L'IMPUNITÉ CONTINUE
D'ENTRAVER LES EFFORTS DE PAIX
New York, Dec
5 2007 5:00PM
Dans son dernier
rapport au Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine,
le Secrétaire général insiste sur l'entrave que représente l'impunité, tant pour
le processus de paix que pour le respect des droits de l'homme. « La responsabilité première d'améliorer les
conditions du pays repose sur le gouvernement et le peuple de la République
centrafricaine », souligne Ban Ki-moon dans son dernier rapport rendu public le 5 décembre 2007, et qui couvre la période
comprise entre juillet et décembre 2007.
Alors que la
situation politique, économique et sécuritaire reste fragile, il est regrettable
« que continuent de régner dans le pays la méfiance entre acteurs politiques,
l'insécurité - dont de graves violations des droits de l'homme, en particulier
les violences à l'égard des femmes-, mais également une culture de l'impunité
et des problèmes humanitaires préoccupants », insiste le rapport.
« Je salue les
efforts du gouvernement qui, depuis août 2007, a entrepris des actions
concrètes afin de contrôler les abus commis par certains éléments des forces de
sécurité », déclare le Secrétaire général. Ban Ki-moon salue aussi la création
d'un comité préparatoire composé de 25 représentants des différentes parties,
destiné à guider le processus politique pour le règlement de la crise politique
dans le pays, notamment dans le nord-ouest et le nord-est du pays. « Mais il faut s'attaquer plus efficacement à
l'impunité » indique le Secrétaire général qui « recommande également aux
autorités de gérer les finances publiques avec une meilleure transparence et
une plus grande responsabilité ».
Le Secrétaire
général a aussi appelé les parties à respecter les normes et les règles du
droit international humanitaire, et à garantir l'accès des travailleurs humanitaires
aux populations qui ont besoin de leur aide. Par ailleurs, il a exprimé son
soutien à la proposition d'étendre et de renforcer le mandat de la Force
multinationale de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale
(FOMUC).
« Je salue
également les efforts intensifs visant à déployer une force européenne multilatérale
en vertu de la résolution a déclaré le Secrétaire général.
Cependant, la
paix est un préalable afin de faire face aux problèmes socio-économiques qui
assaillent le pays, a-t-il affirmé, avant d'exprimer le souhait que 2008 soit
le début d'un dialogue politique inclusif, « dans l'intérêt du peuple de la
République centrafricaine ».