CENTRAFRIQUE : L’ŒUF QUI A PONDU LES POULES

(Lettre recommandée aux ONG)

Dr. Félix YANDIA

  

  Téné ti ndéko na Bozizé a mou ndo koé ô, hein, hein hein. A nga gangou ô hein, hein, hein. Handa alla na Gbogbôro ho. Yanga na na Yanga. C’est ça l’expression démocratique exprimée par nos artistes. Mais, puisqu’on recommence toujours dans ce pays, pourquoi ne pas recommencer.

  

  Vive la France et ses dirigeants qui donnent de la semoule, du poulet fumé, arrosés du beaujolais nouveau aux exilés, aux réfugiés politiques et économiques centrafricains. Ce beaujolais qu’on a interdit au peuple. En RCA, les dirigeants préfèrent des omelettes mélangées en désordre avec le dadawan. Et ils cassent des œufs, pour manger des omelettes bien arrosées de hargué, de lôgpoto et de bossongo. Tout ça, en une seule gorgette ! Pour entretenir la panse. Sans donner au peuple ! Et personne ne pense aux exilés politiques, économiques et tout et tout aussi. ! Sarko est là ! L’homme de la rupture. Sur tous les fronts. Attention, le pays d’abord, pour le bonheur des millions et des millions dames. Après tu auras le temps de choisir.

  

  Quand on pose les bonnes questions, les seniors disparaissent, pour envoyer des bébés, des Juniors allés aux charbons, pour tâter le terrain. Sans nous dire ce que ces bébés attendent du dialogue. Disons tout net, comme Boyssembé, que ce n’est pas ce dialogue là que nous avons appelé de tous nos vœux. Donc celui-là, on n’en veut pas. Que Dinawade Mokambo Junior et l’UFVN  comprennent bien, sans nébulosité, mais avec la transparence démocratique, que : maintenant que Bozizé est pour le dialogue, pourquoi l’étouffer? Que tous les partis politiques disent démocratiquement ce qu’ils cachent pour aller seulement dire à Bozizé. Et Bozizé aussi doit dire ce qu’il compte dire aux démocrates, pour que les Centrafricains sachent d’abord. Et c’est là le défit démocratique, pour les démocratiquement élus et les partis dits démocratiques. Quand on est démocrate, on pratique la démocratie. Et c’est ça la démocratie ! On débat d’abord, et on va au dialogue pour la synthèse. Ce n’est pas  la peine de faire comme si nous avons vraiment quelque chose à dire. Mais seulement au dialogue. Si ce n’est pas pour fouiller les poches du général, ce trésor public ambulant. Aussi, il faut que les linges sales se lavent en partie, dans les partis avant d’aller emmerder Bozizé et de les étaler aux yeux du monde.

  

  Quand on touche au fond des problèmes, personne ne bouge. Et les Etats Majors se meuvent, pour se plaindre. Puisqu’on préfère manger des omelettes, pour ne verser le sang, et fabriquer dans le Nord du pays des femmes animales, des enfants tarzans et des hommes de caverne, ceux-ci doivent exiger une clarification au sein du parti. Le MLPC ! Les ça-m’en-foot, les archanges Jean Gabriel et leur Ange doivent se mettre autour d’une et même table pour égrener les nom de leurs morts dans ce qu’ils considèrent comme leur fief ou plutôt de leur chasse gardée : là où Bozizé braconne tranquillement, c’est à dire tout le Nord du pays.  A force de jeter les uns après les autres par-dessus barque, même le Grand Camarade, le MLPC coure le risque de se retrouver sans militants. Le dialogue politique est imposé à Bozizé par la volonté populaire. Oui ! Mais dialogue entre camarades d’abord. Et ça, c’est aux Centrafricains de dire la vérité vraie pour que les organismes indépendants venus  de l’étranger et qui se dévouent à nos chevets, puissent aider ce pays avec efficacité. Nous n’avons plus le droit de les rouler dans la farine, car la CPI est là. Mais les hommes politiques Centrafricains me diront que c’est normal de les tourner en bourrique puisque ces systèmes des Nations Unies, ces ONG les prennent pour des petits enfants de chœurs en dépit tout ce qu’ils ont réalisé jusque là, dans ce pays, quand ils sont au pouvoir. Et c’est là où on se demande toujours en

RCA, si c’est l’œuf qui a pondu la poule, ou si vraiment une poule barbue, sans cache sexe, qui a pondu tous ces œufs. Et c’est le nœud de tous les problèmes du Centre-a-fric.

