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Les "soldats de la paix" tchadiens commettent un énorme massacre à Bangui

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme : "Sans avoir été provoqués, les soldats tchadiens ont tiré sans discrimination dans la foule"


Le commandant des troupes de la MISCA (Union africaine) : "C'était un non-événement"


Paris : "C'était la faute des Centrafricains, mais nous allons enquêter"

Soutenu et protégé par la France et l'UA, le contingent tchadien avait déjà commis des massacres à Bangui le 23 décembre 2013 et le 27 décembre 2013

Veuillez cliquer pour agrandir - B.R. (3 avril 2014). Centrafrique.com


Les "soldats de la paix" tchadiens continuent de massacrer la population civile en Centrafrique, tout en bénéficiant de la dissimulation et de la protection de la France et de l'Union africaine.

Selon des centaines de témoins, le 29 mars 2014 le contingent tchadien de la MISCA a commis un énième massacre de Centrafricains, faisant au moins 30 morts et plus de 300 blessés parmi les civils à Bangui. Tirant à partir de leurs camions, il semble qu'ils ont surtout visé les filles et les femmes au marché, qui étaient les plus nombreuses parmi les victimes, selon l'ONU. D'autres civils se trouvaient à l'intérieur de leurs maisons, où les balles des Tchadiens ont pénétré.

C'est possible que ces tueurs tchadiens avaient été attaqués par des guérilleros locaux excédés par les précédentes exactions commises par les Tchadiens. Au lieu de cibler ces guérilleros, les Tchadiens ont décidé de sillonner les autoroutes dans leurs camions et de massacrer le maximum de personnes possible, dans plusieurs quartiers.

[Mise à jour, 4 avril '14 - L'ONU précise que les tueurs tchadiens n'avaient pas été provoqués par qui que ce soit. Les alliés des Français sont donc de simples génocidaires, comme Centrafrique.com a toujours dit, et la France s'est couverte de honte, répétant ses crimes au Rwanda, 20 ans après le génocide des Tutsis (y compris des membres de ma famille) dans le Pays des Milles Collines. L'Union africaine, elle aussi, s'est couverte de honte, laissant douter de la valeur d'une vaste union inefficace, corrompue, et complice avec des crimes contre l'humanité.]

[Mise à jour, 9 avril '14 - La presse chinoise a révélé que l'Armée tchadienne a aussi commis un massacre le 6 avril 2014 dans le Village de Ngbengbere, près de la frontière avec le Tchad. La plupart des atrocités commises par ces alliés de la France ont été perpétrées en province, et sont totalement ignorées par la presse d'état française (RFI, TV5, France24).]

Le Tchad et le Soudan ont envoyé les génocidaires tchado-soudanais qui sévissaient partout en Centrafrique, et qui continuent de sévir à l'est et au nord, à cause de la passivité de la Sangaris et de la MISCA. [Mise à jour, 9 avril '14 - Aujourd'hui, dans le contexte de cette inertie criminelle des Français et de la force de l'UA, la Séléka a pu commettre un (énième) énorme massacre, à Dékoa. Cinq mois après l'arrivée de l'opération française en Centrafrique, les envahisseurs arabophones continuent de tirer sur la population centrafricaine comme on tire sur le petit gibier. Des informations font état de la participation des Tchadiens dans ce massacre. Les Français ont décidé de ne pas utiliser leurs hélicoptères pour défendre les Centrafricains, et donc la Séléka n'est pas obligée de s'inquiéter. Après avoir suffisamment massacré et pillé, ils peuvent se retirer tranquillement au Tchad et au Soudan, avant d'envahir de nouveau plus tard.] Les envahisseurs ont volé tous les biens du pays, ils ont violé les femmes animistes et chrétiennes (et parfois les femmes musulmanes), et ils ont commis des milliers d'exécutions et de tortures indicibles.

[Mise à jour, 6 avril '14 - De hauts officiels de la gendarmerie camerounaise ont révélé qu'il existe des complicités entre l'Armée tchadienne et le groupe terroriste nigérian Boko Haram. Ces lâches intolérants de Boko Haram ont fait exploser des dizaines d'églises au Nigeria et ont tué des milliers de petits élèves qui osaient aller à l'école. (Ces alliés terroristes du Tchad veulent que les enfants se contentent de mémoriser le Coran, et qu'ils évitent d'utiliser le cerveau, comme eux.)

