COUP D’ETAT A L’ADAC
LETTRE OUVERTE A TOUS LES
MEMBRES DE
L’ASSOCIATION DE LA
DIASPORA AFRICAINE CHRETIENNE EN FRANCE
A la veille de la tenue de la première assemblée
générale statutaire convoquée depuis le 22 Septembre 2005 pour le samedi 15
Octobre 2005, une profonde crise vient de naître au sein du Conseil
d’Administration de l’Association de la Diaspora Africaine Chrétienne en France
(ADAC), le samedi 1 Octobre 2005.
Les valeurs sociales du christianisme, à savoir
l’amour, la tolérance, le pardon, la paix, la recherche du consensus, de la
vérité et le sens du compromis sans compromission doivent être à l’œuvre
aujourd’hui afin de faire éviter une implosion à cette association culturelle
(loi 1901) et non cultuelle (loi 1905) qui, tout en se situant en dehors des
considérations doctrinales, a été et est encore porteuse d’espoir au niveau de
la composante chrétienne de la Diaspora Africaine en France.
Au lendemain de cette crise, le couple pastoral Christian
et Françoise CARON a lancé un communiqué par courrier électronique avec
comme objet : « frère Clotaire ». Ce communiqué lapidaire
et équivoque, daté du Mercredi 5 Octobre 2005 affirme de manière laconique ce
qui suit :
«Compte -tenu des faits et attitudes du président
Monsieur Clotaire SAULET, les membres du Conseil d’Administration, à
l’unanimité des membres présents (hormis le président), ont statué sur la
révocation sur le champ de la fonction de Monsieur Clotaire SAULET en qualité
de président et de membre du Conseil d’Administration de l’ADAC. Ce même CA
(dans lequel nous sommes Chargés de mission et Conseillers spirituels) a décidé
de geler toutes les activités, représentations et autres démarches de l’ADAC.
Nous avons besoin du conseil de notre Dieu, de votre soutien dans la prière. Si
parfois l’épi doit être brûlé ou jeté, la semence de vie qu’il portait, elle,
produira en son temps; et c’est elle qui doit être préservée».(sic)
Mesdames, Messieurs les Membres d’honneur,
Mesdames, Messieurs les Membres bienfaiteurs,
Mesdames, Messieurs les Membres actifs,
Chers Sœurs et Frères en Christ,
Mesdames et Messieurs les Amis d’Afrique,
Amis de la Diaspora Africaine en France,
Il existe, dans la vie de tout homme, un moment
où il doit, guidé par sa conscience, cette voix intérieure qui dicte le bien ou
le mal, faire un choix. Dieu a voulu qu’il en soit ainsi pour moi aujourd’hui.
Pécheur que je suis, venu au monde à Fort-Archambault au Tchad et entré dans
les eaux du baptême à Bangui, en République Centrafricaine, je me réjouis de ce
que j’ai cru en JESUS-Christ et que mon nom est inscrit dans le Livre de vie,
grâce à ma double naissance naturelle et spirituelle. Pécheur que je suis, je
me réjouis d’avoir servi mon Seigneur au sein de l’Union des Jeunes Chrétiens
(U.J.C) dans ma jeunesse, d’avoir été responsable syndical de la Confédération
Chrétienne des Travailleurs de Centrafrique (C.C.T.C) à l’âge adulte et d’être
Président de l’Association de la Diaspora Africaine Chrétienne en France (ADAC)
aujourd’hui.
Tout en exprimant ici tout le respect que j’ai
pour le couple pastoral Christian et Françoise CARON ainsi que pour tous les
serviteurs de Dieu, je dis humblement et avec fermeté que ce respect, pour
l’africain que je suis, ne signifie nullement une soumission ou une quelconque
allégeance à un mortel au point de diluer toute ma personnalité.
C’est dans cet état d’esprit que je me suis
décidé de vous interpeller tout en répondant à mes accusateurs.
