MOUVEMENT
DE LIBERATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN.
M.L.P.C.
JUSTICE -
LIBERTE - TRAVAIL.
FEDERATION France, Europe, Amérique, Asie, Moyen – Orient
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 33
Massacres des populations
civiles au nord
et arrestation arbitraire
d’un Préfet à Bangui
Depuis le 29 janvier dernier,
les populations des Préfectures de l’Ouham et de l’Ouham – Pendé en général et
celles de Paoua, Markouda, Boguila en particulier vivent le calvaire. En effet,
les soldats de la Garde dite républicaine de Bozizé sèment la mort et la
désolation dans ces Sous – Préfectures. Prenant prétexte d’organiser une contre
– offensive aux attaques de la ville de Paoua fin janvier 2006, les militaires,
sous le commandement du lieutenant Eugène Ngaïkoïssé, neveu de Bozizé, ont
investi la ville de Paoua au petit matin, tirant sur toute personne en vue,
tuant femmes et enfants, extirpant de leur maison des habitants qu’ils abattent
aussitôt. Le bilan de cette matinée macabre est de 29 morts dans la population
civile. Le forfait de Paoua accompli, le lieutenant Ngaïkoïssé et sa horde de
tueurs ont poursuivi le carnage dans les villages et communes environnants,
exécutant aveuglement des écoliers, des enseignants, des vieillards et des
femmes.
Le lieutenant Ngaïkoïssé avait
déjà déclaré qu’il ne répond de ses actes que devant le général Bozizé et qu’il
ne reconnaissait pas le Bonuca, et qu’il traquerait tout citoyen centrafricain
d’ethnie Kaba, Karé, Mboum, Souma et Talé. Les massacres de populations civiles
sans arme, en cours dans cette partie de notre pays, obéissent au plan
génocidaire mis au point, avec la bénédiction de Bozizé en personne, annoncé
dès juillet 2003 par le sinistre Jean Serge Wafio. Le gouvernement, dans son
mensonge habituel, tente de minimiser les massacres, qui se poursuivent
d’ailleurs, en parlant d’opération militaires contre les « bandes armées
non identifiées » et niant le crime
odieux contre l’humanité que les militaires de son clan commettent
ouvertement dans le nord de notre pays.
Mardi 28 février, Bozizé a
ordonné l’arrestation arbitraire de Florence NDOUBA, Préfet et, Secrétaire
général de l’OLFC (MLPC) sœur cadette de Prospère NDOUBA (déjà victime de Bozizé en 2002 son rapt avait duré plus de 38 jours)
par les gendarmes, sans mandat d’amener, ni de perquisition, qui l’ont manu
militari conduite à la SERD, son domicile a été
mis à sac par les mêmes gendarmes à la recherche
« d’armes » !!!
La camarade a été entendue et
maintenue dans les locaux de la gendarmerie. Le Préfet Florence NDOUBA a été
arrêtée à l’issue d’une rencontre des femmes de l’Ouham et l’Ouham – Pendé avec
le Bureau des Nations Unies pour la Centrafrique (BONUCA) afin de l’informer
des exactions des troupes de Bozizé et dénoncer les violations massives des
droits de l’homme en Centrafrique.
En présence de ces crimes à
grande échelle perpétrée par Ngaïkoïssé, les partis politiques, en dehors du
M.D.E.R.C. de Joseph Béndounga, se sont retranché dans un mutisme coupable. La
terreur imposée par le régime criminel de Bozizé tétanise la classe politique
qui n’ose dénoncer les massacres des populations innocentes du nord de notre
pays.
Face à ces crimes contre
l’humanité, la Fédération France, Europe, Amérique, Asie, Moyen – Orient du
M.L.P.C. :
- Dénonce vigoureusement les
massacres des populations de Paoua, Markouda, Boguila etc…
- Exige la libération
inconditionnelle de la camarade Florence NDOUBA et que cesse la répression
contre les femmes et les enfants dans le nord et en Centrafrique.
- Attire l’attention de la
communauté internationale sur les massacres perpétrés par l’homme de main de
Bozizé, le criminel Ngaïkoïssé, et demande l’envoi d’une commission d’enquête
internationale indépendante à Paoua,
Markouda, Boguila etc…afin de faire la lumière sur ces massacres et sanctionner
éventuellement les auteurs.
- Appelle les Centrafricains
de toutes sensibilités à transcender leurs clivages politiques et idéologiques,
les amis de le Centrafrique et les démocrates du monde entier à la mobilisation générale en vue de barrer la
route à la dictature sanglante de Bozizé.
Fait à
Paris, le 1er mars 2006,
Le
Président
Me Lin BANOUKEPA