  

  Dans sa forme actuelle du Dialogue, version mangeoire, il suffit que ces organismes étrangers happent les curriculum vitae de tous ces prétendants à l’emploi auprès du Secrétaire Général de la Présidence, pour y voir tout le processus de l’éternel recommencement : ce sont les mêmes qui recommencent, et sans façon. Il m’apparaît très curieux que des formations politiques soutiennent une revendication populaire exigeant du pouvoir un dialogue inclusif pour sortir le pays du chaos politique, et s’en approprier, écartant tout le monde, et en même temps, ne pas dialoguer entre Camarades ou Amis et Combattants au sein des Partis. Et vouloir juste dialoguer avec Bozizé, ils finiront par lui faire les poches, ce pauvre trésor public ambulant.

  

  Le chef d’Etat Major François Bozizé a fait sa rébellion meurtrière et son coup d’état cautionné par des démocrates pour mettre fin à un système. Aujourd’hui, on comprend que c’est un système centrafricain. Rien de plus. Les gens, qui hier, ne donnaient pas à manger aux Centrafricains demandent à Bozizé de leur donner à manger. Ils refusent de marcher sur les cadavres des Centrafricains, une manière élégante de dire qu’eux-mêmes ne sont pas de potentiels cadavres de Bozizé. Et on a tout compris. Pourtant le Général a bien dit qu’il est venu faire le KNK, le travail rien que le travail. Et le résultat est là à 80%, à Sassara, ce refuge, cette tanière de tueurs. Au moins les CPI ou les CP2 de la Cours Pénale Internationale auront-ils le droit d’y entrer ? Et devant cette réalité qui s’amplifie de jour en jour, nos opposants politiques veulent tout juste fouiller les poches du Général, sans nous dire si cette démarche n’est vraiment pas une

complicité active.

  

  En effet, tous les rapports des ONG, des systèmes des Nations Unies et l’AFP le relèvent : « les populations des zones acquises à l’ancien Chef d’Etat Ange Félix Patassé vivent le martyr » Donc, à cause de Patassé, tout le monde est en train de mourir dans le nord du pays.  Patassé, cet homme qui, en toute liberté démocratique, a choisi de mourir pour ses militants. « Où voulez-vous que je mette mes militants ? » Avait-il clamé à propos des bourrages de l’administration rien qu’avec des Camarades. Aujourd’hui, il est temps de demander à ces mêmes Camarades et à son Chef d’Etat Major : où est-ce que vous voulez exposer le sexe des Anges ?

Au Togo ? çA VA PAS ?! NON !? Heureusement qu’on ne discute pas des sexes des Anges. Si non, fallait proposer des caches sexes. Heureusement aussi, le Chef du quartier, Charles Darwin, Benz-VI à tranché : A l’origine, c’est l’œuf qui a pondu les poules.

  

  On est quand même trop gonflé dans les partis. Prôner la réconciliation au niveau national sans réconciliation au sein du Parti ! Un coup d’état peut en cacher un autre, et celui là, au sein des partis. Et c’est là, une source de recommencement ou plutôt de la continuité. Après avoir couru plus vite que tous les jeunes hommes, le temps de pardons au peuple est arrivé. Et peut-être aussi au papa de Moïse, cet homme de pardon. C’est bien connu.

  

  Oui ! Vraiment gonflé !  Et si Patassé avait été trahi par son Chef d’Etat Major et peut-être un peu par les chefs de l’Exécutif, en commençant par tous les Gens et quelques choses, comme Jean Paul  et Jean Edward ou Edouard-Marie-Joseph-Gabriel, asséchés, et qui, aujourd’hui, découvrent  que les gouvernants ne donnaient pas à manger aux Centrafricains (CQFD). Des archanges ! En 1996, pendant que ce Premier Ministre mentait en différé sur Africa nomber one, les hommes courraient devant les mutins, leur Premier Ministre en tête … pour se cacher. On est peut-être… encore tout essoufflé. Qu’est qu’on a fait pour courir, courir et courir plus vite que tout monde, et battre des records non homologués ?

Est-on dopé ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c’est que Jean-Paul est venu piquer sa place. Comme il s’est caché.

  

  Et ces Ministres d’Etat au Développement Rural qui nous re-gouvernent aujourd’hui et qui ignorent tout de la vie quotidienne des ruraux, pour les découvrir seulement et dès lors que RFI ou les ONG étrangères tirent la sonnette !  Il glisse des Fiches à Bozizé pour parler du dépôt pétrolier de Bocaranga, promesse électorale de Patassé. Bozizé lui aussi, il a promis d’extraire du ciment dans les granites de Bocaranga. Fallait commencer par là. Connaissant les coutumes de l’homme, ce champion du recommencement, Charles Massi, est capable de changer juste « dépôt pétrolier de Bocaranga » par « cimenterie de Bocaranga » (promesse électorale de Bozizé) pour remettre au futur Président, et continuer de dilapider tranquillement. Tout un système des paresseux, de fôh-dem ! (la paresse me fait, en Gbaya). Mais Bozizé a compris que lui-même a menti, et il s’est pointé absent au RV du 16 octobre 2007 à Bocaranga. C’est déjà un commencement.