Pour une meilleure compréhension de ce qui se
passe, il convient de noter que le Pasteur Christian CARON est Président de
l’association cultuelle Eglise Baptiste MARANATHA (loi 1905), Président de
l’Association Missionnaire Maranatha Internationale (AMMI)( loi 1901)
représentée à Bangui, en République Centrafricaine par l’Ambassade Chrétienne
et Chargé de mission de l’Association de la Diaspora Africaine Chrétienne en
France (ADAC) (loi 1901)
Le Conseil d’Administration de l’ADAC compte en
son sein, trois Chargés de mission, le couple pastoral Christian et
Françoise CARON et le Pasteur SHUNGU OKITAWUNGU qui, en raison d’absences
répétées et non justifiées aux réunions, a été démissionnaire de fait depuis le
27 Juillet 2005. L’ADAC, en raison de son caractère spécifique, en ce sens que
ses membres viennent de toutes les églises de toutes les dénominations et est
ouverte même aux non croyants qui pourraient se reconvertir sous l’action de
l’Esprit Saint, n’a de sens que si elle s’appuie sur la Parole de Dieu. Elle ne
milite pas pour instaurer une théocratie en Afrique, mais plutôt pour permettre
à ses membres de devenir une increvable roue motrice pour le développement en
cette période de mondialisation de l’économie afin que l’Afrique Noire
Francophone ne reste pas sur le quai...Comme le laïc Néhémie, cet important
fonctionnaire à la cour d’Artaxerxès , roi de Perse, s’est levé pour s’occuper
de la restauration politique, économique et sociale de Jérusalem, sa patrie,
comme Joseph, le onzième fils du patriarche Jacob, qui malgré ses démêlés avec
ses frères qui l’ont trahi et qui, malgré tout, leur accorda le pardon en
Egypte tout en leur venant en aide, les membres de l’ADAC, à l’image de ces
deux importants personnages bibliques ont décidé de se lever pour bâtir les
murailles ébréchées de l’Afrique Noire Francophone, en collaboration avec leurs
frères et sœurs de France et du monde...
Ainsi, cette association compte sur les prières
de tous ceux et de toutes celles qui adorent Dieu en esprit et en vérité...Et
c’est pour cela qu’il a été institué une journée de jeûne et de prières tous
les derniers vendredis de chaque mois...Le Conseil d’Administration est donc conseillé
spirituellement par tous les serviteurs de Dieu qui acceptent de l’accompagner
dans la réalisation de ses objectifs qui se résument essentiellement au
développement de l’Afrique Noire Francophone et à l’appui aux serviteurs de
Dieu en Afrique.
Quels sont les faits et attitudes du Président de
l’ADAC qui ont conduit le couple pastoral Christian et Françoise CARON à
contraindre les membres du Conseil d’Administration à le suivre dans le
démantèlement de cette association ? Quelles sont les attentes du couple
pastoral vis-à-vis de ma modeste personne? Quelles sont les véritables
motivations du couple pastoral Christian et Françoise CARON ? En quoi Clotaire
SAULET est-il cet « épi qui doit être jeté ou brûlé »
et quelle est cette semence qui doit être préservée ?
Au sortir du Premier Congrès de la Diaspora
Africaine Chrétienne en France des 19 et 20 Février 2005, ouvert officiellement
par M. Dominique LEFEBVRE, Président de la Communauté d’Agglomération de
Cergy-Pontoise, en présence du Pasteur Jean-Pierre RICHE, représentant
le Pasteur Jean-Arnold de CLERMONT et avec les Représentants de l’
Eglise Catholique et de la Mosquée, avec la visite amicale de M. Philippe
HOUILLON, Député -Maire de Pontoise, un espoir était né avec l’engagement
de la frange chrétienne de la Diaspora
qui, à travers la «Déclaration de Cergy-Pontoise», devrait
apporter son concours multiforme au développement des Pays d’Afrique Noire
Francophone. Le Val d’Oise devenait de ce fait, l’épicentre d’un mouvement de
sauvetage de l’Afrique Noire Francophone...Il y a lieu de reconnaître ici que
cette rencontre n’aurait pas été possible si Dieu n’avait pas été aux commandes
et je tiens pour ma part à saluer ici, l’implication pleine et entière de Mme
Françoise CARON qui, toute la nuit du Vendredi 18 Février 2005 et jusqu’au
petit matin , n’a ménagé aucun de ses efforts pour faire aboutir des contrats
liés à l’organisation de ce Congrès.
