Quelle solution pour la situation actuelle de la RCA:
Tout économiste me dira qu’avant d’établir un programme en personnel
aussi large et promettre de « payer les salaires à terme échu » et ceci
régulièrement, il faut appréhender le contour exact et l'ampleur de la situation
économique de l’environnement dans lequel cette promesse est faite.
Dans les entreprises privées ou publiques orientées vers la rentabilité ou
vers le profit, on ne peut pas planifier de lourdes dépenses sans une idée précise
des revenus qui seront générées par suite de ses dépenses.
Première appréciation erronée de la réalité Financière Centrafricaine
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La première méconnaissance de la pratique financière en Centrafrique et
son appréciation par le gouvernement du Professeur Goumba, est celle liée à la
promesse de payer les salaires à terme échu. Dans cette logique, l’équipe finance
du Professeur s'était basé sur un rapport erroné de la Direction Générale des
Douanes établi sous le régime Patassé en l'an 2000 qui prétendait que les
recettes du Trésor Public étaient de l'ordre de 3 milliars de Francs par mois.
Ce rapport disait en substance que si Patassé ne payait pas les salaires, c'est
parce qu'il détournait ces recettes pour d'autres objectifs. Cette citation ne se
veut point servir de démenti de la pratique patassiste ni ne doit donner prétexte
à un soutien de la logique du régime du barbu national Mr Patassé, régime que
tout le monde a critiqué et combattu. L’utilisation de ce rapport est remis en
cause parce qu’il n’est pas bon, même pour des raisons de continuité de l’état,
de se référer à un système qui n’a pas fait ses preuves.
De la conviction qu’on
gagne aujourd’hui, il en résulte qu’en dressant ce fameux rapport, la Douane a
économiquement oublié de tenir compte des facteurs structurels ou conjoncturels
du pays, de la fluctuation des entrées des marchandises et de l'organisation de
leurs écoulements sur les marchés, de tenir compte de l'état d'enclavement de notre pays, de notre dépendance vis à vis des pays voisins comme le Cameroun
qui ont accès à la mer.
L’utilisation de ce rapport erroné de la Direction Générale des Douanes de
l'an 2000 a prévalu alors qu’il aurait fallu s'attaquer aux vraies causes et
raisons du déclin des structures économiques du pays. On se rappellera des multiples
textes soumis par des anciens Directeurs de la Comptabilité publique
Centrafricaine, dirigeants de banque, anciens Observateurs Etrangers et d’autres
spécialistes encore vivants en Centrafrique sur la situation de la fonction
publique Centrafricaine et des effets secondaires des différentes loi des
finances, mettant en exergue le disfonctionnement causé par la structuration
actuelle du trésor public et l’office national d’informatique. A ces maux
s’ajoutent les effets pervers de la guerre de Bemba et Patassé qui n’ont fait
qu'aggraver la situation.
On constate dès lors que le gouvernement du Professeur Goumba a péché par
enthousiasme en arrivant au pouvoir, criant trop vite pouvoir payer les salaires
à termes échu alors que rien n’était fait pour garantir une visibilté de chaîne
financière. En un mot, après le 15 Mars, il aurait fallu une étude sérieuse et
complète avant de se prononcer sur l'entrée des recettes dans la caisse du Trésor
à Bangui, Berbérati, Bambari et dans les Zones diamantifères.
A cela s’ajoute le manque de structures et les modalités d’imposition des commerçants et des PME, des patentes et autres sources de recettes sachant que les différents gouvernements sous Patassé ont encaissé les redevances par anticipation. Or rien de tel n'a été fait avant les déclarations tapageuses de paiement de salaire comme promis.
Sans être économiste, on peut aisément constater avec de maigres connaissances de
gestion qu'en Centrafrique, on se livre à de la pifométrie-économique et non de
l'économétrie-politique comme dirait un aîné économiste.
Tout ceci pour dire que le novice de l’économie sait qu'il n'y a pas une issue
possible dans la situation actuelle, pour la relance réelle de l'économie du pays
sans une volonté pour s’attaquer aux vrais réformes issues d’une réelle et
sérieuse études basées sur la pratique financière qui se délimite du hasard et
de la politique de main tendue des 20 dernières années.
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La responsabilité collective lors du Dialogue que certains qualifient
à juste titre de Kermesse Nationale
L’image désolante que la société centrafricaine offre à ses partenaires est celle d’un pays sans intelligencia.
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a)Voilà presque 400 Centrafricains venus de toute tendance pour discuter de
ce qui ne va pas dans notre pays. 400 personnes dont 50 voir 100 ont participé
aux séances sur la culture et l’éducation. Parmi ces 50 voir 100 personnes, aucun
n’a été en mesure d’évoquer le retard connu dans l’enseignement public
centrafricain depuis 20 ans et de proposer ce qu’il est possible de faire en
un an, 5 ans et 10 ans pour relancer ce secteur.
Il n a été question nulle part de programme de recyclage rapide (et ceci pendant
les vacances scolaires de pâques prochaines par exemple) de tous les proviseurs de
Lycées, des Directeurs d’écoles à qui on pourra présenter un programme de
rattrapages à appliquer:
- aux élèves âgés, spécialement ceux des classes de CM2, 3ème, Terminale etc
- aux Professeurs et autres Enseignants démotivés pendant la période Patassé
- aux Communes et aux Villages pour stimuler leur soutien aux enseignants
affectés dans leur village et inciter les Chefs de villages dans
la création de structures à caratère de Cantines scolaires pour inciter davantage
les élèves à fréquenter les écoles.
Pourtant tout ceci est faisable sans grands moyens.
