Aérogare de Bangui
voyageur et état architectural à l’image
de la RCA
Réaction à l’article de KOYABE, suite à un voyage en été
2006-08-28
L’aéroport
de Bangui est l’un des lieux ou la dictature, la magouille et la corruption sont
de mise. Là bas, ces trois facteurs sont de facto loi. Et comme pour tout couronné, le voyageur
même Centrafricain avec un document
d’identité Centrafricain est considéré de facto d’étranger. Alors que dans tous
les pays du monde, on est dispensé
de certaines formalités du moment ou on peut prouver sa nationalité, en RCA,
être Centrafricain ne dispense d’aucune formalité à l’entrée ou à la sortie de
son propre pays.
Dans tous les
pays du monde, lorsque le Citoyen se présente aux frontières de son pays avec un
justificatif de nationalité (pièce d’identité ou passeport) il est traité avec
égard, respect et courtoisie. Il est accueilli chez LUI. Faisons cela aussi en
RCA
Lorsque vous entrez à CDG l’aéroport de Paris, les
porteurs de passeports ressortissants de la CEE sont dispensés de contrôle. IL
en est de même pour les americains qui rentrent chez
eux. Les nationaux ne remplissent pas de formalités de débarquement chez eux.
Or déjà dans l’avion qui vous amène à Bangui, on
distribue les cartes de débarquement à tout le monde, même aux porteurs de
passeport Centrafricains. On se demande si ces documents sont réellement traités
par l’administration mais là n’est pas la préoccupation de cet
article.
Lorsque vous entrez à BANGUI M’poko, tous les porteurs de passeports ordinaires nationaux
ou Centrafricains sont soumis au même type de contrôle. Les Centrafricains
doivent aussi expliquer le motif de leur voyage. L’administration Centrafricain
a ainsi conservé les méthodes héritées des périodes de dictature au point
d’infliger aux ressortissants des humiliations indignes en demandant sur les
cartes de débarquement le motif des voyages, comme si on pouvait y inscrire
« je viens faire un cout d’état »
Comme l’indique l’image du début, on peut visionner l’aéroport de
Bangui depuis un ordinateur branché à Internet pourvue que le logiciel Google
Earth y soit installé. Dès lors, il est difficile de
comprendre pourquoi les autorités interdisent de filmer les bâtiments de
l’aéroport ou de prendre des images de souvenir au sein de l’aéroport sachant
que tout Bangui, même la présidence de la République est visible par satellite
depuis Internet.
Il ne sert donc à rien aujourd’hui d’interdire de
photographier au sein de l’aéroport Bangui Mpoko sauf
si ce n’est par honte de montrer son état rétrograde
Au vu de ce détail, comment s’attendre à ce que
l’aéroport de Bangui soit un lieu d’accueil pour les Centrafricains ? Les
autorités aéroportuaires ne sont apparemment là que pour escroquer de paisibles
voyageurs. Il est d’autant plus grave de constater que la douane s’intéresse aux
les valises et aux bagages à main à la recherche de produit d’importations alors
que les produits dont les valeurs douanières rapportent gros ne peuvent pas être
introduits en RCA par vols passagers.
Nous autres simples citoyens et paisible voyageurs centrafricains
comprendront mieux les forces de l’ordre si et seulement si ces derniers
fouillent juste pour vérifier qu’aucune arme à feu ne soit introduite dans le
pays.
Ceci étant dit, il faut revenir sur l’article
publié dans les colonnes des journaux à Bangui sur le rôle des infrastructures
aéroportuaires de la RCA, on doit s’intéresser à deux questions,
notamment :.
En effet l‘Agence pour Sécurité de la Navigation
Aérienne en Afrique et à Madascar (l'ASECNA) est régis par la convention de Dakar du
25octobre 1974 et exerce à titre
principal les activités communautaires prévues en son
Article 2 et, à titre subsidiaire, gère les activités nationales au bénéfice des
Etats membres pris individuellement (Articles 10 et 12) ainsi que des Etats et
organismes tiers (Articles 11 et 12)
(source :
http://www.asecna.aero/asecna.html)
Dans les pays membres, les Infrastructures et
moyens techniques sont donc
conforme à l’article 10 notamment dans les pays suivants :
BENIN, BURKINA FASO, CENTRAFRIQUE, GABON, GUINEE ,
EQUATORIALE, MALI, NIGER, SENEGAL, TCHAD
Dans notre pays, la République Centrafricaine
(CENTRAFRIQUE ) on compte 33 aérodromes dont deux sont contrôlés notamment BANGUI
et BERBERATI. Tous les autres aérodromes ne sont pas contrôlés. Selon ASECNA, l’Aéroport de Bangui fait parti de Article 2 et Article 10 à double titre c’est à dire par la
représentation nationale et celle de l’ASCNA auprès du gouvernement Centrafricain.On entend par aérodrome non contrôlé, un
aérodrome ou il n’y a pas de tour de contrôle, ce qui a expliqué la tragédie de
Melle-Gordil dernièrement
Concernant l’Aérodrome de Bangui, l’ASECNA assure la conception, la réalisation et la gestion des
installations et services ayant pour objet la transmission des messages
techniques et de trafic, le guidage des aéronefs, le contrôle de la circulation
aérienne, l'information en vol, la prévision et la transmission des informations
dans le domaine météorologique.