Un Comité de Pilotage a été mis en place le 26
Février 2005 pour accompagner le Conseil d’Administration dans la réalisation
des objectifs. Il a été structuré en trois entités:
1°/-Commission Communication et Dialogue Inter
Culturel, présidée par Mme la Pasteur Laurence NDONG,
2°/-Commission Réseaux France-Afrique-Caraïbes,
présidée par M. Jerry SILUTONI et la
3°/-Commission Projets et Prospective, présidée
par M. Clotaire SAULET-SURUNGBA avec l’appui du Bureau d’Etudes « Archimède
-Commerce équitable et Economie solidaire» avec M. Thomas SKAGHAMMAR, le
Professeur Gervais DOUBA de l’Université de ROUEN et le pasteur François
NDECKERE- ZIANGBA.
Outre ces structures techniques, le Comité de
Pilotage comprend :
Partenaires :
Mme Aïcha JEAN-THEODORE, de l’Association
Missionnaire Maranatha Internationale (AMMI),
Pasteur Jean-Luc GADREAU de la Revue
Construire Ensemble,
M. Paul OHLOTT de Top-Chrétien,
Membres :
Pasteur Professeur Albert WATTO,
Pasteur Serge KASSY, Pasteur Cyrille
NDONG et Mmes et MM. Jean-Luc BARBU, Fidèle SAMAKE, Josué
AKPLOGAN, Gervais DOUBA, Dominique MAHOUKOU, Dominique DUMOND, Joséphine MBOBI,
Alain GAMASSA,
Consultants :
Les Pasteurs Jean-Pierre RICHE, Président
de la Fédération des Eglises du Plein Evangile de France (FEPEF),
Jacques-René TJOMP, Président du Comité de Liaison
en France de l’Eglise Presbytérienne Camerounaise,
François NDECKERE-ZIANGBA et le Révérend Marcel
DEMEL.
Plateforme de réflexion et d’action,
l’Association de la Diaspora Africaine Chrétienne en France (ADAC), association
culturelle régie par la loi 1901, enregistrée au J.O du 25 Septembre 2004 sous
le N° 1811, a pu bénéficier, dans sa phase de lancement de l’appui matériel
inestimable du couple pastoral Christian et Françoise CARON.
Le 05 Avril 2005, le Conseil d’Administration a
adopté son Programme triennal d’activités et l’Association a évolué normalement
dans la ligne dictée par les Statuts et la Déclaration de Cergy-Pontoise
jusqu’au 29 Septembre 2005.
Le mercredi 27 Juillet 2005, le Conseil
d’Administration a tenu sa dernière réunion d’avant les vacances d’été et le
Président se devait de veiller au fonctionnement de l’Association à travers les
engagements pris, notamment la confection du site de l’ADAC, le lancement du
journal, la préparation du Forum des Associations à Osny de Septembre 2005,
siège de l’Association, la préparation de la Semaine de la Solidarité
Internationale (SSI) de Novembre 2005 au niveau de l’Agglomération de
Cergy-Pontoise et surtout la préparation de la première assemblée générale
statutaire du Samedi 15 Octobre 2005.
Le mercredi 28 Septembre 2005, le Conseil
d’Administration s’est réuni, en toute sérénité pour préparer l’Assemblée
générale du Samedi 15 Octobre 2005. Cette assemblée générale devait consacrer
le renforcement du Conseil d’Administration, car l’ADAC a besoin de personnes
ressources qui soient à même de contribuer positivement à la réalisation de ses
missions.