  

  Et ces rebelles des mouvements aux noms évocateurs (UFDR, APRD, MLCJ, FDC) qui tuent pour rétablir la démocratie comme si le Général n’était pas arrivé au pouvoir démocratiquement, c’est-à-dire acclamé par un peuple désabusé.

  

  On peut comprendre que les mêmes, qui ont fait ce qu’ils ont fait dans ce pays, obtempèrent et se bousculent au portillon pour déposer leurs candidature auprès du Secrétariat Général de la Présidence de la République. En espérant une cooptation ! Et ces coquilles de l’UFVN – exceptés Pouzère et Gabirault qui émettent quelques visions politiques, -(A tout seigneur, tout honneur !) qui s’enfoncent dans le sable mouvant de l’Oubangui, tout juste pour enfoncer l’homme qui leur a donné à manger. 

  

  Mais, je ne comprends pas ceux qui, au nom de la société civile, se précipitent pour exhiber leurs prétentions à des postes ministériels. Tout ce beau monde, sont des faiseurs de dictateurs. Car cette démarche doit s’effectuer auprès du conseil des sages, ou des organismes indépendants dévoués, pour la cause centrafricaine, mais surtout pas auprès de l’administration centra-fric-haine. Et, en toute transparence. Et en toute indépendance. On ne va pas quand même cirer les pompes du Général !

  

  

  Il faut que Patassé soit là, et on verra comment ce beau monde allait se précipiter pour retirer leur candidature au monologue du clan Bozizé, puisqu’ils ne peuvent pas soutenir le regard de l’homme, et le poing fermé comme un œuf sur la table. Cette petite main qui a raturé un petit papier, pour faire de nous des grands quelques choses. Je ne demande pas à Patassé de rêver, mais d’être là pour contribuer à ramener la paix dans le pays. Bozizé est élu démocratiquement et il faut respecter les institutions républicaines. C’est bien connu dans mon pays, et Bozizé est bien placé pour le savoir. Mais, vu les résultats, il doit se retirer avec tous les Honneurs, dignes d’un Général.

  

  Dans sa forme actuelle, ce dialogue annonce déjà ses sales conséquences. Et Bozizé n’est pas le seul responsable, puisque lui au moins il a fini par accepter le principe du dialogue. Mais ceux qui veulent étouffer le dialogue, ont leurs raisons. On déplore la fuite des cerveaux. C’est la préoccupation légitime de Georgette (coucou !). Et c’est dans l’eau de cette mondialisation de l’immigration choisie. Dans ce pays où le Président a dit : « aller à l’école pour faire quoi ?   Moi, je n’ai jamais été à l’école et je suis Président ! Un exemple à suivre. Et les enfants ont compris, sauf  les intellos. Et des enfants soldats ! Des sergents tarzans ! Même des généraux, dans la rébellion, pour être conseillers.

  

  Bon revenons aux choses sérieuses. Oui ! Et puisque le point de chute des rebelles c’est le palais, quand ils finiront complètement leur rassemblement, sans renaissance, le Conseil de rebelles à rebelle : Y’A PAS LA TEMPS ! EXECUTION !

  

  Et les démocrates, s’ils occupent quand même le Gouvernement, exécuteront. Pas seulement des ordres, mais les Centrafricains avec. Georgette aurait pu penser aux tests ADN, pour faire des meilleurs, les gouvernants. Si les claires-voyants acceptent de se faire diriger par un non-voyant, le risque est là, le précipice est là !

  

  Dans ces conditions, le Mgrs Pombodimo n’a pas à se mêler des choses de Lazare ou de César dans le pays du « petit Abbé Boganda ». Le Général Bozizé est lui-même un Diacre. En plus, il sera reçu par le Papa. Ce que le Saint Père lui dira suffit largement. Que Boganda nous protège des menaces de karako qui importe déjà leurs méthodes barbares, dans des pays démocratiques.

  

  Les accords trouvés à la va-vite pour le Dialogue, et qui portent essentiellement sur des questions de quotas et de pers diem, (comme dirait Boyssembé du parti du progrès social), avec ses 23 membres comme les membres du futur gouvernement de la continuité, augurent tout le processus de l’éternel recommencement.

  

  La parabole prémonitoire de l’Ambassadeur de France sur la pirogue centrafricaine, au lendemain des élections de 2005, se réalise aujourd’hui. Non seulement que les hommes politiques s’asseyent sur la rive, regardant cette pirogue, sans butins, chavirée, ils y contribuent, jetant même par-dessus barque, les occupants. Activement ! Le vrai dialogue inclusif, qui peut ramener la paix, doit commencer au sein des Partis politiques….  si non, c’est la continuité.