Cette collaboration pourrait expliquer pourquoi les Tchadiens sont impliqués dans autant de massacres de civils centrafricains. Ce ne serait pas une surprise d'apprendre que ce partenariat diabolique pourrait être à l'origine d'autres massacres en RCA, comme par exemple le massacre de 20 chrétiens lors d'une veillée funèbre le 27 mars à Bangui. Le Cameroun, qui se trouve entre le Tchad et le Nigeria, a eu l'occasion d'interroger des terroristes et leurs trafiquants pour démasquer cette implication du Tchad dans le génocide des chrétiens au Nigeria.]

Les envahisseurs tchado-soudanais ont contraint certains musulmans locaux à trahir leurs voisins et à les aider dans ces crimes. Certains l'ont fait volontairement. Beaucoup de musulmans locaux étaient innocents. Il est impossible de savoir les pourcentages. Des animistes et des chrétiens étaient aussi des complices de la Séléka et du Tchad.

[Mise à jour, 5 avril '14 - Voici un excellent article du journal canadien The Star à propos de familles musulmanes qui étaient massacrées par la Séléka . L' article raconte aussi des histoires de collaborateurs chrétiens qui ont travaillé avec ces génocidaires de Michel Djotodia. En plus, il fait état d'histoires de combattants musulmans qui ont lutté avec les milices décentralisées, les Anti-Balaka, contre la Séléka, pourtant majoritairement musulmane. En effet, concernant le(s) génocide(s) en Centrafrique, il ne s'agit pas d'une affaire strictement religieuse. Au contraire, il semble que Djotodia et ses commanditaires étrangers aient voulu exterminer tous les Centrafricains, et non seulement les chrétiens et les animistes.]

Les crimes à grande échelle des envahisseurs contre les chrétiens et les animistes ont provoqué des violences contre la minorité musulmane. Donc, la Séléka et le Tchad ne sont pas venus pour protéger qui que ce soit, mais leurs crimes ont eu un effet désastreux pour la communauté musulmane. Au lieu d'être les défenseurs des musulmans, leur arrivée en Centrafrique présageait le pire.

Or, parce que personne n'a voulu arrêter la Séléka et le Tchad (qui travaillaient aussi avec al-Bashir, le président soudanais qui est déjà recherché par la Cour pénale internationale), ni avant ni pendant le premier génocide des Centrafricains, ce génocide des chrétiens et des animistes s'est fait, aussi bien que les représailles subséquentes contre les musulmans.

La Séléka, sous le commandement de Michel Djotodia et de Noureddine Adam, armés et encouragés par le Tchad et le Soudan, ont libéré tous les prisonniers des prisons. Ces criminels, sans surprise, ont commis des crimes après leur libération, et certains ont participé dans les massacres de chrétiens, d'animistes, et de musulmans.

Au lieu de comprendre que ce sont des tueurs et des génocidaires qui tuent les gens, et non pas les objets inanimés qui sont les armes, la France et l'Union africaine sont obsédées par le désarmement. Pour eux, c'est souhaitable que les génocidaires du contingent tchadien gardent leurs armes. Mais quant aux vieilles femmes et aux leaders communautaires, c'est impératif qu'ils soient désarmés, et qu'ils soient donc sans défense face aux envahisseurs dans l'avenir, étant donné que les agresseurs al-Bashir et Déby sont toujours en place, au pouvoir, et que les chefs Sélékistes se réorganisent.

Leur bailleur de fonds, l'Iran, lorgne toujours l'uranium de la Centrafrique. En effet, dans l'avenir, des cataclysmes nucléaires en Europe et au Moyen-Orient pourraient avoir comme origine la stupidité criminelle des Européens et des Africains en RCA. Quand Hollande dit que la France n'a pas d'intérêts en Centrafrique, c'est un mensonge aussi incroyable que dangereux.

