La Direction de campagne du FPP-France vient de
prendre connaissance de la prétendue interdiction faite au Comité d’Ambassade,
CEMI locale, seule en Europe autorisée
à organiser les scrutins référendaire et présidentiel conformément aux
dispositions du code électoral, de procéder à l’organisation du référendum.
La Direction de campagne du FPP-France dénonce et
condamne énergiquement :
-
les comportements anti-démocratiques du Président de
la coordination Nationale de la CEMI
(Commission Electoral Mixte Indépendante) chargé d’organiser les
élections Présidentielle et législative ainsi que le référendum sur le projet
de Constitution de la République Centrafricaine adopté par le CNT (Conseil
National de Transition ).
-
La volonté de suppression des bureaux de vote de
Bordeaux et Lyon ainsi que l’annulation
du scrutin référendaire qui n’est fondé sur aucune raison valable, dans
la mesure où le Comité d’Ambassade de Paris a obtenu un accord des autorités
municipales de Villeurbanne (Lyon) et Pessac (Bordeaux) pour la mise à
disposition des locaux, urnes et isoloirs à titre gracieux afin de faciliter
les opérations électorales .Elle va à l’encontre des décisions prises par tous
les partis politiques et organisations centrafricaines représentatives qui siègent au Comité
d’Ambassade de Paris, conformément aux dispositions du code électoral aux
articles 179 et 181.
-
Une décision illégale qui vise à exclure une
partie des citoyens centrafricains du processus électoral préfigurant de la
volonté du Général BOZIZE, ex-collaborateur
des sanguinaires BOKASSA et PATASSE de vouloir museler une partie du
corps électoral
-
Une pratique qui constitue une violation flagrante du
code électoral et porte atteinte aux Droits individuels et collectifs du peuple
centrafricain.
-
Une manœuvre qui n’a qu’un seul but, à savoir
empêcher l’expression démocratique du peuple centrafricain, sachant que BOZIZE,
n’en déplaisent aux partis politiques alimentaires, n’a aucune chance de
remporter les élections présidentielles et encore moins des voix dans la
communauté centrafricaine en France.
-
Un état de fait prouvant encore une fois, comme s’il
en était encore besoin, que BOZIZE constitue la plus grande menace au
rétablissement de la démocratie et de la paix en République Centrafricaine.
La Direction de campagne du FPP-France
exprime sa vive préoccupation:
-
sur le sort de la future constitution, dans la mesure
où le code électoral qui réglemente son adoption n’est pas respecté par ceux-là
même qui sont censés le faire respecter.
-
du parti pris du Président de la coordination
nationale de la CEMI pour la démobilisation du corps électoral et
l’irrégularité du scrutin en France en se mettant sous les ordres de BOZIZE
jetant un doute sérieux sur l’indépendance de la CEMI ainsi que sur l’impartialité
de son Président, M.JEAN WILLYBIRO SAKO.
Nous prenons à témoins la communauté nationale et
internationale ainsi que les organisations des Droits de l’Homme quant aux
responsabilités du Général François BOZIZE et de M. Jean WILLYBIRO SAKO
Président de la CEMI dans l’éventuel échec du processus de transition en cours
en Centrafrique.
Le FPP-France exige l’organisation des votes dans les
centres de Lyon et Bordeaux, conformément aux dispositions du code électoral et
aux décisions de la CEMI locale, appelle le peuple centrafricain à résister à
la tentative de confiscation de l’expression démocratique par le dictateur
BOZIZE.
Dans les jours qui suivent, nous saisiront les
instances politique et juridique compétentes afin de dire le droit, faire respecter la loi et réclamer des
dommages et intérêts pour les préjudices subits.

Pour le FPP-France Francis KPIGNET Julien
Lavodrama
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kapanza@caramail.comTel : 06 09
04 26 59 e.mail :julien.lavodrama@wanadoo.fr
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