COMMUNIQUE DE PRESSE DU GARC
Paris, le 10 octobre 2007
« Déclaration au sujet de
l’accord entre le régime du Général-Président BOZIZE et l’union des forces
vives de la nation (UFVN) sur le dialogue politique inclusif en Centrafrique »
Après l’échec de leur
rencontre du 02 octobre 2007, le Général-Président BOZIZE, ses obligés
politiques de la majorité présidentielle et l’union des forces vives de la
nation (UFVN) se sont retrouvés le vendredi 05 octobre 2007 pour, de manière
fort expéditive, se mettre d’accord au sujet du dialogue politique inclusif en
Centrafrique.
Le groupe alternatif pour la
renaissance centrafricaine (GARC) s’étonne que, quelques jours seulement après
avoir publiquement dénoncé et annoncé leur retrait du dialogue politique
inclusif pour cause de la grossière tentative du Pouvoir de verrouiller ce
dialogue en amont et de le confisquer, les partis et organisations de l’UFVN
acceptent de s’associer au Général-Président BOZIZE.
Est-ce à dire que pour les
membres de l’UFVN le dialogue politique inclusif en Centrafrique se réduirait à
une entente exclusive entre le Général-Président BOZIZE et leur seule coalition
aux dépens de toutes les autres organisations politiques, de l’opposition armée
ainsi que du peuple centrafricain ?
Le retournement spectaculaire
de l’UFVN est d’autant plus surprenant et indigne d’une honnête et patriotique
coalition de l’opposition qu’il est motivé par un infime ajustement concernant
la répartition de quotas de participation au sein d’un hypothétique comité de préparation
du dialogue ainsi qu’à de vagues promesses d’association à la gestion du
pouvoir, et donc de partage de postes ministériels !
Alors que toutes les garanties
ne sont pas requises tant pour les objectifs fondamentaux que les modalités de
déroulement et d’application des décisions qui seront prises lors de ce forum
politique important pour le Centrafrique, l’édifiante compromission dont fait
preuve l’UFVN à l’égard des injonctions et autres diktats du Général-Président
BOZIZE laisse planer de graves menaces sur les possibilités d’un retour de la
paix sociale et de la sécurité dans le pays.
Le GARC, qui s’est toujours
refusé à faire le jeu des fossoyeurs de la nation centrafricaine, dénonce la
stratégie de récupération de l’idée du dialogue politique inclusif par le
Général-Président BOZIZE avec la complicité désormais active de l’UFVN dans le
seul but d’un honteux partage du pouvoir entre les éternels transhumants
politiques du pays.
Aussi, nous rejetons
totalement l’accord intervenu le 05 octobre 2007 entre le Général-Président
BOZIZE et les partis et organisations membres de l’UFVN, particulièrement la
volonté manifeste de ces derniers de mise à l’écart des leaders de l’opposition
politique présumée radicale ainsi que ceux de la rébellion armée. Lesquels résident dans leur grande majorité à l’extérieur du
territoire national.
Seul un dialogue politique
véritablement inclusif, c’est-à-dire ouvert à tous les acteurs importants de la
crise sécuritaire et humanitaire à laquelle notre pays est durement confronté
permettra de sortir de l’impasse.
Pour le GARC,
Franck SARAGBA,
Coordonnateur Adjoint
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