Quelques jours avant cette réunion, la Chargée de
mission, Mme Françoise CARON a fait parvenir à la Présidence de l’ADAC une
lettre de démission, datée du 22 Septembre 2005. Le Pasteur Christian CARON,
Chargé de mission, démissionne également le 23 Septembre 2005. A l’issue de la
réunion du mercredi 28 Septembre 2005, M. Samuel CASSILDE remet à la présidence
sa lettre de démission, avec une date griffonnée à la main, «Cergy, le 28
Septembre 2005 ». Le Trésorier Adjoint, M. Fortuné HONVO, présente
oralement sa démission ainsi que celle de sa fille, la Trésorière Rachelle
HONVO, empêchée ce jour. Cette cascade de démissions a été suivie par un
huis-clos au cours duquel les «Partants» ont témoigné de tout leur soutien à
l’action menée par le Président de l’ADAC (sic) depuis le Congrès de Février
2005. Ces démissions du Conseil d’Administration et non de l’association, ne
devaient être effectives que le 15 Octobre 2005 et n’avaient pour mobile que la
volonté de laisser de la place pour faire rentrer au Conseil d’Administration
de nouvelles personnes beaucoup plus aptes (sic). Le Secrétaire, M. Georges
EVINA était empêché alors que le Pasteur SHUNGU OKITAWUNGU, Chargé de
Mission étant démissionnaire de fait depuis le 27 Juillet 2005, le Vice -Président
M. Anoka EDJOKOLA et moi- même, Président, devions être rejoint par neuf
ou dix nouveaux membres. Ces personnes que nous avons déjà mises dans la prière
et contactées devraient renforcer le Conseil d’Administration à l’issue de
l’assemblée générale du samedi 15 Octobre 2005. Car les dispositions
statutaires prévoient un maximum de douze (12) personnes pour le Conseil
d’Administration.
Au cours de cette réunion, le Conseil d’Administration
a été édifié par M. Vianey KOYABE, Contrôleur de gestion et membre de
l’ADAC, sur l’élaboration du budget de l’association pour l’exercice 2005-2006
et les projets d’activités génératrices de revenus que l’ADAC devraient
entreprendre pour garantir son autonomie financière et pérenniser la « bourse
ADAC » qui constitue notre
apport à l’action missionnaire en Afrique.
Bien que j’aie reçu des «éloges» de la part des
membres démissionnaires en ce soir du Mercredi 28 Septembre 2005 à l’issue de
la réunion du Conseil d’Administration, j’ai estimé en mon âme et conscience,
et grâce à l’esprit de discernement ( Ephésiens 4/14) que je pouvais, continuer
mes fonctions au sein d’une association culturelle, loi 1901, qui se veut
inter- églises et inter- dénominationnel, en démissionnant moi aussi, de
l’association cultuelle MARANATHA, loi 1905. Ce que je fis le Jeudi 29
Septembre 2005.
Ai-je franchi une certaine ligne rouge ou jaune
en démissionnant, non pas de l’ADAC mais plutôt de l’Eglise MARANATHA, ce Jeudi
29 Septembre 2005, pour prier Dieu ailleurs ?...
Mon départ de l’Eglise MARANATHA a –t-il été
perçu comme un «tsunami» dans la vision missionnaire mondiale du couple
pastoral Christian et Françoise CARON?
Le Jeudi 29 septembre 2005 au soir, Mme Françoise
CARON, Chargée de mission, pourtant démissionnaire ou en voie de démission, utilise
l’article 12 des Statuts de l’ADAC pour m’intimer l’ordre de convoquer en
urgence, une réunion du Conseil d’Administration, au nom du Vice -Président
Anoka EDJOKOLA, du Secrétaire –Adjoint Samuel CASSILDE, de la Trésorière
Rachelle HONVO, du Trésorier -adjoint Fortuné HONVO et du Chargé de mission, le
Pasteur Christian CARON. La réunion devant se tenir impérativement le Samedi
1er Octobre 2005 à 17H45, au lieu habituel, 88, rue Robinet à Osny.
Il y avait péril en la demeure et j’ai convoqué
cette réunion sans avoir le projet d’ordre du jour, malgré mon insistance.
Invité à prendre part à la cérémonie organisée à
la mémoire des victimes des incendies à Paris, de la catastrophe aérienne entre
la Martinique et le Vénézuela, de l’ouragan Katrina aux Etats-Unis, des
naufragés entre Mayotte et les autres Iles des Comores, je n’ai pu me rendre à
la Grande Mosquée de Paris ce samedi 1er Octobre 2005, car la
cérémonie devait avoir lieu de 14H00 à 17H00.
Voici le film du coup d’état que le mauvais
esprit de la division, l’esprit du coup d’état, a opéré au sein du Conseil
d’Administration de l’ADAC. Nous n’avons pas à lutter contre la chair et
le sang...
Samedi 1er Octobre 2005, 17H50 :
Après la prière d’ouverture de la réunion, le
Pasteur Christian CARON, Chargé de mission démissionnaire, exige que mon épouse
quitte non seulement le salon où nous siégeons, mais sa maison pour m’attendre
dans ma voiture. Ce qui fut fait. A l’allure où allaient les choses, mon épouse
Micheline voulait voir à quelle sauce son Clotaire allait être
croqué...Et c’est pour cela qu’elle m’a accompagné ce soir-là...
