Savoir anticiper les crises en RCA

 

La flambée du prix du baril du pétrole entraîne d'autres augmentations depuis qu'on a dépassé le seuil des 100 dollars. L’euro entraine le CFA dans son sillage de devise forte à raison de 1 €=1,56 $ US  En RCA, nous devons réfléchir pour attenuer les effets de cette crises au lieu de croiser nos bras et attendre le Messi ou Ngakola

 

Par Jean-Pierre MARA.

 

Le pouvoir d'achat de la zone CFA se mesure en fonction de l'érosion monétaire due à l'inflation en zone EURO en général et en France en pariculier, à cause de la parité fixe entre les deux monnaies. Le sombre tableau économique pour 2008 évoqué sur ce site lors de la présentation des vœux 2008 à la RCA notre cher pays est confirmé par plusieurs réactions contre la vie chère qui ont eu lieu à travers l'Afrique francophone depuis janvier 2008. On peut mentionner les évènements de Douala et Yaoundé ayant eu pour conséquence des mésures de réductions du train de vie du gouvernement camerounais. Des réactions du même type ont eu lieu au au Sénégal, au Burkina et récemment en Côte d’Ivoire. En France, le gouvernement a annoncé plusieurs mesures pour répondre aux exigences des Français dans le constat de la baisse de leur pouvoir d’achat. La dernière en date concerne les 100 mesures de Sakozy annonncées le 3 avril 2008

 

La RCA, pays qui compte toujours sur la France quand il est question de résoudre ses problèmes de trésorerie, n’a pas d'autres solutions que d’annoncer par la voix de son ministre du commerce qu’il n’ y a rien à faire alors que d’autres pays proposent des solutions à la mesure de leurs capacités économiques, sachant que que contrecarrer la flambé des prix est devenu une préoccupation pour toutes les grandes écéonomies de ce monde. Mais par contre, selon le gouvernement centrafricain, les solutions proposées telles que réduire les prix des produits de première nécessité en diminuant par exemple les taxes de douanes n’est que l'apanage des pays qui enregistrent des excédants budgétaires. Mais paradoxallment, d'autres ministres centrafricains ne cachent pas leur satisfaction devant des compatriotes en affirmant lors de leur passage en France que tout va très bien et que le pays a beaucoup d'argent. Nous observons avec regret que pendant que la crise s'agrave à travers l'Afrique ( voir http://fr.allafrica.com/stories/200804040343.html), le gouvernement centrafricain par la voie de son ministre du commerce pense pense qu'il n'y a pas urgence.

 

Ou va t-on en RCA ?

 

 

La minitre du commerce était bien placée pour profiter de la conférence de Yaoundé et discutrer des mesures contre la punérie de ciment dont le prix du sac est passé de 6.000 CFA à 18.000 CFA soit 300%.
On se rappelera que la dernière visite officielle du Président BOZIZE en France fut l'occasion ratée pour discuter avec AREVA des modalités de renforcement des capacités de production d'énergie électrique en République Centrafricaine. Or sans énergie, on ne peut pas produire du ciment donc on ne peut pas construire. Sans énergie, on ne peut pas avoir de l'eau potable dans les hôpitaux. Sans électricité, aucune entreprise ne peut s'installer en RCA pour créer des emplois et réduire la pauvreté. Et les jeunes sans emploi constituent une source de problèmes
Sans Energie, il n' yaura pas de PME et PMA et sans ces entitées pas d'emploi donc pas d'impôt. Ce n'est pas parceque les ministres et autres dignitaires ont des groupes électrogènes chez eux que les PME ET PMA qui veulent s'installer et créeer des emplois en RCA auront de l'énergie.
Ah, Ngakola, que des occasions non exploitées.

 

 

 

Ci-après les sources d'information qui peuvent ammener plus d'un centrafricain moyen à se poser des questions

 

La hausse des prix n'embarrasserait donc pas Bangui si on s'en tient aux déclarations des ministres Centrafricains, bien que différentes sources dignes de foi, dont le site internet http://www.afriquenligne.fr/afrique-centrale/centrafrique soient préoccupées par les conséquences de cette hausse, le gouvernement ne pense pas prendre des mesures, estimant ne pas en avoir les moyens

Source :

Afrique centrale - Centrafrique   

La ministre centrafricaine du Commerce, Mme Béatrice Emilie Epaye, qui s’adressait mercredi aux députés lors d’une séance d’interpellation consacrée à la flambée des prix, a déclaré que le gouvernement ne prendra de mesures "qu’au prorata de ses moyens".

 

"Pour prendre des mesures, il faut avoir les moyens", a affirmé Mme Epaye, précisant que "les taxes votées dans la loi de Finances ont déjà été comptabilisées" et ne sauraient être supprimées ou réduites en l’absence de ressources de substitution.

