COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 20 NOVEMBRE 2004

 

Organisée par le CCF (Collectif des Centrafricains de France) et après concertation du camarade Claude YABANDA, Chef du Cabinet particulier du Pr Abel GOUMBA, Vice-Président de la République Centrafricaine, la réunion avait pour objet l’information des centrafricaines et des centrafricains sur le processus de la création du Conseil National des Centrafricains de l’Etranger (CNCE).

Devant une assemblée composée de représentants des partis politiques, de la société civile et des citoyens centrafricains, le camarade Claude a tout d’abord remercié l’assistance (environ 60 personnes) ainsi que M.Sylvain DEMANGO, Président du Collectif des Centrafricains de France, avant de situer le cadre de la création du CNCE après l’introduction faite par le CCF.

La mise en place du CNCE constitue entre autres, l’une des missions qui ont été attribuées  au Pr Abel GOUMBA, Vice-Président de La République Centrafricaine par Le Président de la République, le Général de Division François BOZIZE, en son article 2.Les autres missions étant :

1.      La création de la commission Vérité et Réconciliation, du Conseil national de médiation et du Centre de prévention, Gestion et Résolution des Conflits

2.      Préparation d’un Programme National de Bonne Gouvernance

3.      L’organisation de la Table Ronde Gouvernement-Syndicats-Etudiants-Retraités-Vacataires et Fournisseurs de l’Etat

4.      Création d’un Fonds d’Indemnisation des victimes des violences militaro-politiques

IL faut préciser que la création du CNCE a été l’une des recommandations fortes  du Dialogue National (09 septembre au 27 octobre 2003). Cette création vise à associer tous les citoyens centrafricains vivant à l’étranger à la construction et reconstruction de la République centrafricaine, à l’instar des autres pays africains.

Pour mener à bien ce projet, le Vice-Président a désigné un comité ad’hoc chargé  de piloter la mise en place du CNCE conformément aux dispositions de l’article 5 du chapitre 2 « voies et moyens ».

L’objet de la réunion était d’abord, l’information des centrafricaines et des centrafricains sur le processus de création du CNCE, ensuite le recueil des propositions, remarques et suggestions des uns et des autres suivant les différentes thématiques définies dans le « schéma directeur opérationnel », lors des prochaines rencontres. Les thématiques étant :

1.                                       Statut-Organisation-Fonctionnement-Budget de fonctionnement-Budget Prévisionnel-Dirctions Régionales-Directions sous Régionales-Direction Nationale

2.                                       Politique-Démocratie-Processus électoraux-Représentation des centraficains de l’Extérieur au parlement.

3.                                       Conditions de vie sur le territoire d’accueil (Education, Travail, Démarches administratives…)

4.                                       Coopération décentralisée(jumelage, ONG, Coopération Nord/Sud, SUD/SUD…), Financement des Projets…

5.                                       Economie, Finances, Social, Jeunes NTIC,…par le rôle de la Diaspora Investissement et Financement des Projets …

6.                                       Communication Site Internet-Systèmes d’information- Base de donnée des qualifications et des compétences.

7.                                       Culture, art et Tourisme.

 

A la suite de l’exposé du camarade Claude YABANDA, le président du CCF a ouvert une liste d’intervenants.

 

            Les premiers intervenants ont exprimé leurs vifs désaccords sur la composition du bureau du Comité Ad Hoc, arguant entre autres, que celui-ci était composé exclusivement des membres du parti FPP et que le budget prévisionnel était trop élevé par rapport à la mission. Par ailleurs, ils ont reproché au gouvernement « le manque de concertation avec le CCF et les autres associations avant la mise en place du CNCE ».

A cela il faut ajouter la crainte des participants de voir le gouvernement créer un organe (CNCE) totalement assujetti au pouvoir politique, sans autonomie et sans liberté d’action, dans la mesure où celui ci sera placé sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères. Ce qui lui enlèverai toute autonomie. Les débats ont été quelque peu violent sur la représentativité des centrafricains de l’Etranger au sein du Comité Ad Hoc. Les uns (ccf) qualifiant les autres d’auto «  proclamés »(les représentants des centrafricains de France à Bangui   lors de la tenu du Dialogue National).