Madame Françoise CARON, Chargée de mission
démissionnaire, reprit la parole et demanda aux autres de confirmer qu’ils
avaient, en personnes mûres et responsables, décidé de faire convoquer cette
réunion extraordinaire à laquelle tout le monde a pris la précaution de ne pas
accuser de retard ni d’absence...
A tour de rôle, le Vice -Président Anoka EDJOKOLA
dit « oui » tout en baissant la tête, le Trésorier Adjoint Fortuné
HONVO dit « oui » tout en baissant la tête, la Trésorière Rachelle
HONVO dit « oui » tout en baissant la tête, le Secrétaire Adjoint
Samuel CASSILDE dit « oui » sans baisser la tête...
Un contre six !... Oui, la messe étant dite,
il me fut notifié, en violation flagrante des Statuts et Règlement Intérieur,
que je n’ai pas le droit de présider la réunion... Le Pasteur Christian CARON,
Chargé de mission démissionnaire, sur un ton grave, dicta l’ordre du jour en
trois points :
1°/- Report de l’Assemblée Générale du Samedi 15
Octobre 2005,
2°/- Convocation d’une Assemblée Générale
Extraordinaire avec comme unique point à l’ordre du jour, la dissolution de
l’ADAC,
3°/- Gel de toutes les activités de l’ADAC à
compter de ce jour.
Invité enfin à me prononcer sur l’ordre du jour,
j’ai rappelé la genèse de l’ADAC et je me suis appesanti sur une citation de
l’historien Congolais Théophile OBENGA que j’avais reprise dans mon mot
de bienvenue, le Samedi 19 Février 2005 au Congrès dont le thème central a été,
l’Afrique se meurt...Sa Diaspora se lève ! Théophile OBENGA
disait, parlant de notre continent malade :
« La responsabilité n’est pas de se
plaindre au sujet de ce que Autrui peut dire sur l’Afrique, mais de tenter de
formuler soi-même son discours, sa vision des choses, à partir de sa propre
inquiétude et de sa propre intelligence de la réalité. On ne vit pas par
délégation, par procuration, par l’entremise d’un discours étranger,
nécessairement aliénant, car les intérêts sont forcément divergents, sinon
foncièrement opposés ».
J’ai rappelé en outre que le 19 Septembre 2005,
j’ai eu à préciser ceci : « Nous voulons, tout en nous mettant à
l’abri de toute forme d’extrémisme religieux, de toutes théories pseudo
-chrétiennes, de tout courant politico-religieux et grâce à notre ouverture
théologique, élaborer de nouvelles stratégies et nous impliquer dans le
Développement et la Renaissance de l’Afrique, dans le cadre d’une « laïcité
moderne et partagée en Afrique » tout en respectant les lois de notre pays
d’accueil en matière de séparation des Pouvoirs entre l’Eglise et l’Etat. Tel
est l’enjeu des Chrétiens d’Afrique Noire Francophone, de France et des Amis
d’Afrique... »
J’ai ensuite quitté la réunion tout en dénonçant
cette machination en rappelant au passage que l’esclavage n’a été possible que
parce que des noirs avaient accepté de vendre d’autres noirs...Je me
considérais toujours Président de l’ADAC jusqu’à la tenue de l’Assemblée
Générale Extraordinaire qui devait être convoquée après le 15 Octobre 2005 en
raison du report de l’Assemblée Générale ordinaire. Seule cette instance
suprême qui doit être convoquée et qui doit avoir lieu en dehors de l’Eglise
MARANATHA, peut décider de la dissolution de l’ADAC ou de ma destitution...
Le lundi 03 Octobre 2005, je retrouvais dans ma
boîte aux lettres un courrier, non affranchi, déposé par les soins d’un
mystérieux facteur...Il s’agit du compte-rendu du conclave du 1er
Octobre 2005, ou tout au moins, de la partie de cette messe qui a été dite sans
moi et qui pouvait être portée à ma connaissance...Car on a pris soin de ne pas
me faire connaître ni la date, ni l’heure ni le lieu de l’Assemblée Générale
Extraordinaire à laquelle tous les membres de l’ADAC devraient prendre part et
décider, de la dissolution ou non de cette association des Africains de la
Diaspora en France...
