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Mercenaires soudanais, enfants-soldats traumatisés, pillages, viols... faut-il accepter la nouvelle donne?
MichelDjotodia.com
9 avril 2013
Centrafrique.com
Lors des préparatifs pour sa rébellion, le nouvel homme fort de Bangui, Michel Djotodia, a rassemblé des mercenaires soudanais et tchadiens à Nyala, au Soudan. Il a fait des promesses envers les chefs de Khartoum et de N'Djamena, pour gagner leur approbation. Sa soldatesque était avide de commencer la campagne: ils allaient pouvoir piller la République centrafricaine, un pays très majoritairement chrétien: voler les voitures et les ramener vers les pays au nord; violer les femmes; et saccager même le palais présidentiel, les hôpitaux, et les services publics. Plutôt que devoir combattre, eux-mêmes, ils ont planifié de kidnapper des enfants, de les traumatiser, et de les transformer en enfants-soldats pour servir sur les lignes de front.
Les soldats de la force multinationale africaine en Centrafrique, la FOMUC de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale, sous le contrôle de dictateurs corrompus, n'ont pas levé le petit doigt pour combattre la rébellion de la Séléka. Pire, ils ont prétendu que les enfants-soldats et les mercenaires avaient "dépassé" leurs positions, ce qui a servi à semer la panique. Bien sûr, François Bozizé lui-même était un dictateur corrompu, incapable moralement et intellectuellement d'inspirer ou de réformer l'armée.
Or, le pire est arrivé et le pays se trouve dans une situation cauchemardesque. Sans doute, l'esclavage imposé par les mercenaires du nord et leurs enfants-soldats est beaucoup pire que la colonisation française des années 50. En dépit des humiliations, les colons ont construit des routes et ont érigé des écoles. Ces mercenaires soudanais et tchadiens détruisent tout, et renvoient le résidu vers le nord. Ils obligent les garçons à tuer leurs pères et violer leurs sœurs, et profitent de ce traumatisme pour en créer des enfants-soldats.
Cette armée des ténèbres menace de corrompre encore plus un pays déjà égaré. Elle pourrait réussir à l'inciter à applaudir sa propre torture, comme une Corée du nord africaine. Une partie de la classe politique s'est rué pour acclamer le nouveau maître, pour quémander quelques miettes, comme s'il ne représentait pas l'obscurité; comme s'il pouvait rester au pouvoir longtemps, avec ses méthodes; comme s'il n'avait pas profané la souveraineté nationale, avec ses mercenaires étrangers; comme si l'histoire manquerait à juger leur trahison.



