 

Ce genre de solutions proposées par certains élus n’est envisageable que pour les pays enregistrant des excédants budgétaires, à l’instar des pays voisins de la République centrafricaine producteurs de pétrole, a-t-elle encore indiqué.

 

Se faisant l’écho de l’émoi suscité dans l’opinion par la hausse des prix, les parlementaires ont notamment proposé au gouvernement une réduction de la TVA et la mise en place d’une structure de contrôle des prix ayant pour mission de traquer les spéculateurs.

 

Ces mesures pourraient concerner les denrées alimentaires telles que le lait, le sucre, l’huile et la farine de blé et les matériaux de construction tels que le ciment et la tôle ondulée.

 

A titre indicatif, le prix du lait en poudre est passé de 2.250 francs CFA à 3.500 FCFA en l’espace de 2 mois, tandis que celui du bidon d’huile est passé de 800 FCFA à 1.500 F CFA et celui du sac de ciment de 10.000 à 19.000 FCFA.

 

Déjà en juillet 2007, le ministère du Commerce avait décidé de rationner le ciment et d’en bloquer le prix à 10.015 FCFA le sac alors qu’il se vendait déjà autour de 15.000 FCFA en raison de la rareté de ce produit dont la consommation moyenne en République centrafricaine est estimée à 3.000 tonnes par mois.

 

Les importateurs justifient la tendance à la hausse des prix par la répercussion des taxes instaurées par l'Etat et par les nombreuses tracasseries auxquelles ils sont confrontées sur l'axe routier Douala-Bangui, principal voie de ravitaillement de la République centrafricaine, pays dépourvu de façade maritime.

 

Bangui - 03/04/2008

 

Panapress

Commentaires 1

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Commentaire d'un internaute:  Etablissement Pourrou François, Bangui, avril 04, 2008

 

Le pouvoir Centrafricain se moque éperdument du peuple. Ils ne sont là que pour se remplir les poches. Salaire régulier et 250.000 CFA pour chaque ministre tous les vendredis . De surcroit ils n'ont aucune compréhension de se qui se passe au niveau mondiale en terme de dégradation du pouvoir d'achat. C'est une notion qui leur échappe. Pourtant, ils auront pu se referer à Cameroun, au Benin et récemment enb Côte d'Ivoire car comme l'adage dit, cela pas qu'aux autres. Mais le régime se croit très bien protégé par le Tchad qu'il n'a pas besoin de réfléchir à tous ces problèmes. C'est pourquoi ils ne réagissent quand le Tchad fait ce qu'il veut sur le territoire Centrafricain

 

EPF

 

Lutte contre le pouvoir d’achat en Côte d'Ivoire : La "vie chère"

Valérie Bony, BBC Afrique, Abidjan

 

Les prix des produits de base se sont envolés en quelques mois

Pendant deux jours, les manifestants - en majorité des femmes - ont occupé les rues et bloqué la circulation dans plusieurs communes d'Abidjan, notamment Yopougon, Cocody et Port-Bouët.

C'est dans ce dernier quartier qu'une personne a été tuée alors que les forces de l'ordre tentaient de disperser la manifestation.

 

Dans l'après-midi, le comité interministériel de contrôle des prix - créé l'année dernière - tenait une réunion et le soir même le président Laurent Gbagbo intervenait sur les antennes de la télévision nationale pour annoncer une série de mesures destinées à endiguer la hausse des prix.

 

Il s'agit essentiellement de "la suppression des droits de douanes sur les produits de grande consommation que sont le riz, le savon, l'huile, le lait", ainsi que "la réduction de moitié de la TVA sur ces mêmes produits qui passe ainsi de 18 à 9%", a indiqué Laurent Gbagbo.

 

De son côté, le comité de contrôle des prix a précisé qu'il a empêché l'augmentation de plusieurs produits comme le pain, les produits pétroliers ou le gaz butane.

 

Cependant les ménagères ivoiriennes constatent que les prix du savon, de la viande ou des légumes se sont envolés en quelques mois.

 

L'huile, par exemple, est passée de 600 à 900CFA le litre. Le kilo de riz le moins cher a presque doublé passant de 250 à 400CFA.

 

Dans le prolongement de ces décisions, le président Gbagbo a décidé d'entreprendre une réflexion sur le sujet et a lancé une invitation à tous les opérateurs économiques et les représentants des mouvements et associations de consommateurs au dialogue et à la concertation.

Pour les sources et détails des luttes contre la vie chère ailleurs à travers l'Afrique LIRE ICI sur http://fr.allafrica.con/stories Le gouvernement centrafricain peut proposer des mesures à la hauteur de nos capacités au lieu d'une fuite en avant puisque selon certains Ministres le pays a les moyens.