Africain jusqu’aux tripes, francophone et
francophile jusqu’aux ongles et racheté par la grâce de Dieu, je m’engage à
être manipulé ici et maintenant par mon Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, pour
que ce qui est caché soit révélé...J’accepte d’être utilisé par mon Seigneur
pour que le Christianisme, en raison de la pauvreté et de la crise économique dans
laquelle est vautrée l’Afrique Noire Francophone depuis 1960, ne serve pas de
vernis à un « engagement humanitaire -alibi » qui s’inscrive dans une
stratégie politico-religieuse de conquête du pouvoir politique par des
manipulateurs de conscience collective et corrupteurs spirituels pour qui la
religiosité africaine constitue un terreau favorable à la mise en œuvre de leur
« mission »...J’accepte d’être utilisé par mon Seigneur pour que le CHRISTIANISME
pur et authentique ne soit pas dénaturé par les adeptes d’un « Code Noir » de type nouveau et qui
utilisent les libéralités de la Société Civile Occidentale et Française pour
investir toutes les sphères de la vie et acheter les consciences en Afrique
Noire Francophone par le biais d’une « action humanitaire par calcul »,
aux fins de piller à terme, au nom de Dieu, les mille et une richesses
naturelles...
Est-ce
que je n’ai pas le droit de participer et de faire participer Mme Laurence
NDONG ainsi que MM. Georges EVINA, Gervais DOUBA, Pierre CECONELLO
aux « Matins d’Eugénie DIECKY » sur la Radio
Panafricaine Africa N°1 pour faire connaître l’ADAC ?
Est-ce
que je n’ai pas le droit de prendre part, avec la Pasteur Laurence NDONG
à la rencontre organisée à la Fédération Protestante de France sur les Groupes
et Eglises Issues de l’Immigration (GE2I) le Samedi 18 Juin 2005 à Paris ?
Est-ce
que je n’ai pas le droit de prendre part, avec Mme Solange MER et M. Jerry
SILUTONI à la Journée de l’Afrique organisée par « AvenirNepad
International » à Sciences Po à Paris?
Est-ce
que je n’ai pas le droit de retenir le film -documentaire « Noirs dans les
camps nazis »
de M. Serge BILE et le «Silence de la forêt » de Didier
OUENANGARE et inviter les EDITIONS ACORIA de M. Caya MAKELE dans le
cadre de la participation de l’ADAC à la célébration de la Semaine de la
Solidarité Internationale (SSI) qui aura lieu du 10 au 20 Novembre 2005 au
niveau de l’Agglomération de Cergy-Pontoise où est domiciliée notre
association ?
Est-ce que je n’ai pas le droit, en tant que
Centrafricain, d’être interpellé par les inondations qui ont fait des victimes
à Bangui tout en acceptant que l’ADAC participe à la mobilisation des
centrafricains de la Diaspora ?
N’ai-je pas le droit de prendre part à la
Quinzaine Culturelle sur la République Centrafricaine à l’Alliance Française de
Paris en Juin 2005, organisée par l’Alliance Française de Bangui mais boycottée
ou boudée par l’Association Missionnaire Maranatha Internationale (AMMI)
pourtant présente en République Centrafricaine ?
Est-ce je n’ai pas le droit de faire appel aux
compétences africaines, notamment celles de M. Vianey KOYABE pour confectionner
le site de l’ADAC, le diaporama de l’ADAC et le journal de l’ADAC ?
Pourquoi les responsables du Cinéma UTOPIA
de Pontoise subissent-ils la pression de Mme Françoise CARON pour que le film
« Noirs dans les camps nazis » ne soit pas programmé le
Jeudi 17 Novembre 2005 dans le cadre de la Semaine de Solidarité Internationale
à Cergy-Pontoise ?
Est-ce que je n’ai pas le droit de faire publier
un communiqué de presse sur les incendies mortels à Paris au cours
desquels quarante huit personnes, exclusivement originaires d’Afrique Noire ont
péri ? Est-ce que je n’ai pas le droit de participer, le Samedi 24
Septembre 2005, à la cérémonie de recueillement à la mémoire des victimes des
incendies des logements sociaux, organisée par M. Bertrand DELANOE,
Maire de Paris ? Est-ce je n’ai pas le droit, de signer à cette
occasion-là, le livre de condoléances ouvert pour la circonstance ?