            Face à ces reproches, quelques participants( Représentants du FPP) ont pris la parole, pour préciser que, en premier lieu, contrairement aux affirmations des précédents intervenants, les membres du bureau du comité n’étaient pas exclusivement des militants de son parti. Ils ont par ailleurs signifié que les débats partisans n’étaient pas à l’ordre du jour dans ce processus qui concerne tous les citoyens centrafricains, sans distinction aucune, et que ce n’était ni le moment, ni le lieu pour une question d’une telle ampleur. Ensuite, le budget prévisionnel qui est dit excessif ne l’était pas, au regard de la  mission qui est assignée au Comité Ad Hoc. A titre d’exemple, une prestation journalière d’un consultant coûte au minimum 5000 FF/jour. La création du CNCE étant un grand chantier, la recherche de financement est prévu dans la deuxième partie de la lettre de mission (Art.5). Enfin, les représentants du FPP ont suggéré que la réunion du jour soit consacrée aux informations sur le déroulement du processus de création en cours et que d’autres journées soient prévues pour recueillir les propositions des uns et des autres, dans le cadre d’ateliers thématiques.

            En réponse aux critiques concernant l’autonomie du futur CNCE, le camarade KOIT a précisé que les Actes du Dialogue National ont prévu la création du CNCE sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères (cf. Commission Politique et Diplomatie). Et qu’il fallait rester dans ce cadre là pour l’instant, afin de le faire évoluer par la suite vers une autonomie de plus en plus grande. Pour le Camarade KOIT et le FPP-France, la mise en place du CNCE saurait concerner uniquement les Associations, comme l’a laissé entendre le Président du CCF, S. DEMANGHO. Les partis politiques de même que l’Administration Consulaire doivent y être impliqués, pour donner sa vrai dimension au projet. C’est d’ailleurs, l’une des missions de l’Administration que d’aider, soutenir et encourager de telles initiatives, bien qu’on semble très souvent l’oublier dans notre pays, le futur CNCE étant un organisme ayant vocation à être d’utilité publique.

            Suite aux différentes interventions et à l’éclairage du Camarade YABANDA, les interventions de Messieurs Constant KOKOENDO et Clotaire SOLLET ont fini par lever l’ambiguïté dans les esprits qui confondaient « Comité Ad Hoc » et « CNCE ». En effet, les dites interventions ont indiqué que le « Comité Ad Hoc » ne saurait se substituer au « CNCE » et que toutes les polémiques auxquelles nous avons assisté étaient nées de cette confusion. Les précisions apportées par M.STEVE TANGOA ont fini par éclairer ceux qui ont cru que le CNCE allait être un autre organe gouvernemental, à la disposition du gouvernement.

            C’est ainsi que le Camarade YABANDA a pris la parole pour préciser  qu’il n’était pas là au titre du FPP, mais d’une mission gouvernementale au service de l’Etat qui dépasse les cadre d’un parti politique. Aussi a-t-il répété que le Comité Ad Hoc ne se substituait pas au CNCE et que les centrafricaines et les centrafricains vivant à l’étranger  étaient totalement autonomes dans la désignation de leurs représentants. En décrivant le fonctionnement du projet, le Camarade a éclairé l’assistance qui était induit en erreur par ceux qui ont fait croire que la mise en place du CNCE était chose faite. La maîtrise d’œuvre étant du ressort des institutions de la transition (Vice –Présidence), la maîtrise d’ouvrage est réservée au Comité de Suivi des Actes du Dialogue National, notamment les centrafricaines et les centrafricains de l’étranger à travers leurs organisations représentatives ( Associations  Partis politiques,  et ambassade).

            Le Président du CCF a pris la parole pour préciser à son tour  à nouveau que le CNCE n’était pas encore créé. L’amalgame n’existant plus, il a remercié le camarade YABANDA pour son approche qui, relève d’un autre état d’esprit, contrairement aux autres Responsables centrafricains qui n’osent pas entrer en contact avec leurs compatriotes. Il a, en définitive, demandé à l’assistance de ne pas « jeter le bébé avec l’eau du bain », suivant en cela la position d’un représentant du premier intervenant du FPP, et qu’il fallait enrichir la réflexion et non demander l’annulation du processus en cours comme l’ont laissé entendre certains représentants de partis politiques. La rencontre s’est terminée sur la résolution de tous les participants(partis politiques  associations)  de s’impliquer dans le projet de création et de mise en place du CNCE.

            C’est sur ces mots d’espoir que les compatriotes se sont quittés dans la bonne humeur, malgré les échanges qui ont été par moment vifs, en promettant de se rencontrer pour de nouvelles concertations.

 

            Francis KPIGNET

 

 

 

 

 REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

UNITE – DIGNITE- TRAVAIL

 

FRONT PATRIOTIQUE POUR LE PROGRES

LIBERTE- JUSTICE PROGRES

 

COMPTE RENDU DE LA REUNION DU 20 DECEMBRE 2004 

SUR LA CREATION DU C.N.C.E

(Conseil National des Centrafricains de l’Etranger)