Djotodia, Déby, al-Bashir, Adam, et tous les autres leaders génocidaires sont protégés. Ils vivent en toute tranquillité dans des villas de luxe avec des adresses connues par tout le monde. En dépit des discours vides contre l'impunité, personne n'a fait le moindre geste concret pour punir qui que ce soit chez la coalition Séléka-Tchad-Soudan.

En Europe, l'idéologie du déni du droit de porter des armes, ça marche un peu parce que le Soudan et le Tchad ne se trouvent pas au sein de l'Europe. Si des envahisseurs, incessamment armés et réarmés par ces pays, avaient l'habitude de mener des razzias esclavagistes à Paris, de violer les Européennes, de voler tous les biens... peut-être qu'alors les Européens pourraient comprendre le sens du droit à l'auto-défense.

Le 10 décembre 2013, Antoine le Quinio et Nicolas Vokaer, deux soldats français, étaient tués par des éléments de la Séléka, armés par le Tchad ou le Soudan. Le fait que, aujourd'hui, la France continue de soutenir les génocidaires tchadiens, c'est dégoûtant. C'est une souillure de la mémoire de ces vaillants héros. Ces jeunes qui ont cru qu'ils étaient venus pour protéger le peuple, ce n'est pas leur faute si leur président ait choisi le suzerain génocidaire Idriss Déby comme partenaire et allié.

Incroyablement, pour le général camerounais de brigade Tumenta Chomu Martin, commandant des troupes de la MISCA, le massacre à grande échelle de civils centrafricains par le contingent tchadien le 29 mars 2014 était un "non-événement". Donc, il a annoncé publiquement son mépris honteux pour la vie des Centrafricains, qui seraient donc presque justifiés s'ils finissent par le lyncher.

Le fait que la France et l'UA ont choisi cet imbécile criminel comme chef souligne certaines qualités des forces africaines et françaises: notamment, l'incompétence et une volonté d'habiliter les tueurs de Centrafricains. Bien sûr, ni la France, ni Samba-Panza, ni l'UA n'a réclamé son congédiement. Selon la logique du désarmement généralisé, si la MISCA massacre la population civile, ce qu'elle fait en plein jour sans vouloir s'excuser, elle aussi devrait être désarmée.

(Samba-Panza est une femme mais elle n'est pas Ellen Johnson-Sirleaf. Choisie par le chef génocidaire Djotodia comme maire de Bangui, elle a gardé le silence pendant les crimes contre l'humanité visant ses citadins. Jamais élue par des électeurs centrafricains, elle protège les Sélékistes et leurs commanditaires. Son entourage consiste de membres de sa famille, de Sélékistes, et d'autres personnes avec du sang centrafricain sur les mains.)

Il faut des vrais soldats de la paix pour neutraliser les charlatans qui massacrent la population civile. Puisque c'est sûr que les tueurs tchadiens ne seront jamais punis, les victimes de leurs atrocités risquent de recourir à la vengeance, encore une fois, pour obtenir réparation. Ceux qui protègent les génocidaires tchadiens (et qui ne protègent donc pas la population civile) pourraient subir des conséquences imposées par leur complicité avec les crimes de leurs collègues. C'est triste, parce qu'il y a des hommes intègres, comme Antoine le Quinio et Nicolas Vokaer, qui ne voulaient pas venir pour travailler avec les suppôts de tyrans sanguinaires.

Le contingent tchadien doit dégager immédiatement et rester au côté tchadien de la frontière. Ils vont commettre combien de massacres avant que cette rêve des Centrafricains se réalise? Quelle est la date d'expiration de ce permis diabolique?

(Imaginez le tollé dans les médias français et internationaux si des Israéliens avaient riposté à des tirs de terroristes arabes en massacrant un tel nombre de civils. Mais c'est sans importance quand des soldats tchadiens, équipés par la France et l'UA, massacrent des "petits Centrafricains".)

