons
identifié d'aune manière ou d'une autre: les problèmes d'hommes, le népotisme,
la prédation, le clientélisme, la corruption, la facilité, l'absence de
nationalisme, l'amateurisme, le syndrome du trans all, la mystification... etc.
Pas besoin de se rendre compte que tous ceux qui vont discourir au dialogue
sont disqualifiés d'office.
Lorsqu'on voit autour de quoi tourne
l'idée du dialogue, y'a de quoi à devenir fou. Olivier Gabirault a dit sur TV5:
" il nous faut aller au dialogue pour savoir pourquoi les rebelles ont
pris les armes" je ne parle même pas du quasi orgasme de Ziguélé au micro
de TV5, dans le même reportage.
Lorsqu'on dit que le peuple ou la majorité
revendique le dialogue, c'est un énorme mensonge, un gros leurre. L’a t'on
consulté, l'a ton sondé? Sait on au moins quelles sont
ses attentes? Unanimement, il dira: Kobë, Koussala, Nguinza, Senî, ... ceux qui
revendiquent ce dialogue, ne sont qu'une entité insignifiante du peuple qui aspirent à la répartition équitable du gâteau Centrafrique,
au retour dans le jeu...
Je suis de ceux qui pensent que tous les
compatriotes égarés par les ennemis de notre démocratie (pays et progrès) par
les armes, seraient aujourd'hui dans leurs champs, dans leurs villages, dans
leurs villes ; s'ils avaient du travail, si le produit de leurs champs
s'écoulait normalement et à sa juste valeur.
Combien de dialogues a-t-on fait ? Pourquoi
celui-là sera-t-il le bon ? Est-ce que délocaliser ce dialogue servira t’il
cette cause ? Y’a eu Libreville lors de la sélection des candidats aux
présidentielles et cela n’a pas empêché certains de crier aux arithmétiques
électorales nocturnes…
Ce dialogue, sera-t-il créateur d’emplois
manufacturiers, industriels ? Aura-t-il un effet sur la répartition des revenus
? Créera t'il de
la croissance? Décidera-t-il de confier la direction des régies financières à
des cabinets privés? Décidera t'il de privatiser la
santé? L’école? La navigation sur l'Oubangui ? Décidera t’il
de transférer la capitale à Dékoa ?...
Il y'a tellement à dire, mais je m'arrête
là.
Francis Laloupo, sans doute le meilleur
spécialiste politique de la RCA sur la place de Paris, disait ceci en Avril
2003: " ...le pire qui puisse à présent arriver, c'est que Bozizé se
prenne pour un vrai chef d'état". Je le paraphrase en disant: "le
pire qui nous soit arrivé, c'est de penser que le développement d'un pays, est
l'affaire d'une messe"
Car le vrai problème, est bien celui là:
quitter la 169 ème place/177. En d'autres termes, se développer.
Pour cela, il nous faut redéfinir le
dosage du Possible et du Pensable par lequel le développement de notre pays
pourrait être envisagé. Et celui-ci passe nécessairement par l'émergence d'un
nouveau leadership avec une nouvelle conception, loin de la tradition des
raseurs de murs Banguissois ou Parisiens.
Voudrais tu, JP, être de ces
centrafricains là, qui marqueront l’histoire en faisant entrer le pays dans la
modernité par la pierre et le texte ?
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De : MARA, Jean-Pierre (Jean-Pierre)
Envoyé : mardi 30 octobre 2007 23:54
Quelle est donc l’action alternative
? J’aime bien les contraditions mais je
préfère les actions. Et quand une proposition est bonne je m’aligne.
Donc encore une fois que devrons nous
faire ?