Convergence des réseaux TDM et IP et celle des applications Voix, Données et Images

 

La convergence entre les réseaux de télécommunication et les réseaux informatiques, ainsi que la convergence entre les réseaux de transmission de la voix et les réseaux de transmissions des données est un nouveau challenge pour le monde.

 

En effet, aujourd’hui notre mode d’utilisation d’équipement pour accéder à l’information est vertical. On utilise exclusivement la télévision  branché soit sur le câble ou  sur un réseau onde radio juste pour regarder des images et c’est tout. Le téléphone est utilisé pour parler et c’est tout. Ensuite vient le PC (le fameux Personal Computeur en Desktop ou en portable) utilisé pour le traitement de texte et l’accès à Internet.

 

D’autre part, le monde de la télécommunication fonctionne essentiellement en mode circuit. Le monde des ordinateurs et micro-ordinateurs en mode paquet et le monde des portables cellulaires en mode mi-circuit, mi-radio. Chaque équipement cité utilise un protocole bien particulier dans une utilisation donnée sur son réseau donné sans compatible les uns avec les autres.

 

 

Désormais, avec la technologie IMS (IP Multimedia Subsystem) un seul terminal serait en mesure d’être utilisé pour accéder à Internet, pour écouter la Radio ou pour regarder la télévision et en même temps servir de téléphone en utilisant un seul protocole de communication. Tous les équipements de communication seront en mesure de traiter l'information qu'ils transmettent en utilisant un langage uniformisé.

 

Selon Intel, pour concevoir de tels appareils, les constructeurs, en informatique comme en téléphonie mobile, doivent s'appuyer sur des semi-conducteurs standardisés qui autorisent une migration en toute transparence des fonctionnalités de communications vers les plates-formes informatiques.

 

Les fabricants sont devant un nouveau challenge : L'intégration de fonctions informatiques et communicationnelles dans un petit format  pour permettre la convergence et conduire à de véritables solutions « tout compris » consistant à vendre des solutions de communications modulaires

 

Un nouveau mode dit horizontal  permettra l’existence d’un réseau modulaire pour la transition entre les systèmes monolithiques propriétaires personnalisés et les solutions fondées sur l'intégration dynamique de composants d'architecture ouverte, répartis sur tout le réseau  et gérer depuis un seul entité qui constitue le noyau et le cerveau du système de communication : le CSCF ou Call State Control Function, la Centrale de gestion de l’Etat d’un appel fut-il Voix, donné ou image

 

IMS donne aux  utilisateurs nomades des appareils en mesure de traiter les données capable d’accéder à des services de pointe et à des applications spécialisées. Les équipements sans fil, les équipements radio, les équipements connectés à des réseaux filaires ont tous la possibilités d’utiliser un seul protocole. Bientôt, chaque téléphone portable fonctionnera comme un ordinateur portable, capable de traiter des informations, comme tous les ordinateurs. Tous  pourront communiquer sans contraintes. Tous pourront communiquer comme des Talky Walky sans avoir à composer un numéro car grace à IP (Internet Protocole, les équipements seront toujours en ligne, toujours connectés comme le sont les ordinateurs une fois allumés . C’est cela IMS

 

Le terme convergence est l'intégration de la voix, des données et de la vidéo sur le même réseau IP.

 

L'objectif d’un réseau convergeant est de répondre directement aux besoins  en matière d’applications numériques telles que la vidéoconférence, l'apprentissage à distance.  Un nouveau système téléphonique entièrement numérique et basé sur le protocole de communication IP est rendu possible par l’existence d’IMS.

 

Il y’ aura trois convergences :

 

- convergence des réseaux fixe et cellulaires

- convergence des services voix, données et images

- convergence des opérateurs car plus de différences entre opérateurs fixes et mobiles

 

Les secteurs concernés par cette nouvelle technologie de la convergence sont essentiellement :

 

- informatique

- réseaux et télécommunications

- l'électronique grand public pour les jeux en ligne et la télévision sur IP

- les industries du contenu : information, divertissement et reportages  

 

Par contre, cette nouvelle technologie nécessite des changements au niveau des infrastructures des réseaux de Télécommunication. C’est là ou la RCA cesse d’exister avec une structure archaïque comme celle de la Socatel il n’ y  pas de programme d’extension ou de modernisation du réseau. Il ne suffit pas de vendre des cartes Diamant pour que la Socatel soit modernisée. Il faut transformer son réseau pour répondre au besoin de communication moderne. Il faut bien introduit un réseau cellulaire propre à la Socatel et la coupler avec un réseau de transmission haut débit  capable de faire face un une demande de transit croissantes des opérateurs alternatifs présents à Bangui.

 

 

Ce nouveau mode de fonctionnement vise essentiellement à éliminer le mode circuit qui monopolise une ressource pendant toute la durée de la communication. Ce nouveau mode sera basé sur la transmission en mode paquet et sera essentiellement piloté sous un protocole unique , le SIP (Session Initiation Protocol).<br> SIP a été adopté par 3GPP (Partnership project pour la 3G ) comme protocole de communication par les réseau de télécommunication cellulaire. Récemment, le consortium des équipementiers pour le réseau fixe a adhérer au 3GPP dans le cadre de la convergence. 3GPP est une organisation internationale qui permet l’établissement des spécifications techniques pour l’ensemble de système de la téléphonie 3G. Les spécifications sont basées sur des travaux en GSM et UMTS ainsi que sur les technologies d ’accès radio supportés par les partenaires du 3GPP interface UTRA à la fois en mode FDD Frequency Division Duplex et TDD TD-CDMA in Time Division Duplex.

 

 

Dans ces domaines la Socatel a un siècle de retard et cela n’est pas la faute de Patassé ou de Bozizé ou des anciens Présidents. C'est d'abord la faute des gérants et leur Conseil d’administration qui ne sont que trop fort préoccupés par d'autres soucis que l’évolution. C'est aussi la faute de la classe dite intellectuelle Centrafricaine qui ne sait pas revendiquer l'existence d'un minimum d'infrastructure pour son bien-être. Le Citoyen Centrafricain est ainsi privé de la possibilité d'avoir les informations nécessaires permettant une bonne visibilité de l’avenir. Quand aux dirigeants de la Socatel, ils sont trop cantonnés dans les comportements rétrogrades tel décrit sur certain site centrafricains ces derniers jours qu' il serait illusoire de les voir épouser des idées qui leurs sont hostiles.

 

Copy Write: Jean-Pierre MARA, Novembre 2004