Pourquoi le couple pastoral CARON, à propos de ces incendies, a tenu à noyer la
gravité et le caractère sélectif de ces tragiques évènements dans un problème
plus large de logements sociaux ?
Est-ce que j’ai détourné ou tenté de détourner
les fonds de l’association ?
Pourquoi le couple pastoral a, mis en œuvre une
subtile stratégie pour que la « bourse ADAC » qui devrait
profiter à un étudiant –pasteur (non originaire de la R. C. A. pourtant) en
formation à la Faculté de Théologie Evangélique (FATEB) de Bangui en République
Centrafricaine ne puisse pas voir le jour dès cette rentrée académique
2005-2006 alors que tout a été prévu pour que cette bourse soit effective
dès le mois de Septembre 2005?
Quels sont les faits et attitudes du Président de
l’ADAC qui seraient en contradiction avec les Statuts et Règlement
Intérieur ?
En quoi l’action du Président de l’ADAC que je
suis s’est-il écartée de la « Déclaration de Cergy-Pontoise » par laquelle,
le Dimanche 20 Février 2005, les Chrétiennes et Chrétiens d’Afrique, de France
et les Amis d’Afrique ont pris la résolution d’entreprendre des actions pour
favoriser l’émergence d’une Diaspora Africaine responsable, respectée, respectable,
intégrée socialement,politiquement, économiquement, spirituellement et
culturellement ?..
Mesdames, Messieurs les Membres de l’ADAC,
Au-delà de cette crise et de cette animosité
contre ma modeste personne, se pose le véritable problème de la réhabilitation
de l’homme noir que d’aucuns veulent, par une certaine lecture de la Parole de
Dieu, infantiliser ou confiner dans un certain rôle de figuration ou de pantin
taillable et corvéable à merci...Je me refuse d’être utilisé comme un
« africain de service » et je préfère mourir digne et pauvre que de
mourir riche et corrompu moralement, philosophiquement, spirituellement ou matériellement...C’est
ma nature...
Je saisis cette occasion pour exprimer mes
inquiétudes pour l’avenir des pays dans lesquels l’Association Missionnaire
Maranatha Internationale (AMMI) est présente. Vont-ils être à l’abri de ce que
je vis ? ...Vont-ils être dirigés depuis la « rue Robinet »
d’Osny ? J’invite les frères et sœurs en Christ de beaucoup prier pour que
l’Afrique et la République Centrafricaine ne deviennent pas des champs
d’expérimentation de fumeuses théories politico-religieuses dont le vecteur -directeur
est un engagement humanitaire intéressé...Les autorités ecclésiales, politiques
et administratives centrafricaines ne doivent-elles pas prendre leur
responsabilité, après une profonde analyse de tout ce qui se passe sous le
couvert d’engagement humanitaire de certaines ONG, pour faire éviter à la
République Centrafricaine toute dérive suicidaire ?
Pour ma part, j’assume humblement ici ma
centrafricanité en m’employant à écouter mon Dieu pour être un de ces
révélateurs de ce qui se tramerait, sous le couvert de la Parole de Dieu,
aujourd’hui ou demain, contre mon continent et contre mon pays Certains signes prémonitoires se sont déjà
fait voir à travers l’histoire récente de la République Centrafricaine...
La médiation que j’ai sollicitée le mercredi 5
Octobre 2005 auprès d’un certain nombre de personnalités ecclésiales n’est
peut-être pas étrangère à la convocation de l’Assemblée Générale
Extraordinaire du Mercredi 26 Octobre 2005, à 20H00, au Hall Omnisport de
Pontoise, chaussée jules César. Les « petites précautions » de
faire dater cette convocation au 1er Octobre 2005 alors que le
cachet de la poste montre que ces documents n’ont été envoyés que le 8 Octobre
2005 démontrent à souhait une machination en cours, vu qu’il serait difficile
de réunir en semaine et tard le soir, les membres de l’ADAC qui n’habitent pas
tous la région et qui, pour la plupart doivent travailler ou aller à l’école le
Jeudi matin...