En définitif, l’équipe Education et Culture a passé sous silence le grave problème de formation de
la génération future, problème causé par des années de retard alors qu’il
est prévisible qu’en 2010 il n’y aurait aucun cadre capable de maintenir le
fonctionnement des structures administratives. Pire, cette commission s’est
érigée en plate forme de revendication salariale.
Personne n'a eu l'audace de se demander comment développer des programmes de
formation professionnelle accélérée basée sur les besoins immédiats tels que la
manutention, la plomberie, la construction de l’habitat, l’hygiène, la santé et
l’enseignement villageois. Cependant, que va faire la RCA des enfants de 25 ans qui sont en Terminale,
ces enfants 15 ans qui sont au CM2?
De la relance de l’Administration et du Service Public
b)voilà presque 400 Centrafricains venus de toute tendance pour discuter
de ce qui ne va pas dans notre pays. 400 personnes dont 50 voir 100 ont participé
aux séances sur l’économie. Parmi ces 50 voir 100 personnes, aucun n’a été en
mesure d’évoquer le model économique qui correspond le mieux à la situation actuelle
qui mérite un changement depuis 20 ans. Personne n' a eu l'idée de proposer ce qu’il est possible de faire en un an, 5 ans et
10 ans pour relancer ce secteur.
Un ancien directeur du budget actuellement responsable financier auprès d'une institution de l'ONU
a décrit dans une discussion la relance de l’administration comme devant être une des priorités du Gouvernement de Transition mis en place après le 15 mars 2003. Il souligne que la relance de l’Administration ne peut être efficace que si elle est soutenue par une volonté politique réelle, se caractérisant par la mise en place des mécanismes structurels ciblés par lesquels le gouvernement devrait apporter un souffle nouveau à la gestion de la Fonction Publique pour rendre optimum les Ressources Humaines dont le pays a besoin pour sa reconstruction.
On aura pensé que le Dialogue National sortira un programme du Genre :
· Recyclage des Fonctionnaires des Finances et du Trésor dans les 6 prochains mois,
· Réouverture de l’école Nationale d’Administration avec un cycle accéléré
pour Commis d’Administration suivi d’un séance de recyclage des Préfets et
Sous-Préfets
· Réformer l'administration territoriale en appuyant les Préfets et
Sous-Préfets issues de l’école Nationale d’Administration de conseiller économique
issues de l'université. On pense que les titulaires de Maîtrise ou de Licence
peuvent, après une formation accélérée organisée par l'ENA, appuyer
les administrations rurales dans la compréhension de la canalisatiion des
mécanismes d'économie rurale
· Introduction de structure d’études économiques auprès des Préfets pour
une meilleure compréhension des mécanismes de fonctionnement rural. Un tel corps
peut être constitué par les titulaires de Maîtrises ou de Licences, formés
rapidement pour palier au manque de personnel d’encadrement de l’administration
au niveau des provinces
· Organisation de formation accélérée des officiers de Police, de Douanes, etc.
Il n’a été nulle part question de mesures pour palier à la démotivation des
fonctionnaires, provoquée et aggravée par de longues périodes de salaires non
payés sous les régimes passés ont généré des réflexes de lutte pour la survie.
Cette attitude qui consiste à monnayer le service public pour se faire rémunérer
soit-même, est devenu le seul objectif à atteindre pour ceux qui continue de se
rendre à leurs postes de travail. C’est effectivement cette pratique qui a fini
par tuer les valeurs intrinsèques liées à la notion de « gratuité» du service
public et anhéler son efficacité.
Quelle est la démarche économique la mieux adaptées aux mentalités qui se sont
dévolppés en corrolaire des pratiques adminsitratives. Bangui est toujours
confondu par la plupart des Centrafrique à la notion de pays. Pour ces compatriotes,
on parle de Bangui en évoquant la RCA.
Au niveau de la Représentation Internationale
Le nouveau Gouvernement a les yeux tournés vers l’extérieur, principalement vers
la France et l’Union Européenne avec son poumon France-Allemagne. Or, jusqu’à
preuve de contraire, un programme de relance de la Coopération avec ces pays
tarde a être amorcé.
Nous ne figurons pas par exemple sur la liste des pays
retenus par le Ministère de la Coopération Economique Allemande (BMZ) pour
bénéficier d'une aide publique ou privée de l'état Allemand. Nos relations
diplomatiques sont rompues avec l'Allemagne suite aux
différentes brouilles que Patassé avait avec les Allemands à cause de son cousin
imposé peu après les élections de 1993 comme ambassadeur aux Allemands.
Depuis, la BMZ n'a pas inscrit notre pays sur la liste sur laquelle figurent tous
les pays pour lesquels l'Allemagne privilègie l'aide privée et publique
(voir http://www.sequa.de/frames/outer.phtml?IDT= ).
on n' a pas besoin de comprendre l'allemand pour se rendre compte que la RCA ne
figure pas sur cette liste.
Des contacts avec les différentes tendances politiques
allemandes,
ces derniers s’attendent à ce que le nouveau gouvernement nomme une personne
capable de relancer la coopération avec l'Allemagne. Curieusement, on apprend que
la personne confirmée à ce poste est exactement la même personne qui fût à la
base de la rupture des relations diplomatiques entre la RCA et l’Allemagne.
A ce jour, il n’y a ni ambassade ni consulat allemand à Bangui. Les locaux sise
Avenue Nasser sont occupés depuis par d’autres locataires. Loin reste la période
ou la BMZ finançait des projets dans le Nord Ouest, notamment Paoua, Bossangoa, etc..)
Comment imaginer la représentation Centrafricaine auprès de la CEE avec le cercle Paris-Bonn-Bruxelles sans un vrai diplomate à Berlin et à Bruxelles?
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