— Rubaduka, B. (3 avril '14). Centrafrique.com


Mise à jour, 4 avril '14 -

Le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, chef de la MISCA, doit être la prochaine personne à quitter Bangui. Ce bouffon a qualifié d'"imaginaire" le massacre de 30 civils (300+ blessés) samedi par les Tchadiens. Il faut que nous manifestions et fassions le maximum de pression possible pour qu'il soit démis de ses fonctions. Il s'agit d'un véritable CRIMINEL. Tout le monde doit apprendre qu'on ne traîte pas les Centrafricains comme s'ils n'étaient que des sous-hommes. Voici ce qu'il a dit sur RFI:

"Manifestement, les gens qui ont fait cette enquête n’ont jamais mis les pieds à Bangui. Et je dis et je pèse bien mes mots, qu’il s’agit d’un rapport qui se base sur des faits qui sont imaginaires. […] On a l’impression qu’il y a un complot universel contre les Tchadiens. Que fais un officier qui commande une unité et qui est prise pour cible ? Elle riposte dans le respect des règles d’engagements qui sont les nôtres dans le cadre de cette mission."

Peut-être qu'il a raison. Peut-être que c'est tout-à-fait normal que le chef des "soldats de la paix" justifie un massacre de petites filles et de femmes au marché, et les centaines d'autres victimes (tous des civils) de cette atrocité. C'est le devoir du général de justifier ça. Comme tout le monde sait, la vie des gens ordinaires n'a absolument aucune valeur en Centrafrique.

Autre chose qui dérange: plusieurs médias français (RFI, par exemple) parlent de "combats" ou d'un "accrochage" lors du massacre de samedi. Un massacre de civils sans armes n'est pas un combat, ni un accrochage. C'est grotestque de déformer les détails afin de justifier ce crime contre l'humanité. Ça revient à recommettre l'atrocité et de traumatiser les victimes de nouveau. C'est absolument dégoûtant que ces soi-disant journalistes font ça.

Mise à jour, 9 avril '14 -


L'École Lakouanga, le 8 avril 2014, Bangui. - Source: Diaspora

Des soi-disant "experts" étrangers, choisis par la plupart des médias français pour commenter le retrait des soldats tchadiens, ont fait le copier-coller entre eux en prédisant le pire après le départ de ce contingent notoire de Bangui, en prétendant que les Tchadiens étaient disciplinés et indispensables. Or, les vrais experts comme moi savent que le contingent rwandais est celui qui est discipliné, alors que les Tchadiens sont des criminels détestés par presque tous les Centrafricains à cause de leurs exactions à répétition.

Bien sûr, après le soupir de soulagement collectif des Banguissois qui a accompagné le départ des Tchadiens, ces derniers jours se sont distingués par une accalmie prononcée, une nette amélioration pour les citadins de toutes confessions. Mystérieusement, les massacres nocturnes visant la communauté chrétienne ont soudainement cessé avec le départ des soudards génocidaires.

Si la MISCA et la France décident de faire leur devoir, enfin, et de vaincre les génocidaires sélékistes qui sévissent toujours à l'est et au nord, cette harmonie, cette amitié endémique qui a toujours caractérisé les ethnies centrafricaines avant l'arrivée des envahisseurs, pourra s'étendre de nouveau à travers le territoire.

Hier, le Tchad a déclaré que malgré le retrait annoncé de ses troupes de toutes les provinces de la Centrafrique, Idriss Déby se réserve le droit d'envahir son voisin une énième fois s'il juge que ses intérêts sont menacés. Si les Français veulent stabiliser la Centrafrique, ils ont vraiment pris une décision bizarre en choisissant ce tueur de Centrafricains comme allié.

Mais peut-être que c'est normal pour eux. Ils ont travaillé avec les Nazis pendant le génocide de Juifs; ils ont soutenu les Interahamwe pendant le génocide des Tutsis; leurs journalistes défendent les extrémistes arabes qui veulent commettre un génocide des Israéliens. Donc, pour la France, peut-être que c'est pas inquiétant de travailler avec Idriss Déby.

Nouveau crime des soldats tchadiens: selon des témoins interrogés par l'agence de presse chinoise, Xinhua, les soldats tchadiens ont pillé leur caserne à Kaga-Bandoro: "Ils ont tout emporté, les biens de l’Etat et ceux des particuliers, gardés là par mesure de sécurité." C'est pathétique que les soi-disant "experts" français avaient dit que les Tchadiens sont des soldats vraiment disciplinés, indispensables et dignes de confiance.