Dans tous les cas, l’ADAC est en crise et ma
prière est que la volonté de Dieu s’accomplisse. Au mercredi 26 Octobre 2005,
Mlle Rachelle HONVO, M. HONVO Fortuné, M. Samuel CASSILDE et le couple pastoral
Christian et Françoise CARON ne seront plus membres du Conseil d’Administration
conformément à leurs lettres de démission dont l’effectivité courait ou court depuis
le 15 Octobre 2005...Il ne reste que le Secrétaire, M. Georges EVINA, le
Vice-Président, M. Anoka EDJOKOLA et moi-même. Etant donné que cette Assemblée
Générale Extraordinaire, vu l’enjeu, doit être dirigée par une équipe crédible
et impartiale à cause de la crise, je propose que les Membres d’honneur de
l’ADAC qui sont des serviteurs de Dieu, constituent le Collège de Sages qui va
nous permettre de dénouer la crise en présidant cette importante réunion.
Car je crois profondément que c’est manquer du
respect pour toutes les personnalités et personnes africaines et françaises qui
se sont déplacées les 19 et 20 Février 2005 au Parc des Expositions
Saint-Martin de Pontoise à l’occasion du Premier Congrès de la Diaspora
Africaine Chrétienne en France et qui, sans savoir ce qui s’est passé, doivent
aujourd’hui venir dissoudre sans explications la structure qui leur a permis, non
seulement de réfléchir sur l’avenir de l’Afrique, mais aussi de prendre des
engagements.
Voilà pourquoi, pour ma part, je soutiens qu’il
appartient à l’Assemblée Générale Extraordinaire de décider, grâce aux vertus
du dialogue, souverainement de l’ordre du jour et de l’avenir de l’ADAC, à la
lumière de tout ce qui sera dit par les uns et les autres.
Fort de tout ce qui précède, je propose que
l’Assemblée Générale Extraordinaire du Mercredi 26 Octobre soit dirigée par un Collège
de Sages, composé des Membres d’honneur de l’A DAC, à savoir :
1°/-Pasteur Jean-Luc GADREAU, Rédacteur en
Chef du journal Construire Ensemble,
2°/-Pasteur Franco NDONGA, de l’Eglise
Rassemblement des Disciples de Jésus-Christ (RDJC) de Villeneuve Saint-Georges,
3°/-Pasteur Serge KASSY, de la Mission
Evangélique de l’Unité de Carrières –Sur-Seine,
4°/-Pasteur Jean-Claude BOUTINON, de
l’Eglise de Sarcelles.
Je propose également que le Pasteur Albert
WATTO, Professeur à l’Institut Théologique et Biblique de NOGENT, le
Pasteur Jacques René TJOMP, Président du Comité de Liaison de l’Eglise
Presbytérienne Camerounaise en France et le Pasteur Jean-Pierre RICHE,
Président de la Fédération des Eglises du Plein Evangile en France (FEPEF), en
raison de leur expérience et de leur disponibilité, en témoigne leur
participation à plusieurs réunions de l’ADAC, tant au niveau du Congrès que des
réunions du Comité de Pilotage, fassent également partie de ce Collège de Sages
.
Je propose enfin comme ordre du jour de
l’Assemblée Générale Extraordinaire du 26/10/2005:
-Prière d’ouverture
1°/-Présentation de la situation
a)-Ex Chargés de mission Christian et Françoise
CARON
b)-Ex-Trésorière Rachelle HONVO
c)-Ex-Trésorier Adjoint Fortuné HONVO
d)-Secrétaire Georges EVINA
e)-Ex-Secrétaire Samuel CASSILDE
f)-Vice-Président Anoka EDJOKOLA
g)-Président Clotaire SAULET-SURUNGBA
2°/-Débats
3°/-Conclusions de l’Assemblée Générale
Extraordinaire
-Prière de clôture
Que cette Assemblée Générale Extraordinaire soit
une réunion de la VERITE dans l’AMOUR pour que la Diaspora Africaine Chrétienne
en France se lève à « l’africaine » ...
Pour l’amour et la gloire de Dieu....
Jouy-Le-Moutier,
le 12/10/2005
Clotaire SAULET -SURUNGBA
Président de l’A DAC