La construction, l’extension ou la
modernisation de l’aérogare de BANGUI ne fait pas parti des attributions de
l’ASECNA même si les dirigeants peuvent à titre personnels proposer des
extensions ou des modifications de la construction des bâtiments au sein de
l’aérogare de Bangui.
L’aéroport de Bangui-M’Poko a été construit il y a trente ans et comme tous les édifices publiques de la
RCA, et comme tous les édifices publiques de la RCA, il n’a jamais été rénovée
depuis. Il y a certes un Hall
Départ et un Hall d’arrivé mais ces airs ont été conçus au départ pour un trafic
de moins de 100 passagers à l’arrivé. Or quand Air France arrive le samedi
matin, ce sont 300 passagers qui se bousculent sur un espace de 500 mettre carré
accompagnés d’une cinquantaine de douaniers, 50 policiers, 50 Gendarmes, et 100 autres
informateurs politiques. Bref, aux
300 passagers s’ajoutent environ 250 personnes aux activités toutes douteuses
causant un encombrement qui rend insupportable la vie sur l’espace de GA NZONI
NA KODRO (Bienvenue en RCA)
Notons simplement que la construction d’un bel aéroport ou la modernisation de la
structure existante incombe à l’Etat Centrafricain (
Article 10)
Autre chose qui choque les étrangers qui arrivent
chez nous :
A l’arrivé, le passager est obligé d’ouvrir sa
valise ou les douaniers vérifient s’il n’y pas quatre flacons de parfums ou cinq
pagnes WAX. Or la structure familiale de chaque voyageur est elle que le minimum
a ramené d’un voyage est effectivement Cinq flacon de parfum (Maman, Tante,
Femme, Sœur et belle Sœur) et encore là on a oublié la
deuxième bureau. Celui qui a plus de quatre pagnes doit donner 20 € .
Si nous prenons le Hall de départ, c’est la même
population. Malgré les dispositions obligeant les accompagnateurs à rester au
parking, l’air d’embarquement conçu il y a trente ans pour un trafic de moins de
100 passagers contient 500 personnes
dont Policiers, Gendarmes, Douaniers, mouchards qui se bousculent à
travers une seule porte sur un espace de 500 mettre carré
Que faut il
faire ? :
Il y a deux aspects de la problématique lié au
visage de désolation qui a été objet dans l’article publié dans les colonnes du
confident dernièrement.
Le
premier aspect est la compréhension que la politique fait de l’aéroport de
Bangui. Contrairement à ce qui se pratique dans d’autres pays, le Centrafricain
n’a pas encore compris que l’Aéroport est le premier visage qu’il offre à ses
visiteurs étrangers. En effet, nous n'avons pas besoin de l'écrire pour
nous que cela entre dans nos meours. Il faudrait que chaque responsble comprenne que cet endroit représente
l'image que nous Centrafricains montrons à nos partenaires et amis et qu'il faille améliorer la présentation de ce visage que nous montrons au
premeir Vvisteur.
Des questions toutes banales auxquels je demande à tous les politiciens de répondre : Politiciens,
Président, Ministres des Affaire Etrangères, Ministre de la Coopération etc dites-vous en cachette ce que vous pensez
sincèrement de ces actes qui suivent:
Acte 1 : En terme de formalité, Faites-vous
au moins attention aux formalités exigées aux ressortissants Français lors de
leur entrée en France ? Quand un ressortissants CEE rentre dans l’espace
européen, il ne rempli pas de carte de débarquement. Or quand un Centrafricain
rentre chez lui, vous l’obliger à remplir des fiches de police mais à quel
but?
Acte 2: Que ressentez-vous lorsque vous
sortez d’un la classe Affaire d’un Vol Air France de retour d’un voyage à
l’Etranger ?
Acte 3: Que ressentez-vous lorsque vous
sortez du salon d’honneur de l’Aéroport pour traverser Combattant et entrer dans
Bangui après un séjour à l’Etranger ? A moins d’être aveugle, vous ne
devez pas vous sentir à l‘aise.
Acte 4: Vous faites fouiller des sacs à
mains, des bagages de soutes à la recherche de produits d’importation.
Pensez-vous vraiment que la valeur douanière de ces produits compensent le maque
à gagner causer par la corruption au niveau des transports de
marchandises par frête cargo ou routier
?
Ces actes n’ont qu’une
seule contre-acte: reconstruction ou extension de l’Aérogare de BANGUI et
amélioration ou assouplissement du traitement dans l’aéroport des
Centrafricains.
En effet, il faut reconstruire l’aérogare soit en
deux bâtiments dont un servant aux arrivés et l’autres pour les départ.
La solution la plus moderne consisterait à
construire grand bâtiment de quatre étages avec un Etage Départ, Etage Arrivé, Un Etage Salon d’honneur et
Police et le Parking au dernier
Etage. On peut concevoir à chaque étage des kiosques pour le commerce avec les dispositifs douaniers qui
s’appliquent.
Il y a assez d’espace et assez de moyens pour
faire ce travail et rendre le premier point de contact avec notre pays le plus
attrayant possible.
Même si nous sommes pauvres, nous pouvons donner
une belle image de notre pays et améliorant le visage que nous présentons à tous
les étrangers qui arrivent dans notre poulaillers

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Jean-Pierre MARA
Revenu de Bangui le 12 Août 2006